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Partie de la moelle dorsale montrant le ligament dentelé. Gr. nat

smla : Fissure médiane longitudinale antérieure. rac. ant. : Racines antérieures des nerfs spinaux. d. m. : Partie de la dure-mère.

lig. dent. : Ligament dentelé.

ggs : Ganglions spinaux.

phalo-rachidien dans le but d'en faire l'examen cytologique, soit pour introduire dans le confluent cérébello-méduUaire certaines substances et notamment la cocaïne dans le but de provoquer une anesthésie plus ou moins éténdue dans le domaine des nerfs cutanés provenant essentiellement de la moelle lombo-sacrée. Pour que l'introduction de l'aiguille dans le sac arachnoïdien respecte sûrement la moelle épinière, elle doit se faire toujours en dessous de l'apophyse épineuse de la troisième vertèbre lombaire. Pour être sùr d'avance de pénétrer dans le sac arachnoïdien, la ponction doit se pratiquer au-dessus de l'apophyse épineuse de la deuxième vertèbre sacrée.

A côté de ces injections dans le sac arachnoïdien, quelques auteurs ont conseillé également des injections dans l'espace épiduralou espace compris entre le sac de la dure-

mère et les parois de la cavité rachidienne. Ces injections se pratiquent d'ordinaire par l'orifice inférieur du canal sacré. Pour respecter sûrement le sac arachnoïdien elles doivent toujours se faire en-dessous de l'apophyse épineuse de la deuxième vertèbre sacrée.

Dure-mère crânienne (dura mater encephali). La dure-mère crânienne forme l'enveloppe la plus externe de l'encéphale. Elle est intimement adhérente à la face interne des os du crâne, dont elle constitue le périoste interne. Cette adhérence est surtout prononcée à la base du crâne, non pas seulement à cause des nombreux nerfs crâniens qui, en passant par les orifices de la base, reçoivent de la dure-mère une enveloppe conjonctive, mais surtout à cause des différentes saillies osseuses auxquelles la dure-mère adhère intimement : l'apophyse cristagalli de l'ethmoïde, le bord postérieur des petites ailes du sphénoïde, le bord supérieur de la portion pierreuse du temporal, le pourtour de la selle turcique, la saillie cruciforme de l'occipital, etc..

Du côté de la calotte crânienne, la duremère n'adhère fortement qu'aux sutures ; ailleurs elle se laisse détacher assez facilement de la face interne des os. Cette adhérence aux os de la calotte est d'ailleurs variable d'individu à individu et augmente considérablement avec l'âge.

Entre la face externe de la dure-mère et la face interne des os, on trouve les ramifications des artères et des veines méningées , fig. 117 : l'artère méningée antérieure provenant de l'artère ethmoïdale ; l'artère méningée moyenne, la plus importante et la plus volumineuse, provenant de l'artère maxillaire interne ; l'artère méningée postérieure, qui entre dans le crâne par le trou déchiré postérieur, comme branche de l'artère vertébrale.

Les veines méningées accompagnent les artères. Elles s'ouvrent d'une part dans le sinus longitudinal supérieur, d'autre part dans les veines extra-craniennes correspondantes aux artères.

La face externe de la dure-mère est rugueuse. Sa face interne est lisse et polie. Elle est tapissée d'une couche de cellules endothéliales, que

Fig. 116.

Face dorsale de la partie inférieure de la moelle épinière avec la queue de cheval, après l'ouverture de la dure-mère. Gr. nat. 1/2.

DXII : Douzième nerf dorsal.

LIet L V : Premier et cinquième nerfs lombaires. SI et SV : Premier et cinquième nerfs sai rés. CI ; Nerf coccygien.

ft ; Filet terminal.

gg' : Ganglions spinaux.

S7nld : Sillon médian postérieur.

scii : Sillon collatéral postérieur.

dm : Dure-mère ouverte.

les auteurs français considèrent comme représentant le feuillet pariétal d'une séreuse. Cette face interne est libre sur toute son étendue. Elle répond au feuillet méningé moyen ou arachnoïde. Elle n'est reliée à ce feuillet que par les veines qui viennent de la pie-mère, traversent l'arachnoïde et les cavités susarachnoïdiennes pour se déverser dans les sinus veineux de la dure-mère.

