III : Nerf oculo-moteur commun
hyp. : Hypophyse.
cm. : Corps mamillaires.
ch. : Chiasma des nerfs optiques.
It. : Lame terminale.
com. g. : Commissure grise.
coin. a. : Commissure antérieure.
ffefi. : Genou du corps calleux.
de pédoncule du corps pinéal. On pense que les tibres constitutives de ces pédoncules établissent une connexion entre les ganglions de l'iiabénula, commissure des habénulas (commissura habenulariun), mais on ignore encore où ces libres ont leur origine et leur terminaison.
Cjorps pïncnl ou épiphyse. Jj'épiphyse (vst un |)elit organe énigrnatique que (luehiucs auteurs considèrent comnio un organe rndinientaire, représentant un u'il |)ariétal ou le ti'oisiènie œil des vertébrés. Chez riiomme adulte, cet organe est eonstitué de tid)es épitliéliaux enroulés, de vaisseaux sanguins et d'un dépôt de sels calcaires. Cajal a pu y poursuivre les ramifications terminales d'un certain nombre de fibres nerveuses sympathiques provenant du ph.'xus synipalliique des artères voisines.
Commismre postérieure. En dessous de la base de répi|)hyse, en arrière de la commissure interliabénulaire, nous trouvons un laisceau transversal de fibres nerveuses (pii constitue la commissure postérieure. Il api)artient déjà au cerveau moyeu. On jjcnse que ces fibres provieiment, du moins en partie, de la couche optique, (pi'elles s'eiîtrecroissent dans la commissure, puis se recourbent dans le cerveau moyen. Mais on ne sait pas de quelles cellules nerveuses proviennent ces fibres, ni dans quelles masses grises elles vont se terminer.
Hypothalamus.
La région sous-thalamique appartient à la fois au diencéphale et au télencéphale. C'est une des régions les plus complexes du névraxe. On la divise en deux parties : une partie mamillaire et una partie optique.
Nous avons vu que la partie mamillaire de l'hypotlialamus, ou partie dépendant du diencéphale, comprend les corps mamillaires avec l'éminence sacculaire de Retzius et une partie du tubercule cendré, fig. 438, tandis que l'infundibulum, la tige pituitaire avec l'hypophyse, le chiasma des nerfs optiques, le récessus optique et la lame terminale appartiennent à la partie optique ou partie de l'hypothalamus dépendant du télencéphale.
Corps mamillaires. Les coiys mamillaires, vm. 438, sont formés d'une masse grise centrale entourée d'une couche blanche périphérique. Les piliers antérieurs du trigone cérébral viennent y aboutir. Ces piliers sont formés de fibres nerveuses qui ont leurs cellules d'origine dans la corne d'Ammon du cerveau terminal et qui viennent se terminer, par des ramifications libres, dans la substance grise du corps mamillaire (Cajal). Ainsi que nous le verrons plus tard, ces fibres des piliers antérieurs appartiennent à la voie ollactive. De plus, d'après les recherches de Edinger, les corps mamillaires seraient aussi le lieu de terminaison des fibres de la voie olfactive venant directement des bulbes olfactifs. D'autre part, on admet qu'un faisceau de fibres nerveuses relie chaque corps mamillaire à la face interne de la couche optique correspondante : il est connu sous
FiG. 438.
Partie de la base du cerveau comprise entre le chiasma optique, les bandelettes optiques et des pédoncules cérébraux, et montrant les principales parties de l'hypothalamus.
Gr. mat. 1 1/2.
n. opt. : Nerf optique.
s. perf. ant. : Substance, perforée antérieure band. op. : Bandelette optique.
t. p. : Tige pituilaire.
ém. lat. : Eminence latérale.
r. perf. lat. : Région perforée latérale. ém. sacc, : Eminence saeculaire.
c. mam. : Corps mamillaires.
s.pert.p. : Substance interpédonculaire. cp. : Corps pinéal.
c.p. : Commissure postérieure.
t. quadr. : Empreinte des tubercules quadrijumeaux. f. cin. : Fasciola cinerea.
le nom de faisceau de Vicq iVAzyr ou faisceau thalamo-mamillaire. Kôl- LiKER a pu i)Oiirsiiivre les fibres constitutives de ce faisceau jusque dans le noyau antérieur de la couche optique où elles se terminent par des ramifications libres. Il vaudrait donc mieux l'appeler faisceau mamillo-thalamique. Un autre faisceau part du corps mamillaire et a pu être poursuivi en arrière jusque dans la région de la calotte du cerveau moyen, c'est le faisceau de la calotte (Uaubenhûndel des auteurs allemands) ou faisceau pédunculo -mamillaire. Cajal a établi que les fibres constitutives de ces deux fais^'eaux proviennent des cellules constitutives du corps mamillaire. L'axone de chacune de ces cellules se dirige d'abord en haut, en formant le pédoncule du corps mamillaire, puis se bifurque en une branche antérieure grosse devenant une fibre du faisceau de Vicq d'Azvit et une branche- postérieure, plus grêle, prenant part à la constitution
du laiscuau de lu calulte. Kui.Liki;it a cuuliiinû cette découverte de Cajal. On ignore encore où se terminent les fibres du faisceau postérieur.
