‹ Anatomie du système nerveux de l'homme. Lecons professées à l'Université de LouvainChapitre 147 sur 174 · Faisceau pyramidal du cordon latéral · texte numérisé non relu

Faisceau pyramidal du cordon latéral

2 : Faisceau pyramidal du cordon antérieur ou faisceau de Tijrck.

Le faisceau pyramidal du cordon antérieur descend, dans la moelle épinière, jusque vers la partie inférieure de la moelle sacrée ; le faisceau Vyramidal du cordon latéral peut être poursuivi jusqu'à l'extrémité supérieure du filet terminal. Ces deux faisceaux diminuent de volume de haut en bas,

^■Jijrc ui/cruujj

FiG. 567.

Schôma de la voie motrice tactile principale.

parce que, au fur et à mesure qu'ils desceiKlent dans la moelle, ils abandonnent des fibres nerveuses qui doivent se rendre dans la substance grise des cornes antérieures de la moelle épinière, où e'ies viennent se mettre en contact, par leurs ramifications terminales, avec les iirolongements protoplasmatiques et les corps des cellules radiculaires. fig. 567.

Les fibres du faisceau pyramidal du cordon latéral sont des fibres déjà entrecroisées ; elles se terminent dans la corne antérieure de la moitié correspondante de la moelle. Au contraire, les fibres du faisceau pyramidal du cordon antérieur sont des fibres directes ; elles traversent la ligne médiane en passant par la commissure blanche antérieure de la moelle pour se terminer dans la corne antérieure du côté opposé.

De cette façon, toutes les fibres pyramidales venues d'un hémisphère cérébral se sont terminées dans les noyaux d'origine des nerls périi)hériques du côté opposé, FiG. 567. L'entrecroisement de ces fibres pyramidales se fait, successivement le long du tronc cérébral, pour toutes les fibres motrices destinées aux nerfs crâniens. Il se fait en bloc, à la partie inférieure de la moelle allongée, pour les fibres pyramidales destinées aux noyaux d'origine des nerfs spinaux. Un petit faisceau de fibres nerveuses échappe seulement à cet entrecroisement en bloc, qui a lieu au niveau de la décussalion d"s pyramides. Ce faisceau occupe la partie interne du cordon antérieur de la moelle ; l'entrecroisement de ces fibres pyramidales se fait dans la commissure blanche, au fur et à mesure que ces fibres se rendent dans la corne antérieure du côté opposé.

Considérée dans son ensemble, la voie motrice tactile principale a la même forme que la voie sensitive tactile principale ; elle est constituée par deux triangles se touchant par leurs sommets, fig. 568 et 569.

La base du triangle inférieur correspond aux masses grises inférieures duis lesquelles se trouvent les cellules d'origine des nerfs moteurs périphériques d'une moitié du corps.

La base du triangle supérieur correspond à l'écorce de l'hémisphère cérébral de la moitié opposée du corps.

Les sommets réunis de ces deux triangles passent par presque toute l'étendue du bras postérieur de la capsule interne.

La voie motrice centrale et la voie sensitive centrale comparées l'une à l'autre ne présentent qu'une seule difierence : les fibres de la voie motrice ont leurs cellules d'origine dans l'écorce cérébrale et leurs terminaisons dans les masses grises inférieures de l'axe nerveux, tandis que les fibres de la voie sensitive ont leurs cellules d'origine dans les masses grise-; inférieures et leur terminaison dans l'écorce cérébrale.

La voie niotiiiM! ceiitrale et la voie sensilive centrale sont toutes les deux des voies croisées.

L'entrecroisement des pyramides à la jiartie inférieure de la moelle allongée peut être variable d'individu à individu, ainsi que cela résulte des reclierclies de Fleciisk;. La disposition la plus commune est celle que nous venons de décrire : V entrecroisement est siimétriquc et incomplet ; chaque pyramide antérieure de la moelle allongée fournit, dans la moelle épinière, un faisceau pyramidal croFsé et un faisceau pyramidal direct, comparables entre eux pour la situation et pour le volume. Ce cas s'observe environ 75 fois sur 100.

La forme générale de la voie

sensilive tactile. La ligne vert'cale

indique le plan médian.

FiG. 569.

La forme générale de la voie

motrice tactile. La ligne verticale indique

le plan médian.

Dans 2o cas sur 100, la disposition est différente.

Chez quelques individus, la décussation des pyramides reste symétrique ; mais elle est complète, elle intéresse à la fois toutes les fibres constitutives, FIG. 570. Dans ce cas, les deux faisceaux pyramidaux croisés sont très développés et il n'existe pas de faiscau pyramydal direct ou faisceau pyramidal du cordon antérieur, fig. 571.

Chez d'autres individus, l'entrecroisement des fibres pyramidales reste

toujours symétrique, mais au lieu de produire un faisceau pyramidal croisé très volumineux et un faisceau pyramidal direct très grêle, on trouve, au contraire, dans le cordon antérieur, un faisceau compact de libres pyramidales, tandis que le faisceau du cordon latéral est peu développé, fig. 572. Dans ce cas donc, la majeure partie des fibres de la pyramide antérieure du bulbe passent directement dans le cordon antérieur

FiG. 570. Fig. 571. Fig. 572.