De la face interne de la dure-mère crânienne partent des prolongements qui s'enfoncent entre les parties les plus volumineuses de l'encéphale pour maintenir ces parties dans leur situation respective, quelle que soit la position du corps.

L'un de ces prolongements est plus ou moins transversal. Il s'engage entre la face supérieure du cervelet et la face inférieure des lobes occipitaux du cerveau terminal jusque dans le voisinage du cerveau moyen. Il protège le cervelet de toute compression de la part du cerveau terminal.

On l'appelle tente du cervelet ( teiitorium cerebelli). L'autre a une direction verticale. Il s'étend depuis l'apophyse cristagalli de l'ethmoïde jusque près du pourtour postérieur du trou occipital. 11 est divisé en deux parties par la tente du cervelet, La partie la plus volumineuse s'engage enti^e les hémisphères cérébraux : la faux du cerveau (faix cerehri). La partie postérieure occupe l'échancrure du cervelet et porte le nom de faux du cervelet (faix cerebelli).

La face supérieure de la tente du cervelet est libre et répond à la face inférieure des lobes occipitaux, fig. lis. Sur la ligne médiane elle donne insertion au prolongement vertical de la dure-mère qui s'enfonce entre les deux hémisphères cérébraux : la faux du cerveau. La face inférieure est libre aussi ; elle repose et se moule sur la face supérieure du cervelet. Sur la ligne médiane elle donne insertion à un prolongement vertical beaucoup plus grêle, qui s'engage dans l'échancrure postérieure du cervelet : la faux du cervelet.

Fig. 11».

Dure-mère crânienne après enlèvement de la calotte du crâne. Gr. nat. i/3.

a. m. a. : Artère méningée antérieure.

a. m. ?«. : Artère méningée moyenne.

P : Granulations de Pacchioni.

a. m, p. : Artère méningée postérieure.

s. c. : Traces de l'adhérence à la suture coronaire. s. g. : Traces de l'adhérence à la suture sagittale. /. : Traces de l'adhérence à la suture lambdo'ide. j. /. sup. : Sinus longitudinal supérieur.

Le bord postérieur est convexe. Il adhère à la protubérance occipitale interne, à la partie horizontale de la gouttière latérale de l'occipital et au bord supérieur libre du rocher pour se terminer de chaque côté à X apophyse clinoïde postérieure. Le long de la face interne de l'occipital, la tente du cervelet est creusée d'une cavité triangulaire : le sinus latéral transverse ( sinus transversus ), qui correspond à la gouttière latérale. Au niveau du bord supérieur du rocher il existe, dans l'épaisseur du bord adhérent de la tente du cervelet, un sinus beaucoup plus petit : le sinus pétreux supérieur ( sinus petrosus superior ).

Près de l'extrémité interne du rocher, ce bord de la tente du cervelet passe comme un pont audessus de la petite dépression que présente à ce niveau la portion pierreuse du temporal et aide ainsi à circonscrire un orifice ovalaire, par lequel passe le nerf trijumeau.

Le bord antérieur de la tente du cervelet est libre.

Il circonscrit une ouverture ogivale, par laquelle passe le cerveau moyen. De chaque côté, l'extrémité antérieure de ce bord passe au-dessus de l'extrémité antérieure du bord postérieur pour aller s'insérer à l'apophyse clinoïde antérieure.

Le petit espace triangulaire, compris de chaque côté de la selle turcique entre le bord postérieur de la tente s'insérant à l'apophyse clinoïde postérieure, le bord antérieur attaché à l'apophyse clinoïde antérieure et une ligne fictive unissant ces deux apophyses, est fermé par une expansion de la dure-mère. Cette expansion est traversée, ainsi que nous le verrons plus tard, par le nerf oculomoteur commun et par le nerf pathétique.

Le prolongement vertical de la dure-mère qui s'engage dans la scissure interhémisphérique constitue la faux du cerveau, fig. 1 19. Les faces latérales de ce

FiG. 118.

