Faisceau fondamental du cordon antéro-latéral
6 : Faisceau de GowERS-Ldwenthal ou faisceau médullo-cérébelleui ventral.
le cervelet. Il serait donc plus rationnel de le désigner sous le nom de faisceau médullocérébelleux dorsal. Les autres, occupant la partie antérieure de la zone dégénérée, appartiennent à la voie sensitive centrale et fca'ment le faisceau de Goiuers-Loetoenthal ow faisceau antéro-latéral superficiel (fasciculus anterolateralis snperficialisj, mieux appelé faisceau médullo-cérébelleux ventral indiquant par là son origine dans la moelle et sa terminaison dans l'écorce cérébelleuse.
Quand la section ou la lésion a été faite dans les parties inférieures de la moelle, les faisceaux dégénérés du cordon latéral sont peu volumineux. Si, au contraire, la lésion s'est produite dans la moelle cervicale, le nombre des fibres en dégénérescence est beaucoup plus considérable. Ce fait prouve que les faisceaux qui renferment les fibres conduisant les impressions sensitives augmentent de volume de bas en haut ; cette augmentation est due à l'adjonction constante de nouvelles fibres nerveuses aux faisceaux préexistants.
Les fibres conduisant les incitations motrices occupent donc, dans la moelle de l'homme, la zone pyramidale du cordon latéral et la zone pyramidale du cordon antérieur. Une fois sectionnés, ces fibres dégénèrent en bas ; on dit qu'elles subissent la dégénérescence secondaire descendante.
Les fibres conduisant les impressions sensitives occupent, dans la moelle, presque toute l'étendue du cordon postérieur et, dans le cordon latéral, le faisceau médullo-cerébelleux dorsal et le faisceau niédullo-cérébelleux ventral. Une fois sectionnées, ces fibres dégénèrent en haut ; on dit qu'elles subissent la dégénérescence secondaire ascendante.
Ces fibres descendantes et ces fibres ascendantes constituent des voies longues.
Tout ce qui reste de la substance blanche de la moelle, dans le cordon antérolatéral, porte le nom de faisceau fondamental du cordon antéro-latéral. Les fibres des racines antérieures, en traversant la substance blanche de la moelle, divisent ce faisceau en un faisceau fondamental du cordon antérieur ou faisceau antérieur propre (fasciculus anterior proprius) et un faisceau fondamental du cordon latéral en faisceau latéral propre (fasciculus lateralis proprius), fig. 34 1. Les fibres qui constituent ces faisceaux forment les voies courtes.
Nous avons dit plus haut que, après une section complète de toutes les fibres de la substance blanche en un point quelconque de la moelle, la dégénérescence envahissait, en dessous de la section, les fibres des deux zones pyramidales, et, au dessus de la section, les fibres des cordons postérieurs et les fibres des deux faisceaux cérébelleux. Cela n'est pas tout à fait exact. On trouve aussi des fibres dégénérées éparses dans le faisceau fondamental du cordon antéro-latéral, aussi bien au-dessus qu'en-dessous du plan de section. Ces fibres dégénérées appartiennent aux voies courtes.
Le volume du faisceau fondamental du cordon antéro-latéral est quelque peu variable dans les différentes régions de la moelle épinière ; très peu développée dans le cône terminal, sa section devient plus volumineuse dans le renflement lombaire, pour diminuer tout le long de la moelle dorsale et reprendre un volume considérable au niveau du renflement cervical. On peut en conclure que ce faisceau est formé de fibres courtes et que, sui toute la longueur de la moelle, il reçoit de nouvelles fibres au fur et à mesure que les fibres qui le constituent se recourbent dans la substance grise.
Littérature.
V. Leniiossek : Ztir Kemtniss des ersten Entstehung der Nervenzeïïen ?md Nervenfasern leim Vogekmbryo, Verhandl. des X internat. Medic. Kongressess, Berlin, 1890, Bd. IL — His : Die anaiomische Nomenclatur. Archiv. fur Anat. und Physiol., Anatom. Abth, Suppl. Band