‹ Anatomie du systeme nerveux de l'hommeChapitre 46 sur 176 · C. eall. : Corps calleux · texte numérisé non relu

C. eall. : Corps calleux

piedhipp : Pied d'hippocampe.

prol. er. : Prolongement frontal ou corne antérieure du ventricule latéral.

prol. occ. : Prolongement occipital ou corne postérieure

du ventricule latéral.

p7-ol.sph. : Prolongement temporal ou corne inférieure

du ventricule latéral.

dans le lobe temporal. Cette courbure se retrouve encore dans la disposition du ventricule latéral.

Le ventricule latéral, considéré dans son ensemble, n'est pas une cavité horizontale s'étendant, dans chaque hémisphère, du pôle frontal au pôle occipital. C'est une cavité repliée sur elle-même, présentant un prolongement antérieur qui

FiG. 109.

Le cerveau terminal sectionné comme dans la fig-ure mais précédente, après enlèvement

du corps calleux. Gr. nat. 2/3.

n. c. : Noyau caudé. 1 cAor. : Plexus choroïde.

ôam/. : Strie terminale. I Oour. : Bourrelet du corps calleux.

s'enfonce dans le lobe frontal et qu'on appelle le prolongement frontal ou corne antérieure {cornu anterius), et un prolongement postérieur qui se poursuit jusqu'à l'extrémité antérieure du lobe temporal et qu'on appelle le prolongement temporal ou corne inférieure {cornu infcrius) du ventricule latéral, fig. 108.

De plus, au moment où ce ventricule se réfléchit dans le lobe temporal, une

partie s'en détache pour s'enfoncer dans le lobe occipital fig. io9 : c'est le prolongement occipital ou corne postérieure (cornu poster ius).

Les deux ventricules latéraux sont séparés l'un de l'autre, en avant, par la cloison transparente et les piliers antérieurs de la voûte ; en arrière, par le troisième ventricule. Ils sont séparés du ventricule médian par l'épithélium épendymaire qui passe du bord latéral de la voûte à trois piliers sur la face supérieure de la couche optique en recouvrant le plexus choroïde latéral, fig. io9. Chaque ventricule latéral communique avec le ventricule médian par le trou de Monro.

On peut distinguer à chaque ventricule latéral une partie moyenne qu'on appelle le corps ou partie centrale (pars centralis) du ventricule et trois prolongements ou cornes ; un prolongement frontal ou corne antérieure, un prolongement

Fig. iio.

Coupe transversale du cerveau termina,! passant par la corne antérieure du ventricule

latéral. Gr, nat. 3/4.

occipital ou corne postérieure et un prolongement temporal ou corne inférieure.

Le prolongement frontal présente comme plancher la partie renflée ou la tête du noyau caudé ; sa paroi interne est formée par la cloison transparente. La face inférieure du corps calleux forme la voûte, fig. 110.

Le corps du ventricule latéral correspond à toute l'étendue de la couche optique. Il se présente, sur une coupe frontale, comme une large fente transversale dont la paroi supérieure est formée par le corps calleux, tandis que la paroi inférieure présente de dehors en dedans : le corps du noyau caudé, la veine du corps strié ou veine terminale avec la bandelette semi-circulaire ou strie terminale, une partie de la face supérieure de la couche optique recouverte par la

lamina affixa, le plexus choroïde latéral et une partie de la face supérieure libre de la voûte à trois piliers, fig. lll.

Le prolongement occipital est limité en haut et en dehors par le corps calleux ; sa paroi interne et inférieure présente une éminence arrondie qu'on appelle Vergot de Morand ou le petii hippocampe (calcar avis). Celle-ci représente simplement la saillie produite dans la cavité ventriculaire par la paroi de la vésicule hémi-

ULtcrp

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FiG. 111.

Coupe transversale de l'encéphale passant par la partie centrale du ventricule latéral.