La tente du cervelet vue par sa face supérieure. Gr. nat. i/3.

iente : Tente du cervelet.

confl. : Confluent des sinus.

si>i. lai. : Sinus latéral ouvert, j. long, inf : Section du sinus longitudinal inférieur. IV : Nerf pathétique.

car. : Coupe de la carotide interne.

/// : Nerf oculo-moteur commun.

// : Nerf optique.

aq. S. : Coupe de l'aqueduc de Sylvius dans le cerveau moyen. cerv. : Partie de la face supérieure du cervelet qui n'est pas recouverte par la tente.

prolongement sont libres; elles répondent aux faces internes des hémisphères cérébraux. Le bord supérieur est adhérent, il répond à la gouttière longitudinale qui existe, sur la ligne médiane, à la face interne de la calotte crânienne, depuis la crête du frontal jusqu'à la protubérance occipitale interne. Le long de ce bord, la dure-mère présente dans son épaisseur un espace triangulaire : le sinus longitudinal ou sagittal supérieur {sinus sagittalis supérior). Au niveau de la protubérance occipitale interne, ce sinus longitudinal supérieur s'élargit considérablement en

FiG. 11».

Section sagittale faite un peu en dehors de la ligne médiane sur un crâne où les prolongements de la dure-mère étaient conservés, Gr. nat. 2/3.

^. Img. inf : Sinus longitudinal inférieur. /. cervel. : Faux du cervelet, i. /. sup. : Sinus longitudinal supérieur. t/r. : Sinus droit.

/. cerv. : Faux du cerveau. s. lat. : Sinus latéral.

conjl. : Confluent des sinus. Un/e : Partie de la tente du cervelet.

se réunissant avec les deux sinus latéraux et forme le confluent des sinus {confluens sinuum).

Le bord inférieur de la faux du cerveau est libre : il répond en arrière à la face convexe du corps calleux ; en avant, il reste séparé de cette face sur une étendue de dix à quinze millimètres, de soite que là les deux hémisphères cérébraux sont directement en contact. Dans l'épaisseur de la dure-mère il existe, le long de la moitié postérieure de ce bord inférieur, un sinus veineux : le sinus longitudinal ou sagittal inférieur {sinus sagittalis inferior)

Par son extrémité antérieure la faux du cerveau adhère à l'apophyse crista-galli de l'ethmoïde. Son extrémité postérieure, beaucoup plus large, se continue avec la face supérieure de la tente du cervelet. Le long de la ligne d'insertion de la faux du cerveau à la face supérieure de la tente du cervelet, il existe un sinus veineux qui relie le sinus longitudinal inférieur au confluent des sinus : c'est le sinus droit (sinus redus).

La faux du cervelet est un prolongement vertical de la dure-mère qui part de la face interne de l'occipital, depuis la protubérance occipitale interne jusque près du bord postérieur du trou occipital, et qui s'engage dans l'échancrure que présente le bord postérieur du cervelet. Ses faces latérales sont libres et répondent à la partie postérieure des hémisphères cérébelleux. Son bord antérieur est libre et répond à l'extrémité postérieure du lobe médian. Son bord postérieur renferme deux sinus très grêles ; les sinus occipitaux latéraux [sinus occipitalis), qui communiquent en haut avec le confluent des sinus et se rendent en bas vers le trou déchiré postérieur. L'extrémité supérieure large s'insère sur la face inférieure de la tente du cervelet ; l'extrémité inférieure effilée se bifurque et se perd autour du trou occipital.

Outre les sinus veineux, on trouve encore dans l'épaisseur de la dure-mère de petites cavités irrégulières, qui ont leur siège de prédilection de chaque côté du sinus longitudinal supérieur. Signalées par Faivre en i853, elles ont été décrites pour la première fois et presque en même temps par Trolard en France et par Axel Key et Retzius en Suède. Trolard leur donna le nom de lacs sanguins, Key et Retzius celui de lacunes veineuses. Ces cavités intra-durales communiquent avec le sinus longitudinal supérieur, avec les veines méningées et avec les veines cérébrales. Trolard les considère comme des réservoirs destinés à recevoir momentanément le trop plein du sang veineux, quand la circulation crânienne est quelque peu gênée, en attendant que ce sang veineux puisse être déversé dans les veines extra-craniennes, soit par les veines méningées, soit par les veines diploïques.

