V. Le nerf trijumeau. (Suite
Nous avons vu, dans la dernière leçon, que le ganglion de Gasser du nerf trijumeau donne origine à trois branches périphériques : le nerf oplithalmique, le nerf maxillaire supérieur et le nerf maxillaire inférieur. Nous avons décrit le trajet et la disiribution périphérique de la première branche du nerf trijumeau; nous allons étudier aujourd'hui le trajet et la distribution des deux autres branches.
Deiixiciiie branche.
Le nerf maxillaire supérieur.
Le nerf maxillaire supérieur provient du ganglion de Gasser entre le nerf oplithalmique de Willis qui est en dedans et un peu au dessus et le nerf maxillaire inférieur placé en dehors et en dessous. Il se dirige directement en avant et en dehors, sort du crâne par le trou grand rond ou trou du nerf maxillaire supérieur que présente la base de la grande aile du sphénoïde, traverse d'arrière en avant la partie supérieure de la fosse ptérygo-maxilhiire, entre dans la cavité orbitaire par la fente spliénomaxillaire, parcourt la gouttière sous-orbitaire, puis le canal sous-orbitaire et sort par le trou sous-orbitaire pour se terminer, sous le nom de nerf sous-orbitaire, dans la peau de la face depuis la paupière inférieure jusqu'à la lèvre supérieure, fig. 390.
Branches collatérales. Pendant ce trajet, le nerf maxillaire supérieur lournit un grand nombre de branches collatérales :
1" Un rameau méningé moyen (n. meningeus médius) ; il est destiné à la dure-mère et accompagne les ramifications de l'artère méningée moyenne.
2° Le nerf zygomatique (n. zygomaticus) ou temporo-malaire. Il naît du
nerf maxillaire supérieur en dessous du trou grand rond , se dirige directement en avant en traversant la fosse jtlérygo-maxillaire, passe par la fente sphéno-maxillaire pour entrer dans la cavité de l'orbite dont il longe la paroi externe. Dans cette cavité orbitaii-e, il s'anastomose avec le nerf lacrymal, fk;. 390, et donne ainsi (pielques lilets à la glande lacrymale; il pénètre ensuite dans le canal temporo-malaire où il se divise en deux rameaux : un rameau malaire ou rameau zygomatico-facial
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FiG., 390.
(ramus zygomaticofacialis) qui sort par le trou malaire, sur la face externe de l'os malaire, pour se distribuer à la peau de la pommette et un rameau zygomatico-temporal (ramus zygomaticotemporalis) qui arrive dans la fosse temporale, traverse le muscle temporal et l'aponévrose qui le recouvre et se distribue à la peau de la partie antérieure de la région temporale,
3° Les nerfs sphéno-palatins (nu. sphénopalatini). Ils sont au nombre de deux ou de trois; nés du nerf maxillaire supérieur dans la fosse ptérygomaxillaire, ils se dirigent verticalement en bas et, après un trajet de quelques millimètres, se jettent dans un ganglion nerveux dépendant de la deuxième branche du nerf trijumeau et appelé ganglion sphéno-palatin.
Les nerfs sphéno-palatins constituent la longue racine ou la racine sensitive de ce ganglion.
4° Les nerfs dentaires stipérieurs et postérieurs. Ils proviennent du nerf
maxillaire supérieur, au nombre de deux ou de trois, au moment où ce nerf pénètre dans la cavité orbitaire. Ils descendent verticalement en bas sur la tubérosité du maxillaire supérieur, fournissent des filets nerveux à la muqueuse des gencives des dents molaires supérieures et parcourent les canaux dentaires supérieurs et postérieurs dans l'épaisseur de la paroi externe du sinus maxillaire. Ils s'anastomosent, dans l'épaisseur de cette
FiG. 391.