Gr. nat. 3/4.

c/i : Circonvolution frontale supérieure. sfs : Sillon frontal supérieur.

cfm : Circonvolution frontale moyenne.

s.prœc. : Sillon précentral.

ce. ant. : Circonvolution centrale antérieure. se. Roi. : Sillon de Rol.\ndo

c. opt. : Couche optitjue.

t. ehor, ; Toile choroïdienne.

pli. : Pli de passage entre les deux circonvolutions centrales.

se. syh. : Fissure de Svl\'ius.

c. t. s. : Circonvolution temporale supérieure. ^. s. : Sillon temporal supérieur.

c. t. m. : Circonvolution temporale moyenne.

s. t. m. : Sillon temporal mo3'en.

am. : Avant-mur.

c. t. i>if. : Circonvolution temporale inférieure, .y. i. inj. : Sillon temporal inférieur, c. oc. e.t7. ; Circonvolution occipito- temporale externe ou circonvolution fusiforme.

i. oee. t. : Sillon occipito,temporal ou fissure collatérale c. interp. : Espace interpédonculaire.

ne : Noyau caudé.

cap. int. : Bras postérieur de la capsule interne. ba»cl. : Bandelette optique.

c. cal. : Corps calleux.

p. : Voûte à trois piliers.

sphérique refoulée en dedans par la fissure calcarine. Vous vous rappelez que cette fissure existe sur la face interne du lobe occipital et qu'elle constitue un sillon complet, FIG. lia. Au-dessus de cette saillie on en trouve une autre, plus petite, appelée bulbe de la corne postérieure. Nous avons vu qu'elle correspond à la fissure pariéto-occipitale de la face interne des hémisphères cérébraux, fissure pariétooccipitale qui représente un sillon complet.

Le prolongement temporal se termine en cul-de-sac à environ deux centi-

mètres au-devant de l'extrémité antérieure du lobe temporal. Ce prolongement n'est fermé du côté de la fissure de l'hippocampe que par l'épithélium épendymaire refoulé dans la cavité ventriculaire par un repli de la pie-mère. Celle-ci présente à ce niveau une série de houppes vasculaires qui vont constituer les plexus choroïdes latéraux du prolongement temporal. Le paroi supérieure de ce prolongement est formée par de la substance blanche, dans laquelle on trouve

FiG. lia.

Coupe transversale du cerveau terminal passant par le prolongement occipital du ventricule latéral. Gr. nat. 3/4.

c. p. Slip. : Circonvolution pariétale supérieure.

^. ini. : Sillon interpariétal.

c.p. inf. : Circonvolution pariétale inférieure. se. Sylv. : Fissure de Sylvius.

i. t. sup. : Sillon temporal supérieur.

i. i. m. : Sillon temporal moyen, i. i. inf. : Sillon temporal inférieur. s. occ. iemp. : Fissure collatérale.

se. cale. : Fissure calcarine.

p. kipp. : Pied d'hippocampe.

des fibres de la commissure antérieure, et par la substance grise de la queue du noyau caudé. Sur le plancher, on trouve une saillie blanche, lisse et arrondie, à grand diamètre antéro-postérieur, qu'on appelle corne d'Ammon, hippocampe ou grand pied d'hippocampe. Elle représente simplement la paroi ventriculaire refoulée en dedans par la fissure de l'hippocampe qui est un sillon primaire complet,

Etroite dans sa partie postérieure, cette corne s'élargit rapidement en avant en même temps qu'elle décrit une courbe à convexité antérieure et externe. Arrivée près de l'extrémité antérieure du prolongement sphénoïdal du ventricule, la corne d'AMMON se termine par une partie renflée ; celle-ci présente, le long de son bord antéro-externe, quelques légers sillons séparant l'un de l'autre quelques petits mamelons ; ce sont les digitations et les sillons interdigitaux de l'hippocampe.

Vam Gehuchten. Système Nerveux, 4' éd.

En dehors et un peu en dessous de la corne d'AMMON, le plancher de la corne inférieure du ventricule latéral présente quelquefois une légère saillie à direction antéro-postérieure : Yéminence collatérah (entinentia collateralisj représentant la paroi ventriculaire inférieure refoulée dans la cavité ventriculaire par la fissure collatérale, sillon complet qui parcourt, dans toute son étendue, le lobe temporo-occipital.