Quand on enlève, sur un cadavre, la calotte du crâne par un trait de scie horizontal, on trouve sur la face externe de la dure-mère ainsi mise à nu, de chaque côté et un peu en dehors du sinus longitudinal supérieur, de petites masses granuleuses blanchâtres : elle,'^ constituent ce qu'on appelle les granulations de PaccJiioni ou granulations aracJinoïdiennes ( granulationes arachnoideales seu Pacchioni). Elles n'existent pas chez l'enfant, mais deviennent de plus en plus apparentes et de plus en plus nombreuses avec l'âge. Ces granulations sont des productions de la membrane arachnoïdienne (Trolard, Key et Retzius) ; nous y reviendrons en parlant de l'arachnoïde. Elles nous intéressent pour le moment, parce que c'est précisément à leur niveau que se trouvent les cavités intra-durales qui constituent les lacs sanguins. Ces granulations font saillie sur le plancher de ces lacs ; en continuant à se développer, elles gagnent la voûte de ces cavités et l'amincissent considérablement jusqu'à la réduire au simple revêtement endothélial, elles repoussent même celui-ci au-dehors et viennent toucher la face interne des os qu'elles rongent, produisant ainsi à la face interne du

pariétal, tout près de son bord supérieur, des dépressions plus ou moins profondes. Dans certains cas même, relativement assez rares, elles peuvent percer d'outre en outre toute l'épaisseur du pariétal et faire hernie à la face externe du crâne.

Pendant ce développement lent mais continu, la granulation de Pacchioni reste toujours recouverte parle lac sanguin. En pénétrant jusque dans le diploë des os pariétaux, ce lac sanguin peut se mettre en rapport avec des veines diploïques, voire même avec des veines extra-craniennes et servir encore de cette manière comme dérivatif à la circulation veineuse intra-cranienne.

La dure-mère crânienne reçoit des branches nerveuses du rameau nasal du nerf ophthalmique pour sa partie frontale ; des branches du nerf maxillaire inférieur, qui accompagnent la distribution de l'artère méningée moyenne ; enfin des branches provenant directement du nerf ophthalmique, connues sous le nom de nerfs récurrents d'Arnold, et qui se rendent directement à la tente du cervelet.

Pie-mère.

La pie-mère constitue l'enveloppe la plus interne de l'axe cérébro-spinal. Elle se trouve partout directement en contact avec le tissu nerveux sous-jacent, auquel elle est unie intimement grâce aux nombreuses artérioles qui proviennent des vaisseaux sanguins renfermés dans la pie-mère et qui pénètrent de tous côtés dans la substance nerveuse. C'est dans la pie-mère, en effet, que se divisent et se subdivisent les artères qui doivent amener le sang au système nerveux central, de telle sorte que cette membrane est considérée à juste titre comme la membrane nourricière de l'axe cérébro spinal.

Pie-mère spinale (pia mater spinalis). La moelle épinière est enveloppée directement par la pie-mère. Celle-ci envoie un repli au fond de la fissure médiane longitudinale ventrale, tandis que partout ailleurs elle adhère intimement à la surface externe de la substance nerveuse.

Au niveau du sillon médian longitudinal postérieur et du sillon paramédian postérieur, l'adhérence est un peu plus forte parce que les cellules de neuroglie et les cellules épendymaires, qui constituent ces cloisons, viennent s'insérer par leurs prolongements périphériques aux couches profondes de la pie-mère, ainsi que nous le verrons en étudiant la structure interne de la moelle épinière.

Pie-mére crânienne (pia mater encephali). La pie-mère crânienne recouvre immédiatement la face externe de l'encéphale : elle s'insinue dans tous les sillons et recouvre toutes les circonvolutions. L'adhérence de la pie-mère crânienne à la substance nerveuse est beaucoup moins intime que pour la pie-mère spinale, aussi, sur tout le pourtour de l'encéphale, la pie-mère se laisse-t-elle enlever avec la plus grande facilité.