Substance interpédonculaire. La lame grise interpédonculaire, étendue entre les pédoncules cérébraux et les corps mamillaires, est formée essentiellement par l'épitliélium éiiendymaire du troisième ventricule renforcé par une couche de tissu neuroglique. On y observe quelques fibres entrecroisées constituant la commissure de Forel.
Dans la lame grise étendue entre l'infundibulum et la lame terminale, immédiatement au-dessus du chiasma des nerfs optiques, on rencontre quelques faisceaux de fibres entrecroisées constituant la commissure de Meynert. On ne connaît rien de certain quant a l'origine et à la termination des fibres de ces deux commissures.
Infundibulum et lifjpopJujse. Au devant des corps mamillaires, on trouve une dépression infundibuliforme du plancher du troisième ventricule constituant Vinfnndibulum ; celui-ci est relié par la tige pituitaire à un organe énigmatique appelé hypophyse. Des recherches embryologiques ont montré que l'hypophyse est formée de deux parties : une partie antérieure, représentant une dépendance de la voûte de pharynx, formée d'un peloton de petits tubes épithéliaux et une partie postérieure formée par un diverticulum du plancher du troisième ventricule. Cette partie postérieure, de nature nerveuse, est formée à la fois de cellules et de fibres. Les cellules, de forme triangulaire, sont pourvues de prolongements courts. Cajal les a obtenues imprégnées par le chromate d'argent dans l'hypophyse de la souris blanche, mais il n'a pu établir leur véritable nature. Les fibres nerveuses abondamment ramifiées forment, dans toute l'étendue de l'hypophyse, un plexus inextricable. Ces fibres représentent les prolongements cylindraxiles d'un groupe de cellules nerveuses situé en arrière du chiasma des nerfs optiques. Plusieurs de ces fibres se terminent déjà dans l'épaisseur de la tige pituitaire, d'autres pénètrent jns(iue entre les cellules épithéliales de la partie antérieure glandulaire de l'hypophyse (Cajal).
Région sous-optique. Entre les couches optiques et le cerveau moyen existe encore une région importante appelée région sous-optique. Sa structure est loin d'être connue. On y a décrit un grand nombre de noyaux de substance grise et de faisceaux de fibres nerveuses s'entrecroisant dans tous les sens — corps de Llys, faisceau de la calotte, fibres venant de la commissure postérieure, etc. — mais dont on ignore encore complètement et les relations anatomiques et la valeur physiologique. Il vous sutfit pour le moment de savoir qu'il existe là une région d'une structure très complexe. Lorsque des recherches ultérieures nous auront fourni des données pré-
cises, il vous sera toujours facile de les inscrire dans le schéma général que vous vous serez construit de la structure de cette partie importante de l'axe cérébro-spinal.
La circulation du cerveau intermédiaire,
Les artères nourricières des différentes parties du cerveau intermédiaire naissent toutes des artères cérébrales et des artères communicantes postérieures.
Au moment où l'artère cérébrale postérieure a contourné le pédoncule cérébral, elle émet, près de la ligne médiane, une artère destinée à la toile choroïdienne du troisième ventricule : c'est Vortère choroïdienne postérieure et moyenne (Duret). Celle-ci longe de chaque côté l'épiphyse en lui donnant des rameaux, puis se divise en deux branches, dont l'une s'épuise dans la toile choroïdienne et l'autre se rend dans le plexus choroïde latéral.
La toile choroïdienne reçoit encore une artère choroïdienne antérieure venant de la carotide interne et une artère choroïdienne postérieure et latérale; celle-ci vient aussi de l'artère cérébrale postérieure et s'épuise dans la toile choroïdienne et dans le plexus choroïde latéral.
Les artères destinées à la couche optique se divisent, d'après Duret, en artères optiques internes, artères optiques moyennes ou ventriculaires et artères optiques externes.
Les artères optiques internes sont au nombre de deux : une antérieure et une postérieure. Vartère optique interne et antérieure naît de l'artère communicante postérieure, traverse le plancher du troisième ventricule entre les corps mamillaires et l'infundibulum et va se distribuer à la partie antérieure de la couche optique. L'artère opti(iue interne et postérieure naît de l'artère cérébrale postérieure ou de l'artère communicante postérieure ; elle traverse la partie antérieure de la substance perforée postérieure et s'épuise dans la partie postérieure de la face interne de la couche optique en abandonnant des rameaux à la commissure grise.
Les artères optiques veiitriculaires naissent des artères de la toile choroïdienne. Celles-ci sont situées dans l'épaisseur de cette membrane, de chaque côté de la ligne médiane, et émettent, à de courtes distances, de petites artérioles qui pénètrent perpendiculairement dans les faces internes des couches optiques.
Les artères optiques externes naissent également de l'artère cérébrale postérieure et se rendent aux corps genouillés et à l'extrémité postérieure de la couche optique ou pulvinar.
Les corps mainillaires, rinriiiKlihiiliiiii avec l'iiypopliyse, le cliiasina des nerfs optiques avec les l)an(leleUes optiques et la lanie terminale reçoivent de petites artérioles des artères communicantes postérieures.
Les veines de la couche optique se rendent dans les veines de Gamen et par là dans le sinus droit, ainsi que nous le verrons en décrivant la circulation du cerveau terminal.