Les branches cutanées du nerf trijumeau. — Gr, nat. 1/2.
paroi, avec le nerf dentaire supérieur et antérieur et fournissent des rameaux aux racines de toutes les dents molaires supérieures, fig. 392,
5° Le nerf dentaire supérieur et antérieur. Il provient du nerf sous orbitaire pendant son passage à travers le canal sous-orbitaire, descend dans un canal osseux creusé dans la paroi externe du sinus du maxillaire, FiG. 390, s'anastomose avec les nerfs dentaires supérieurs et postérieurs en formant dans l'épaisseur du maxillaire supérieur le j)lexus dentaire supérieur, fig. 392, et envoie ses filets terminaux dans la racine des dents incisives et canines supérieures.
liranches terminales. Arrivé dans le canal sous-orbitairc, le nerf maxillaire supérieur prend le nom de nerf sous-orhitaire (n. infraorbitalis). Il sort par k; trou sous-orbitaire et se divise en un grand nombre de branches terminales que l'on peut diviser en trois grou|)es :
a) Des filets ascendants ou palpébraux inférieurs (rami palpebrales inferiores) destinés à la peau et à la conjonctive de la paupière inférieure.
Le
n Ucitt ài^tjp et u
FiG. 392.
nerf facial et la branche moyenne ou nerf maxillaire supérieur du nerf trijumeau (d'après Hirschfei.d).
h) Des filets descendants ou labiaux supérieurs (rami labiales superiores) qui vont s'épanouir dans la peau et la muqueuse de la lèvre supérieure.
c) Des filets internes ou nasaux {rami nasales externi et interni) donnant la sensibilité à la peau de l'aile du nez.
Le ganglion sphéno-palatin.
Du nerf maxillaire supérieur dépend un ganglion nerveux appelé ganglion sphéno-palatin. Il est situé dans la partie supérieure de la fosse ptérygo-maxillaire. Il est relié à des nerfs crâniens par un certain nombre de fdets nerveux constituant ses branches afférentes et émet un certain nombre d'autres tilets nerveux qui constituent ses brandies efférentes. Les branches afférentes du ganglion sphéno-palatin comprennent : a) Deux ou trois rameaux qui relient ce ganglion au nerf maxillaire
supérieur; ils sont connus sous le nom de nerfs sphéno -palatins. Ils constituent la racine sensitive ou la courte racine du ganglion.
èj Un rameau nerveux appelé nerf vidien ou nerf du canal ])térygoidien (n. canalis pterygoidei). Celui-ci parcourt le canal vidien et se jette dans la partie postérieure du ganglion spliéno-palatin. rsoiis avons vu, en décrivant le nerf facial, que le nerf vidien lui-môme est formé de fibres sympathiques, provenant du plexus carotidien interne, et de tlbres motrices venues du
FiG. 393.
Schéma indiquant le chemin que suivraient les fibres gustatives pour aller du trijumeau dans la corde du lympan. La ligne pointillée indique le trajet des fibres gustatives venant du trijumeau et les lignes pleines montrent le trajet des fibres motrices venues du facial.
facial par le nerf grand pétreux superficiel, fig. 392 et 393. Le nerf vidien constitue donc, pour le ganglion spliéno-palatin, à la fois une racine motrice et une racine sympathique. On admet généralement que les lilets moteurs amenés par le nerf grand pétreux superficiel sont destinés à innerver le muscle péristaphylin interne ou élévateur du voile du palais et le muscle palato-staphylin, fig. 393. Nous avons vu cependant que, d'après les recherches expérimentales de Retiii, ces muscles seraient innervés par le nerf pneumogastrique.
Branches efférentes. Du ganglion sphéno-palatin jiarleiit les branches
afférentes suivantes :
bol
1" Le //(•/•/ ]ili(U!iit(i'u')i ou jit(ry(i<>-])(il(ili)t ; il se dirige directement en arrière, |):u't'oiirt le i';in;il j)t(''i-ygo-j)!ilatin et se distribue à la niii(|ii(MjSf de la partie supérieure du pliai-yux.
2" Les nerfs luisaux ])ustrricars cl supérieurs (rami nasales posleriores superiores). Ils pioviennenl du côté interne du ganglion spiiéno-palatin, traversent direclcincnt le tiou spiiéno-palatiu et an-ivenl ainsi dans les fosses nasales. Là, ils se divisent en rameaux internes et en rameaux externes.
Les ranieaui- internes (rami mcdiales) se rendent à la partie posté-
^q sph<:no ■ txxloutut^ If?^
n ùtihcnopaliiiu-vs, éulbe oLf.
FiG. 394.