L'adhérence est plus intime tout le long de la fente cérébrale de Bichat et sur la face postérieure du rhombencéphale, entre la face antérieure du cervelet et la face postérieure de la moelle allongée, parce que, à ces niveaux, la pie-mère, refoulant l'épithélium épendymaire, pénètre dans le troisième ventricule, les ventricules latéraux et dans le quatrième ventricule pour constituer les toiles choroïdiennes.

L a partie latérale de la fente de Bichat correspond à la fissure de l'hippo-

campe. A ce niveau, la pie-mère pénètre dans le prolongement temporal du ventricule latéral pour y constituer la partie antérieure du plexus choroïde latéral, FiG. lao.

La partie moyenne de la fente de Bichat est limitée par le bourrelet du corps calleux et par des éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux. Par cette

cvtn . unt.

cire, hip'p

cvrc. occ. ie-Tixp ' e-xt^.

FiG. l«o.

Coupe à travers le prolongement temporal du ventricule latéral (d'après Edinger).

band. : Bandelette optique.

7ic. : Queue de no3'au caudé.

fl. ch. : Plexus choroïde.

com. ent. : Fibres de la commissure antérieure. vl : Cavité ventriculaire.

cA : Corne d'AMMON.

c. li. : Faisceau longitudinal inférieur (fibres d'association).

fd : Faisceau denté.

fi. : Fimbria.

fente, la pie-mère pénètre horizontalement dans le troisième ventricule jusqu'au niveau des piliers antérieurs de la voûte à trois piliers. Elle recouvre directement le troisième ventricule et repose par ses bords latéraux sur les deux couches optiques. On l'appelle la toile choroïdienne du troisième ventricule ( tela chorioidea ventriculi tertii).

Elle a une forme tr' angulaire à base postérieure, fig. lai. Ses bords latéraux s'engagent entre la couche optique et le bord libre de la voûte à trois piliers,

jusque dans le ventricule latéral et reposent dans le sillon choroïdien que présente la face supérieure de la couche optique. Le long de ces bords latéraux existent les plexus choroïdes des ventricules latéraux {plexus chorioideus ventriculi lateralis) qui se continuent en arrière avec le plexus choroïde du prolongement temporal.

Ces plexus choroïdes sont recouverts par l'épithélium épendymaire ou lame choroïdienne épithéliale {lamina chorioidea épithelialis). Celle-ci se continue, d'une part,

FiG. lai.

La toile choroïdienne du troisième ventricule. Gr. nat. 2/3.

en avant et en dehors, avec l'épithélium épendymaire de la couche optique formant la lamina affixa ; en arrière et en dehors, avec l'épithélium qui tapisse la voûte du prolongement temporal du ventricule latéral. Elle se continue, d'autre part, avec l'épithélium épendymaire de la voûte à trois piliers depuis le trou de Monro jusqu'à l'extrémité de la fimhria. Le ventricule latéral se trouve donc fermé, en dedans et sur toute sa longueur, par cet épithélium épendymaire recouvrant le plexus choroïde, fig. laa.

Sur la face inférieure de la toile choroïdienne, de chaque côté de la ligne médiane, existe le plexus choroïde médian ou plexus choroïde du troisième ventricule {plexus chorioideus ventriculi tertii). A ce niveau l'épithélium épendymaire, devenant lame

Coupe transversale passant par la toile choroïdienne du troisième ventricule et les parties voisines (d'après W. His).

// : Ventru'ule latéral. St. m. : Strie médullaire.

/// : Troisième ventricule. St. t. : Strie cerminale.

Ce : Corps calleux. V. t. : Veine terminale.

F : Fornix ou voûte à trois piliers. L : Lamina affixa. Th : Couche optique.

choroïdienne épithéliale, quitte le bord supéro-interne de la couche optique pour tapisser les plexus choroïdes médians et former ainsi la voûte du troisième ventricule.

FiG. las.

Vue de la face postérieure de la moelle allongée recouverte par la toile choroïdienne. Gr. nat.

t. quad. : Tubercules quadrijumeaux.

p. c. s. : Pédoncules cérébelleux supérieurs. ol. cér. : Olive cérébelleuse.