En dedans de la corne d'AMMON, on voit une mince bandelette blanche, appelée fimbrîa ou corps bordant, fi ; elle se continue en arrière avec les piliers pos-

com.unt.

FiG. 113.

Coupe à travers le prolongement temporal du ventricule latéral (d'après Edinger).

band. : Bandelette optique. ne. : Queue de noyau caudé.

fl. ch. : Plexus choroïde.

com. ent. : Fibres de la commissure antérieure. vl : Cavité ventriculaire.

cA : Corne d'AiHMON.

c. H. : Faisceau longitudinal inférieur (fibres d'association).

fd : Faisceau denté.

Jî. : Fimbria.

térieurs de la voûte à trois piliers. De ce corps bordant se détache l'épendyme qui, après avoir été refoulé par la pie-mère dans la cavité ventriculaire et avoir tapissé les plexus choroïdes, va se continuer avec l'épendyme de la paroi supé-

rieure ; il ferme ainsi le ventricule latéral au fond de la scissure de l'hippocampe, FIG. 113.

En dessous et un peu en dehors du corps bordant, et par conséquent à l'extérieur de la cavité ventriculaire, au fond de la fissure de l'hippocampe, on rencontre le faisceau denté que nous avons décrit avec les circonvolutions.

Littérature.

HocHSTETTER : Uelcv die Beziehung des Thalaimis opticus sim Seitenventrihel der Grosshirnhemisphàyen ; Anatomischer Anzeiger, iSgS, pp. 295-302. — L. Edinger : VorJesmgen Uber den Bau der ucrvosen Centraloygane des Menscheu und der Thiere. Fiinfte Auflage, Leipzig, 1896. — W. His : Die anatomiche Nomenclatiir ; Archiv fur Anatomie und Physiologie, Anatomische Abtheilung. iSgS. Supplement-Band.

HUITIÈME LEÇON Les enveloppes de l'axe cérébro-spinal.

L'axe cérébro-spinal est entouré, dans la cavité encéphalo-rachidienne, par trois membranes qui lui sont propres. Ce sont les méninges. Elles varient entre elles par leur structure et par leur richesse en vaisseaux sanguins. La plus externe^est de nature fibreuse : c'est la duye-mère {dura mater). Elle forme autour de l'axe cérébrospinal un immense sac fibreux parfaitement clos de toutes parts. Dans la boîte crânienne cette dure-mère adhère intimement à la face interne des os, tandis qu'elle est libre sur toute la longueur du canal rachidien.

La plus interne de ces méninges s'appelle la pie-mère fpia mater). C'est une membrane conjonctive, excessivement riche en vaisseaux sanguins, qui se trouve directement appliquée sur la face externe des diverses parties de l'axe cérébro-spinal.

Entre la dure-mère et la pie-mère se trouve le feuillet méningé moyen, appelé arachnoïde ( arachnoïde) . Celle-ci n'est autre qu'une mince membrane conjonctive plus rapprochée de la dure-mère que de la pie-mère et reliée à ces deux enveloppes par de nombreuses brides conjonctives. Les espaces libres entre la dure-mère et l'arachnoïde constituent la cavité sus-arachnoïdienne ou cavité suhdurale ( cavum subdurale ). Entre l'arachnoïde et la pie-mère existe la cavité soiis-arachnoïdienne {cavum subarachnoidealé). Réduite à des espaces linéaires sur la plus grande étendue de l'encéphale, la cavité sous-arachnoïdienne devient volumineuse à certains endroits de la face externe de l'encéphale et sur toute l'étendue de la moelle épinière ; ces cavités portent le nom de confluents sous-arachnoïdiens {cisternae subarachnoideales). La cavité sous-arachnoïdienne est occupée par un liquide séreux : le liquide encéphalo-rachldien.