Les nerfs palatins (d'après Hirschfei.d).
rieure et sup<Mieure de la muqueuse qui tapisse la cloison des fosses nasales. Un de ces rameaux, plus volumineux que les autres, est connu sous le nom de nerf naso-palatin de Scarpa {n. nasopalatinus) . II se dirige obliquement en bas et en avant, en j)arcourant toute l'étendue de la cloison d^s fosses nasales entre le périoste et la muqueuse. Il pénètre ensuite dans le canal palatin antérieur ou canal incisif et va se distribuer, par ses brandies terminales, à la muqueuse qui recouvre la partie antérieure de la voûte palatine.
Les rameaux externes (rami latérales), beaucoup jikis nombreux, se divisent en brancbes antérieures se distribuant à la mutpieuse de la paroi externe des fosses nasales au niveau du cornet supérieur, du méat supérieur et du cornet moyen, fig. 394, et en branches postérieures destinées à la muqueuse de la voûte et de la paroi latérale du pharynx.
3° Les filets orbitaires (ramï orbitales). Ils pénètrent dans la cavité orbitaire par la fente sphéno-maxillaire et se distribuent au périoste de la paroi interne de l'orbite, aux cellules ethmoïdales supérieures et au sinus sphénoïdal.
4° Les nerfs palatins (nn. palatini). Ils sortent du bord inférieur du ganglion sphéno-palatin et descendent verticalement en bas dans le canal palatin postérieur et les petits canaux accessoires. Ils sont au nombre de trois que l'on désigne sous le nom de nerfs palatins antérieur, moyen et 'postérieur, fig. 394.
Le nerf palatin antérieur parcourt de haut en bas le canal palatin postérieur et arrive ainsi à la partie postérieure de la voûte palatine. Là, il se divise en rameaux postérieurs destinés à la muqueuse de la face antérieure du voile du palais et en un rameau antérieur plus volumineux ; celui-ci parcourt d'arrière en avant la gouttière latérale de la voûte palatine et se termine, par de nombreux filets, dans la gencive supérieure et dans la muqueuse de la voûte de la cavité buccale.
Pendant son trajet dans le canal palatin postérieur, le nerf palatin antérieur fournit le rameau nasal postérieur et inférieur; celui-ci traverse la lame verticale de l'os palatin et se distribue à la muqueuse de la paroi externe des fosses nasales au niveau du méat moyen, du cornet et du méat inférieurs, et du sinus du maxillaire supérieur, fig. 394.
Le nerf palatin moyen descend sur la tubérosité du maxillaire dans un canal palatin accessoire et va se distribuer à la muqueuse des amygdales et de la partie voisine du voile du palais.
Le nerf palatin postérieur parcourt également un conduit palatin accessoire qui l'amène jusqu'au bord antérieur du voile du palais. Il pénètre alors dans ce voile et s'y termine à la muqueuse qui recouvre les deux faces. On admet généralement que ce nerf palatin postérieur renferme des fibres motrices venues du facial par le nerf grand pétreux superficiel, et que ces fibres vont se terminer dans les muscles péristaphylin interne et palato-staphylin.
Le ganglion sphéno-palatin est généralement considéré comme une dépendance du système nerveux sympathique. D'après les recherches récentes de v. Lenhossek, il est formé de cellules nerveuses multipolaires identiques aux cellules constitutives des ganglions de la chaîne sympathique.
Ti'oiHiôiiie braïK^lie.
Le nerf mandibulaire.
Le nerf maxillaire inférieur ou nerf mandibulaire constitue la branche terminale la plus volumineuse du nerf trijumeau. Il est formé d'une racine sensitive qui lui vient du ganglion de Gasser en dessous et en dehors
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FiG. 395.
Schéma montrant l'origine réelle des fibres constitutives du nerf trijumeau.
de l'origine du nerf maxillaire supérieur et d'une racine motrice qui lui vient directement du tronc cérébral, fig. 395. Le nerf maxillaire inférieur devient donc un nerf mixte. Il va porter la motilité à tous les muscles de la mastication et la sensibilité à la peau de la partie inférieure de la face, à la muqueuse de la joue et à la peau de la partie antérieure de la région temporale.
Du ganglion de Gasser, le nerf maxillaire inférieur se dirige en bas et en dehors; il sort du crâne par le trou ovale du sphénoïde, fournit une branche collatérale qui rentre dans la boîte crânienne et. arrivé dans la fosse zygomatique, se divise directement en sepf branches terminales.