4' V. : Quatrième ventricule.

ex. V. iitf. : Extrémité antérieure du ver inférieur. V. T. : Valvule de Tarfn.

tr. M. : Trou de Magendie.

La partie interne de la face supérieure de la couche optique, située en dedans du sillon choroïdien, répond donc directement à la face inférieure de la toile

choroïdienne ; elle se trouve séparée du ventricule latéral par la lamina affixa se continuant avec l'épithélium des plexus choroïdes latéraux, elle est séparée de la cavité du ventricule médian par l'épithélium épendymaire se jetant de la couche optique sur les plexus choroïdes médians, fig. laa.

La base de la toile choroïdienne répond à la partie moyenne de la fente de

muniquer les cavités ventriculaires avec les cavités sous-arachnoïdiennes.

L'arachnoïde est une mince membrane conjonctive située entre la dure-mère et la pie-mère.

Arachnoïde spinale (arachnoidea spinalis). Le long de la moelle épinière, l'arachnoïde est reliée par quelques brides conjonctives à la face profonde de la duremère, tandis que sur presque toute son étendue elle est largement distante de la pie-mère. La cavité qui sépare l'arachnoïde de la pie-mère constitue le confluent spinal ou partie inférieure du confluent cérébello-médullaire ( cisterna cerebello-medullaris), qui se termine inférieurement en cul de sac au niveau du bord supérieur du corps de la deuxième vertèbre sacrée.

Arachnoïde crânienne {arachnoidea encephali). Autour de l'encéphale, l'arachnoïde n'est reliée à la face profonde de la dure-mère que par les veines cérébrales qui vont se jeter dans les sinus veineux. Elle adhère plus intimement à la piemère par un tissu conjonctif lâche, appelé tissu sous-arachnoïdien. Dans ce tissu existent des espaces linéaires occupés par le liquide encéphalo-rachidien. A certains endroits cependant l'arachnoïde quitte la pie mère sur une étendue plus considérable ; il se forme ainsi, entre ces deux méninges, des cavités plus voluneuses appelées confluents sous-arachnoïdiens ( cisternae sub-arachnoideales). Un des ces confluents existe, de chaque côté de la ligne médiane, sur la face inférieure de l'encéphale, au niveau de la fissure de Sylvius ; tandis que la pie-mère pénètre

Arachnoïde.

jusqu'au fond de cette fissure, l'arachnoïde passe directement du lobe frontal sur le lobe temporal limitant ainsi le confluent soiis-arachnoïdien antérieur et latéral ou confluent de la fosse latérale du cerveau ou fosse sylvienne (cisterna fossae lateralis cerebri seu Sylviï). Un autre confluent existe sur la ligne médiane au-devant de la protubérance annulaire : du chiasma des nerfs optiques l'arachnoïde passe directement sur la protubérance annulaire, laissant entre elle et la pie-mère un espace libre qui constitue le confluent sous-arachnoïdien antérieur et médian, quelquefois subdivisé en un confluent du chiasma {cisterna chiasmatis) et un confluent interpédonculaire {cisterna interpeduncularis) .

Le plus important de ces confluents existe entre le cervelet et la moelle allongée : c'est le confluent sous-arachnoïdien postérieur. Au lieu de recouvrir toute la face inférieure du cervelet, l'arachnoïde se détache de la pie-mère et se jette du bord postérieur du cervelet directement sur la face postérieure de la moelle allongée, pour se continuer avec l'arachnoïde spinale formant ainsi, avec le confluent spinal, le confluent cérébello-médullaire. Ce confluent sous-arachnoïdien postérieur est important : d'une part, il se continue avec le confluent spinal et avec toutes les cavités sous-arachnoïdiennes de l'encéphale ; d'autre part, par le trou de Magendie, il communique avec les cavités ventriculaires.

La face externe de l'arachnoïde est lisse, elle est tapissée par un revêtement endothélial comme la face profonde de la dure-mère.

