‹ Anatomie du système nerveux de l'homme. Lecons professées à l'Université de LouvainChapitre 139 sur 174 · C : Racine spinale du nerf trijumeau · texte numérisé non relu

C : Racine spinale du nerf trijumeau

D : Pédoncule cérébelleux inférieur.

E : Branche radiculaire du facial.

F : Fibres radiculaires du nerf vestibulaire.

a : Cellule du noyau spinal du nerf trijumeau.

a, b./i. : Fibres se rendant dans la voie centrale ponto-corlicale du même côté.

d : Fibres se rendant dans la voie centrale ponto-corlicale du côté opposé.

racine descendante. Les branches ascendantes s'inclinent vers le cervelet en longeant la face interne du pédoncule cérébelleux inférieur et se terminent, par des branches collatérales, dans le noyau de Deiters et dans le noyau de Bechterew ; et, par des ramifications terminales, dans le noyau du toit du cervelet, dans l'olive et dans l'écorce cérébelleuse, fig. 535. elles forment le faisceau acoustico-cérébclleux de Cajal. Entre les fibres de ce ftiisceau on trouve encore des amas de cellules nerveus-is auxquels Cajal a donné le nom de noyau cérébelloso-acoustique.

Les cellules nerveuses constitutives des diverses masses grises en connexion avec les fibres du nerf vestibulaire (noyau cérébelloso-acoustique,

FiG. 537.

Coupe du bulbe d'une souris de quatre jours (d'après Cajal)

A : Partie postéro-latérale de la formation réticulaire où se trouve la voie sensitive bulbo-, ponto-corticale.

B : Racine descendante du nerf vestibulaire avec la masse grise terminale voisine, C.

T : Racine spinale du trijumeau.

P : Pédoncule cérébelleux inférieur.

f : Fibres croisées.

noyau de Bechterew, noyau de Dfiters se continuant en bas avec le noyau de la racine descendante et noyau principal), envoient leurs prolongements cylindraxiles en avant et en dedans fig. 536 et 537. Ceux-ci se comportent comme les axones des éléments sensitifs en connexion avec les nerfs du.

bulbe. Les uns se rendent dans la substance blancbe de la moitié correspondante de l'axe nerveux et là vont devenir ou des libres constitutives du faisceau longitudinal postérieur, ou des fibres des voies courtes du métencépbale, ou les fibres de la voie vestibulaire centrale allant se joindre à la voie sensitive bulbo-corticale. Les autres passent le rapbé, s'y entrecroisent avec les fibres du côté opposé, pour se rendre dans le faisceau longitudinal postérieur, nr,. 531, dans les voies courtes ou dans la voie vestibulaire du côté opposé ; ces dernières libres vont constituer la voie vestibulaire centrale croisée.

FiG. 538.

Coupe montrant le noyau scnsilif terminal du nerf trijumeau.

Acrf irijumcau. La masse grise terminale de la grosse racine du nerf trijumeau ne lorme pas seulement le noyau gris que l'on trouve dans la profondi'iir rlc la in'oliibérance annulaire, au niveau de l'entrée du nerf de la cinquième paire, fig. 538, mais encore toute la masse grise voisine de la racine descendante de ce nerf.

Cette masse grise terminale de la partie sensitive du nerf trijiuneau est formée à la fois et par les ramifications collatérales et terminales des fibres de la racine descendante de ce nerf et par un nombre considérable de cellules nerveuses dont la forme et les connexions ont été étudiées principalement par Cajal, fig. 539. Ce qu'il nous importe de savoir, c'est qu'un grand nombre de ces cellules nerveuses envoient leurs p:'olongements cylindraxiles borizontalement en dedans. Les uns se rendent dans le faisceau longitudinal postérieur du même côté ou du côté opposé; les autres pénètrent dans la formation réliculaire et y deviennent des fibres longitudinales ascendantes et descendantes constituant des voies courtes ; d'autres, enfin, beaucoup plus nombreux, vont constituer la voie sensitive centrale reliant le nerf trijumeau à l'écorce cérébrale ou voie ponto-

corticale, 540. Ces fibres se rendent ou dans la substance blanche de la moitié correspondante du pont de Varole (faisceau direct) ou dans la substance blanche de la moitié opposée (faisceau croisé) et là se recourbent, un peu en dehors du noyau d'origine du nerf oculo-moteur externe. Ces fibres ccnti-ales du nerf trijumeau se réunissent là aux fibres centrales du nerf veslibulaire, du nerf glosso-pharyngienet du nerf vague pour constituer la voie sensilive centrale d'origine bulboprotubérantielle.

Méseneéphale. Les fibres de la voie sensilive centrale pénètrent alors dans le cerveau moyen. Ses connexions ultérieures sont loin d'être établies.

Certains auteurs admettent que, arrivées dans le cerveau moyen, les fibres de la voie sensitive centrale se séparent en plusieurs faisceaux distincts.

1° Vn faisceau 2'>cdoncnlaire (Fussschleife de I'^'lesciiig) passant par la partie externe dn pied du pédoncule cérébral pour se rendre dans Tinsula de Reil, soit directement (Flechsig), soit après interruption dans les segments internes du noyau lenticulaire (Hosei,).

Fjg. 539.

Coupe transversale de la racine spinale du nerf trijumeau et de la ma^se grise terminale voisine chez un lapin nouveau-né (d'après G.\jai.). Celte coupe montre la richesse extraordinaii'e en cellules nerveuses de la substance grise dans laquelle se terminent les fibres de la racine descendante.

2° Un faisceau médian (médiale Schleife) pénétrant dans la part'c interne du pied pédonculaire pour se joindre aux fibres motrices (Flechsig, v. Bechterew, Hôsei.).

3° Un faisceau cortical (Rindenschleifc) traversant la région de la calotte, pour se rendre dans la capsule interne et, de là, dans Técorce cérébrale.

L'existence du faisceau cortical est la mieux établie. Il traverse le

FiG. 540.

Coupe transversale du bulbe d'une souris nouveau-née (d'après Cajal).

A : Noyau du facial.

B : Pyramide antérieure.

D : Racine spinale du trijumeau.

E : Cellules constitutives du noyau spinal du trijumeau dont les axones se rendent dans la voie sensitive centrale du même côté et du côté opposé.

F : Branche radiculaire du vague et du

glosso-pharyngien.

H : Noyau terminal de ces deux nerfs.

/ : Voie centrale bulbo-, ponto-corticale.

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