Branche collatérale. Avant sa division en branches terminales, le nerf maxillaire inférieur foiiniit un rameau méningé. Celui-ci rentre dans la boîte crânienne par le trou sphéno-épineux et se distribue à la dure mère voisine.
Branches terminales. Les branches terminales peuvent se diviser en deux groupes : des branches sensitives et des branches mixtes.
Les branches fuixtes renferment des fibres sensitives et des fibres motrices ; celles-ci sont destinées aux muscles de la mastication, au muscle péristaphylin externe, au muscle interne du marteau, au muscle mylo-hyoïdien et au ventre antérieur du muscle digastrique. Elles comprennent :
1° Le nerf massélérin {n. massetericus) ; il se dirige de dedans en dehors, croise le bord supérieur du muscle ptérygoïdien externe, puis le bord postérieur du muscle temporal, traverse l'échancrure sigmoïde de la branche verticale du maxillaire inférieur et pénètre dans la face profonde du muscle masséter auquel il est destiné, fig. 396. Pendant ce trajet, il abandonne une branche collatérale à l'articulation temporo-maxillaire et envoie dans la partie postérieure du muscle temporal un rameau nerveux : le rameau temporal profond postérieur In. temporalis profundus poster ior).
'i" Le nerf buccal {n. buccinatorius) provient du nerf maxillaire inférieur en dessous du trou ovale. Il se dirige en dehors et traverse le muscle ptérygoïdien externe ; il longe un peu en dedans la partie antérieure du muscle temporal, puis passe entre l'apophyse coronoïde du maxillaire inférieur et la tubérosité du maxillaire supérieur. Arrivé sur la face externe du muscle buccinateur, il se divise en branches terminales.
Pendant son trajet, le nerf buccal fournit des filets moteurs au muscle ptérygoïdien externe et abandonne un rameau à la partie antérieure du muscle temporal, le rameau temporal profond antérieur (n. temporalis profundus anterior).
Les branches terminales sont toutes sensitives et se terminent soit à la peau, soit à la muqueuse de la joue.
3° Le nerf du muscle ptérygoïdien interne n. ptei-yyoideus internus). Il provient du nerf maxillaire inférieur et va se distribuer à la face interne du muscle ptérygoïdien interne, fjg. 398. Dans le voisinage du ganglion optique, il abandonne deux petits filets nerveux qui se réunissent avec des filets venus de ce ganglion et vont se rendre dans le muscle péristaphylin externe ou tenseur du voile de palais et dans le muscle interne du marteau.
4° Le nerf temporal profond moyen se dirige de dedans en dehors. Il longe la paroi supérieure de la fosse zygomatique et se réfléchit sur la face profonde du muscle temporal dans lequel il se termine.
Toutes ces branches nerveuses réunies constituent le nerf masticateur {n. masticatoi'ius).
5" Le nerf dentaire ou alvéolaire inférieur (n. aiveolaris inferior). C'est la plus volumineuse de toutes les branches terminales du nerf maxillaire inférieur. Ce nerf descend entre les deux muscles ptérygoïdiens, étant situé en arrière et en dehors du nerf lingual. Il passe ensuite entre le ptërygoïdien interne et la branche verticale du maxillaire inférieur, pénètre dans l'orifice supérieur du canal dentaire inférieur et parcourt ce canal jusqu'au niveau du trou mentonnier, où il se divise en branches terminales, fig. 396.
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/Il uiirte..
/ itinavr.
FiG. 396.
Pendant ce trajet, le nerf dentaire inférieur fournit : a) Le rameau mylo-hyoïdien {n. mylohyoideus). C'est un rameau moteur qui quitte le nerf dentaire au moment où celui-ci entre dans le canal dentaire» FIG. 400 ; il descend alors dans le sillon creusé sur sa face interne du corps
Îi62
du maxillaire inférieur et va se terminer dans le muscle mylo-hyoïdien et dans le ventre antérieur du muscle digastrique.
b) Les rameaux dentaires inférieurs et postérieurs. Ils proviennent du nerf dentaire pendant qu'il parcourt le canal dentaire et se rendent aux racines des dents molaires, à la paroi des alvéoles dentaires et à la gencive voisine.
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FiG. 397.
Les branches cutanées du nerf trijumeau. — Gr, nat. 1/2.