Les auteurs français considèrent l'arachnoïde comme une véritable séreuse. Ils décrivent un feuillet viscéral recouvrant la pie-mère et un feuillet pariétal tapissant la face profonde de la dure-mère. Les deux feuillets se continueraient l'un dans l'autre pour cii'conscrire une cavité close de toutes parts, analogue à la cavité pleurale et à la cavité péritonéale. Pour les auteurs allemands, au contraire, l'arachnoïde est une membrane distincte de la pie-mère et de la duremère. Sa face interne est reliée à la pie-mère par le tissu sous-arachnoïdien ; sa face externe est recouverte par un endothélium comme la face profonde de la dure-mère. Les cavités sus-arachnoïdiennes ne constituent pas des cavités séreuses closes, mais des cavités lymphatiques communiquant avec la circulation lymphatique générale. En injectant ces cavités sus-arachnoïdiennes, Retzius aurait pu poursuivre le liquide jusque dans les vaisseaux lymphatiques du cou.

Les granulations de Pacchioni sont considérées, depuis Key, Retzius et Trolard, comme des productions de la membrane arachnoïdienne. Elles se présentent sous la forme de petites vésicules pédiculées qui viennent de l'arachnoïde, traversent les cavités sus-arachnoïdiennes pour adhérer à la face profonde de la dure-mère au niveau d'un lac sanguin. Les granulations de Pacchioni ne sont rien d'autre, disent Key et Retzius, que des évaginations de l'arachnoïde et du tissu sous-arachnoïdien, aussi les désignent-ils sous le nom de villosités arachnoïdiennes. Continuant à se développer, ces villosités, recouvertes par un feuillet aminci de la dure-mère, font hernie dans le lac sanguin. Chez les vieillards, elles peuvent même traverser toute la cavité de ce lac, refouler le second feuillet de la dure-mère en l'amincissant, s'appliquer intimement contre la face interne des os du crâne et y produire des dépressions plus ou moins

Van Gehuchien. Système Nerveux, 4" éd. 10

profondes qui peuvent s'étendre soit jusqu'au centre du diploë, soit jusque dans la table externe. Elles peuvent même traverser cette table externe et faire hernie à l'extérieur.

On a beaucoup discuté pour savoir quelle pourrait être la valeur physiologique de ces granulations arachnoïdiennes. D'après P'aivre, qui les considère comme des concrétions de phosphate et de carbonate de chaux enkystées dans les mailles du tissu cellulaire, elles ne sont que des produits d'excrétion, de dépôt, d'élimination, dont l'âge détermine normalement la production. Le sang et le liquide encéphalo-rachidien se débarrasseraient ainsi d'une partie des substances inorganiques qu'ils renferment et qui tendent incessamment à voyager de l'intérieur à l'extérieur des méninges.

D'après Key et Retzius, les villosités arachnoïdales établiraient une communication entre les cavités sous-arachnoïdiennes et les sinus veineux de la duremère ; par ces villosités le liquide encéphalo-rachidien — qui se trouve, dans les cavités sous-arachnoïdiennes, sous une pression légèrement supérieure à celle du sang dans les sinus — s'écoulerait dans le sinus longitudinal. Kollmann partage cette manière de voir.

D'après Trolard, qui a publié plusieurs travaux sur les granulations de Pacchioni, les corpuscules arachnoïdaux seraient des ligaments ou mieux de véritables rivets fixant la pie-mère à la dure-mère. Ces granulations, de même que les veines cérébrales qui se jettent dans les sinus, suspendraient en quelque sorte le cerveau dans la boîte crânienne, protégeant ainsi les régions de la base.

Littérature.

Faivre : Des granulations ménhigienues. Thèse de Paris, i853. — Trolard : Thèse de Paris, 1868. — Key et 'Retzivs: Studien in def Anatomie des Nervensystems, Stockholm, 1875 et 1876. — Kollmann : Ueher die Unterhrechung des Kreislaufes in der Spongiosa der Knochen und îieher die Bedeidiing der ArachnoideahoUen. Correspond. Blatt. f. schweiz. Aerzte, 1880, p. 58i. — Trolard : De quelques particularités de la dure-mère. Journal de l'anatomie et de la phj'siologie, 1890, pp. 407-418. — Trolard : Les granulations de Pacchioni. Les lacunes veineuses de la dure-mère. Ibid., pp. 28-57 et pp. 172-210.

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