‹ Anatomie du système nerveux de l'homme. Lecons professées à l'Université de LouvainChapitre 112 sur 174 · III : Nerf oculo-moteur commun · texte numérisé non relu

III : Nerf oculo-moteur commun

^nc : Noyau central.

EW : Noyau d'EDiNGiiR-WESTPHAL.

nva : Noyau ventral antérieur ou supérieur.

tivp : Noyau ventral postérieur ou inférieur.

nda : Noyau dor.=al antérieur ou supérieur.

ndp : Noyau dorsal postérieur '^u inférieur. 7iam : Noyau antérieur médian.

liai : Noyau antérieur latéral.

I\ : Nerf pathétique avec son noyau d'origine.

petits noyaux dans la masse grise totale qui sert d'origine à tout le nerf, Stark a étudié tous les cas connus de paralysies de l'un ou de l'autre des muscles innervés par le nerf oculo-moteur commun, cas dans lesquels l'examen microscopique avait révélé chaque fois le siège exact de l'altération nucléaire. A la suite de ses recluîrclies, il a dressé le tableau suivant montrant la disposition des différents noyaux avec les muscles qu'ils innervent :

Noyau du muscle Noyau du muscle

constricteur de l'iris, élévateur de la paupière supérieure, droit supérieur, petit oblique.

ciliaire, ^ ciliaire,

droitmterne, '-B droit mterne,

S droit inférieur, c droitinférieur.

ou

constricteur de l'iris, élévateur de la paupière supérieure, droit supérieur, petit oblique.

Outre les cellules radiculaires, on trouve encore, dans la masse grise • qui sert d'origine au nerf oculo-moteur commun, un entrelacement très serré de fines fibrilles nerveuses. Un certain nombre d'entre elles doivent être considérées comme des branches collatérales et terminales des fibres du faisceau longitudinal postérieur. Ce faisceau est formé de fibres commissurales longitudinales, dont une partie proviendraient, d'après Hans Held, de cellules nerveuses volumineuses situées dans le noyau des éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux. Ces fibres constitueraient une voie importante reliant les ramifications terminales des fibres optiques et des fibres acoustiques aux noyaux d'origine des différents nerfs qui innervent les muscles du globe oculaire, fig. 425.

Une autre partie de ces fibrilles nerveuses doivent être considérées, selon toute probabilité, comme des ramifications cylindraxiles collatérales et terminales d'un certain nombre de fibres de la voie pyramidale, fibres qui doivent relier ces cellules radiculaires à la zone motrice de la couche corticale grise de l'hémisphère cérébral du côté opposé.

D'autres fibrilles encore doivent provenir des fibres de la voie sensitive centrale.

Origine apparente. Le nerf oculo-moteur commun a son origine apparente sur la face interne du pédoncule cérébral, dans un sillon longitudinal qui sépare ce pédoncule de la substance perforée postérieure ou substance interpédonculaire. Cette origine se fait par un grand nombre de petits filets nerveux qui se réunissent bientôt en un tronc unique.

Pendant leur trajet de l'origine réelle à l'origine apparente, les fibres

radiculaires du nerf ociilo-moteur commun subissent un entrecroisement j'ortiel, de telle sorte que le noyau d'origine d'un côté du tronc cérébral envoie la plus grande masse de ses fibres radiculaires dans le nerf périphérique du môme côté et une petite partie de ses fd)res dans le nerf du côté opposé FiG. 432. On suppose assez généralement que les fibres entrecroisées se rendent dans le muscle droit interne du côté opposé.

Trajet périphérique. A partir de son origine apparente sur la face

-/-ïp

FiG. 432.

Noyau d'origine et filets radiculaires du nerf oculo-moteur commun chez un embryon de canard.

as : Plancher de l'aqueduc de Sylvius.

ep : Épithélium épendymaire.

fp : Faisceau longitudinal postérieur.

interne du pédoncule cérébral, le nerf oculo-moteur commun se dirige en avant et en dehors, en passant entre l'artère cérébrale postérieure et l'artère cérébelleuse supérieure; il traverse la dure-mère en dehors de l'apophyse clinoïde postérieure, pénètre dans le sinus caverneux dont il longe la paroi supérieure, fig. 433, passe par la partie la plus interne de la fente sphé-

iioïdale et arrive ainsi dans la cavité orbilaire où il se divise en deux l)ranclies terminales, l'une supérieure et l'antre inférieure, kk;. 434. Durant son trajet dans la paroi externe du sinus caverneux, le nerf oculo-moteur commun s'anastomose avec le plexus sympathique qui entoure la carotide interne et avec le nerf oplithalmi((ue de Wu.lis. Cette dernière anastomose

Jintj.5 circid

iuiuJ Lo'vg.sup

FiG. 433.

amène au nerf oculo-moteur commun des fibres sensitives provenant du nerf trijumeau.

Branches terminales. La brandie supérieure [ramus superior) est la.plus grêle. Elle passe au-dessus du nerf optique, gagne la face profonde du muscle

droit supérieur et se distribue à ce muscle et nu muscle releveur de la paupière supérieure.

La branche inférieure (ramus inferior] est la plus volumineuse. Après un court trajet dans la cavité orbitaire, elle se subdivise en trois rameaux divergents :

1" un rameau interne qui pénètre directement dans la face profonde du muscle droit interne ;

2° un rameau inférieur destiné au muscle droit inférieur et

3° un rameau externe qui se dirige en avant et va se terminer dans le muscle petit oblique. C'est de ce rameau externe que part un petit filet

Page 1