Branches terminales. Arrivé au trou mentonnier, le nerf dentaire inférieur se divise en jierf mentonnier et nerf incisif .
Le nerf mentonnier {n. mentalis) sort par le trou mentonnier et se résout en branches terminales destinées à la muqueuse de la lèvre inférieure et à la peau de la lèvre inférieure et du menton, fig. 397.
Le nerf incisif poursuit son trajet dans le canal dentaire inférieur et se distribue aux racines et aux alvéoles de la dent canine et des dents incisives inférieures et à la gencive voisine.
Les branches sensitives du nerf maxillaire inférieur sont au nombre de deux. Ce sont :
1° Le nerf temporal superficiel ou nerf auriculo-temporal {n. auricidotemporalu). Il provient du ii(;rf maxillaire iulerieur i)ar deux racines qui embrassent l'artère méningée moyenne, se dirige en bas, en ari'ière et en dehors vers le col du condyle du maxillaire inférieur. Arrivé au bord postérieur de ce col, il se recourbe en haut, monte en dessous de la parotide, entre l'articulation temporo-maxillaire et le conduit auditif externe, abandonne des filets à la parotide {rami parotidei) et va se terminer dans la peau qui recouvre la face externe du i)avillou de l'oreille et dans la peau de la région temporale, fig. 397.
Pendant ce trajet, le nerf auriculo-temporal s'anastomose : a) Avec le ganglion otique. Ce sont des filets du ganglion otique qui passent dans le nerf auriculo-temporal. On admet généralement ([ue ces filets
n JucucLù '
i- Tt pltiugu io- UxJr,
FiG. 398.
La corde du tympan.
originaires du ganglion otique proviennent du nerf glosso-pharyngien par l'intermédiaire du nerf petit pétreux profond et qu'ils quittent plus loin le nerf temporal pour se rendre dans la glande parotide.
h\ Avec le nerf facial. Cette anastomose se fait au niveau du col du condyle du maxillaire inférieur.
2° Le 7ierf lingual (n. lingiialis). Le nerf lingual descend entre le muscle ptérygoïdien externe et le muscle ptérygoïdien interne, puis entre ce dernier muscle et la face interne de la branche verticale du maxillaire inférieur, étant situé, fig. 398, au devant et un peu en dedans du nerf dentaire inférieur. Arrivé au bord inférieur du muscle ptérygoïdien interne, il se recourbe en avant et croise la face externe du muscle hyo-glosse, étant recouvert par la glande sous-maxillaire. Le nerf lingual passe alors au-dessus du muscle mylo-hyoïdien, étant en rapport immédiat avec le
ff^
Fig. 399.
Le trajet périphérique du nerf lingual, du nerf glosso-pharyngien
et du nerf grand hypoglosse. Gr. nat. 1/2.
conduit excréteur de cette glande et avec la muqueuse qui tapisse le plancher de la cavité buccslo, puis il pénètre dans la substance même de la langue en passant entre le muscle lingual et le muscle génio-glosse, FIG. 399, et se résout en branches terminales qui vont porter la sensibilité
générale et la sensibilité gustative à la nuKiiieiise ([iii recouvre la face inférieure, les boi'ds iatéi'aiix et les deux li(;rs antérieurs du dos de la langue, c'est-à-dire depuis la i)ointe de la langue jusqu'au V lingual.
Durant ce trajet, le nerf lingual s'anastomose avec plusieurs nerfs voisins et fournit quelques branches collatérales et un grand nombre de branches terminales. Il s'anastomose :
a) Avec le nerf dentaire inférieur, un peu en dessous du ganglion otique, par un tilet nerveux provenant du nerf dentaire et se dirigeant obliquement en bas et en dedans pour se réunir au nerf lingual.
b) Avec le nerf facial. Cette anastomose, beaucoup plus importante, se fait par l'intermédiaire de la corde du tympan que nous avons décrite avec le nerf facial, fig. 398. Cette corde du tympan amène dans le nerf lingual des fibres sécrétoires destinées à la glande sous-maxillaire et à la glande sublinguale, qui lui viennent directement du nerf tacial, et des fibres gustatives dont nous avons étudié l'origine en décrivant le nerf de la septième paire et le nerf intermédiaire de Wrisberg.
c) Avec le nerf grand hypoglosse. Cette anastomose a lieu sur la face externe du muscle hyo-glosse, tout près de la terminaison des deux nerfs,
Branches collatérales. 1° En passant derrière la glande sous-maxillaire, le nerf lingual envoie quelques filets nerveux à un petit ganglion appelé ganglion sous-maxillaire.