Ces trois enveloppes se comportent d'une façon différente autour de l'encéphale et le long de la moelle épinière. Aussi, pour la facilité de la description, distinguet-on une dure-mère spinale et une dure-mère crânienne ; une pie-tnère spwtale et une pie-mère crânienne : une arachnoïde spinale et une arachnoïde crânienne.

Dure-mère.

Dure-mère spinale {dura mater spinalis). La dure-mère spinale forme un sac fibreux enveloppant la moelle épinière avec une partie des nerfs périphériques qui en dépendent. Elle occupe toute l'étendue du canal rachidien depuis le trou occipital jusqu'au niveau de la deuxième vertèbre sacrée.

La face externe de ce sac fibreux est libre. Elle est séparée de la face interne des os par du tissu conjonctif adipeux et par les veines des plexus intra-rachidiens,

FiG. 114. Le tissu adipeux est surtout abondant entre la dure-mère spinale et les lames des vertèbres. En avant, la dure-mère repose directement sur le grand surtout ligamenteux postérieur, auquel elle est unie par de nombreuses brides conjonctives, abondantes surtout le long de la moelle cervicale et de la moelle lombaire.

La face interne du sac durai est lisse. Elle répond directement à la méninge moyenne ou feuillet arachnoïdien, à laquelle elle est reliée par de nombreux filets conjonctifs très grêles. L'espace libre entre ces deux membranes forme la cavité suhduraîe {cavum subdurale) ou cavité-susarachnotdienne.

La racine antérieure et la racine postérieure de chaque nerf traversent séparément la dui'e-mère spinale.

Celle-ci se prolonge sur ces racines jusqu'au niveau du ganglion spinal, où elle se continue insensiblement en partie avec le névrilemme du nerf périphérique et en partie avec le périoste des os voisins.

La face interne de la dure-mère spinale est encore unie de chaque côté à la pie-mère par le ligament dentelé {ligamentum denticulatum). On donne ce nom à une bande fibreuse étendue verticalement entre les racines antérieures et les racines postérieures des nerfs spinaux et reliant la face latérale de la moelle épinière à la face interne de la dure-mère. fig. lis. Le bord interne de ce ligament se continue directement] avec la pie-mère depuis le premier nerf cervical jusqu'au premier nerf lombaire. Le bord externe est festonné : libre le long des arcades, il s'insère par ses parties saillantes à la face interne de la dure-mère, au milieu de l'espace qui sépare la sortie de deux nerfs périphériques voisins.

A son extrémité supérieure, la dure-mèie spinale adhère intimement sur tout le pourtour du trou occipital en se continuant avec la dure-mère crânienne.

L'extrémité inférieure forme un sac enveloppant toutes les racines nerveuses qui constituent la queue de cheval. Elle se termine en cul-de-sac au niveau du bord supérieur du corps de la deuxième vertèbre sacrée, fig. iig.

Nous avons vu que la moelle épinière elle-même ne dépasse jamais, chez l'adulte, le bord inférieur du corps de la deuxième vertèbre lombaire. 11 existe

Coupe transversale de la colonne vertébrale au niveau des vertèbres cervicales inférieures.

tr. : Canal transversaire.

: Pie-mère.

confl. sp. : Confluent spinal ou confluent cérébeUo-médullaire. arack. : Arachnoïde.

dm : Dure-mère.

V : Veines occupant l'espace libre entre la dure-mère et la paroi du canal rachidien.

donc, dans la cavité rachidienne, entre le bord supérieur de la troisième vertèbre lombaire et celui de la deuxième vertèbre sacrée, un vaste sac fibreux terminé en cul-de-sac qui ne renferme que le filet terminal enveloppé par les racines antérieures et postérieures des nerfs lombaires inférieurs et de tous les nerfs sacrés et coccygien baignant dans le liquide encéphalo-rachidien.

C'est là une disposition anatomique importante qu'il est bon de se rappeler quand on veut pratiquer les ponctions lombaires, devenues si importantes dans le cours de ces dernières années, soit pour recueillir quelques centimètres cubes du liquide encé-

FiG. 115.

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