2° A l'extrémité postérieure de la glande sublinguale, le nerf lingual fournit un rameau sublingual. Celui-ci se dirige en avant, longe la face externe de la glande sublinguale, en donnant à cette glande des fibres sécrétoires, et va se terminer dans la muqueuse des gencives et dans celle de la partie antérieure du plancher de la cavité buccale. Quelques auteurs décrivent sur le trajet de ce rameau un petit ganglion nerveux, appelé ganglion sublingual. Le rameau sublingual fournirait à ce ganglion des fibres sécrétoires et des fibres sensitives ; de ce ganglion partiraient ensuite les fibres d'innervation de la glande sublinguale.
3° En dedans du muscle ptérygoïdien interne, le nerf lingual abandonne quelques filets à la muqueuse de la partie postérieure du plancher <ie la cavité buccale.
Branches terminales. Par ses branches terminales, le nerf lingual donne la sensibilité gustative (fibres de la corde du tympan) et la sensibilité générale (fibres du nerf trijumeau) à la muqueuse de la face inférieure,
des bords latéraux et des deux tiers antérieurs de la face dorsale de la langue.
Le ganglion otique.
Le gajiglion otique (ganglion oticum) ou ganglion d'Arnold est un petit renflement ganglionnaire d'environ 4 mm. de diamètre. Il est situé dans le voisinage immédiat du trou ovale, sur la face interne du nerf maxillaire inférieur, entre ce nerf et la partie cartilagineuse de la trompe
d'EuSTACHE.
Ce ganglion présente des branches afférentes et des branches efférentes.
Branches afférentes. Les branches afférentes du ganglion otique sont au nombre de trois. On les désigne communément sous le nom de racines. On distingue une courte racine, une longue racine et une racine ganglionnaire.
La courte racine lui vient du nerf trijumeau. Elle est représentée par quelques fdets nerveux qui partent de la face interne du nerf maxillaire inférieur et qui se rendent dans le ganglion otique. On ignore si ces fdets nerveux conduisent à ce ganglion des fibres sensitives ou des fibres motrices.
La longue racine est constituée par le nerf petit pétreux superficiel [n. petrosus superficialis minor). En décrivant le nerf facial, nous avons vu que le nerf petit pétreux superficiel provient du nerf facial et qu'il reçoit le nerf petit pétreux profond venant du nerf glosso-pharyngien.
La racine ganglionnaire est représentée par quelques minces filets nerveux qui relient le ganglion au plexus sympathique de l'artère méningée moyenne.
Branches efférentes. Les branches qui partent du ganglion otique sont encore mal connues. On admet généralement que le ganglion otique s'anastomose avec les branches nerveuses du nerf maxillaire inférieur (amenées par le nerf du muscle ptérygoïdien interne), qui se rendent dans le muscle tenseur de la membrane du tympan (n. tensoris palatini) et dans le muscle péristaphylin externe ou muscle tenseur du voile du palais (n. tensoris veli palatini).
On ignore si le ganglion otique appartient au système nerveux cérébrospinal ou au système nerveux sympathique. On ne connaît pas la forme de ses cellules constitutives. Peut-être devra-t-on le considérer comme un ganglion sympathique analogue au ganglion sphéno-palatin et au ganglion ophthalmique.
Le gang-lion sous-maxillaire.
C'est un renflement fusiforme d'environ 3 ou 4 mm. de diamètre dont on ignore encore la signification morphologique. On le considère généralement comme un gang-lion sympathique. Il est relié au nerf lingual par un certain nombre de lilets nerveux qui constituent ce qu'on est convenu d'appeler la racine motrice et la racine sensitive, fk;. 400. Les fibres de la racine motrice lui viennent du nerf facial par la corde du tympan déjà fusionnée à ce niveau avec le nerf lingual. Cette corde du tympan lui fournit des fibres sécrétoires. Les fibres de la racine sensitive lui viennent du nerf trijumeau par le nerf lingual lui-même. Enfin ce ganglion sous-
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