Moelle allongée Coupe transversale de la moelle Moelle allongée présentant

présentant cervicale appartenant une

un entrecroisement complet àl'axenerveuxdcla kig. 570, décussation très incomplète

des fibres pyramidales et présentant une absence totale des fibres pyramidales

(d'après Flechsig). defaisceaupyramidalan'érieur (d'après Fi.eghsig).

(d'après Flechsig.)

de la moelle et doivent s'y entrecroiser successivement dans la commissure antérieure, tandis qu'une petite partie seulement des fibres subissent l'entrecroisement en bloc pour passer dans le cordon latéral, fig. 573, 574

et 575.

Enfin, la décussation des pyramides peut être asymétrique. Dans la moelle à laquelle appartient la coupe de la fig. 576, le faisceau pyramidal

direct et le faisceau pyramidal croisé du côté gauche sont plus développés que les faisceaux correspondants du côté droit. Ici donc, la pyramide antérieure gauche du bulbe n'a pas subi un entrecroisement aussi complet que la pyramide du côté droit.

Il arrive même des cas où les fibres d'une pyramide antérieure du bulbe s'entrecroisent complètement à la partie inférieure de la moelle

Fig. 573.

Coupe transversale de la moelle cervicale

au niveau du cinquième nerf.

allongée, produisant ainsi un faisceau pyramidal croisé volumineux sans faisceau pyramidal direct, tandis que la pyramide du côté opposé donne les deux faisceaux typiques de la moelle, fig. 577.

Quelle que soit d'ailleurs la façon dont se comportent les fibres des pyramides du bulbe au niveau de la décussation, que l'entrecroisement soit symétrique ou asymétrique, qu'il soit complet ou incomplet, une chose est certaine : leurs fibres constitutives doivent, en un point quelconque de leur trajet, s'entrecroiser sur la ligne médiane pour se rendre dans la corne antérieure du côté opposé. Cet entrecroisement peut se faire en bloc à la partie inférieure de la moelle allongée ; il peut se faire successivement sur toute la longueur de la moelle épinière ; il peut se faire encore partiellement h la partie inférieure du bulbe et le long de la moelle. Dans les trois cas, elle peut être symétrique ou asymétrique.

FiG. 574.

Coupe transversale do la moelle dorsale

au niveau du neuvième nerf.

Fig. 575.

Coupe transversale de la moelle lombaire au niveau du quatrième nerf.

Ces trois figures appartiennent à l'axe cérébro-spinal dont la fig. 572 représente la moelle allongée. On y trouve un faisceau pyramidal antérieur très développé et un faisceau pyramidal latéral très grêle (d'après Fi.echsig).

L'entrecroisement des fibres pyramidales existe aussi chez les autres mammifères, mais nulle part on n'a pu constater un faisceau pyramidal direct descendant dans le cordon antérieur, comme cela s'observe dans la

moelle de l'homme. Cette absence de faisceau pyramidal direct dans le cordon antérieur n'entraine cependant pas, comme conséquence, l'existence d'une décussation totale des fibres pyramidales à la partie inférieure du bulbe. Nous avons vu, en effet, qu'en se basant sur les dégénérescences consécutives à l'extirpation partielle ou totale de la zone motrice corticale chez le chien, un grand nombre d'auteurs admettent, dans chaque faisceau pyramidal de la moelle, l'existence de fibres croisées et de fibres directes.

Les fibres pyramidales occupent le cordon latéral de la moelle chez le chien, le chat, le lièvre et le lapin. Elles se rendent, au contraire, dans la partie ventrale des cordons postérieurs chez le cobaye, (v. Bechterew),

la soui'is (v. Lemiosskk) et le rat (Flkciisk;). Ces faits sont importants à signaler. Ils nous montrent que l'on ne saurait appliquer avec trop de réserves à l'homme les résultats de l'expérimentation physiologique ou de l'étude des dégénérescences secondaires ohtenus chez les animaux.

FiG. 576.

Coupe transversale d'une moelle (région cervicale) dans laquelle les faisceaux pj'ramidaux onl sub', à la partie inférieure de la moelle allongée, un entrecroisement asymétrique (d'après Fi.eciisig).

FiG. 577.

Coupe transversale d'une moelle (région cervicale) dans laquelle il n'existe pas de faisceau pyramidal direct du côté droit. Les fibres de la pyramide antérieure droite du bulbe ont subi un entrecroisement total (d'après Flechsig).

Avant de terminer l'étude de cette voie importante cortico-médullaire, je désire encore appeler votre attention sur le nomhre approximatif des fdjres nerveuses qui entrent dans sa constitution. Blocq et OiWNorF ont étudié, à cet effet, la moelle épinièi^e de trois personnes qui avaient été, de leur vivant, atteintes d'hémiplégie totale. Le faisceau pyramidal direct et le faisceau pyramidal croisé de la moelle étaient complètement dégénérés. Ils ont déterminé l'étendue du champ occupé par les fibres dégénérées dans le cordon latéral et le cordon antérieur, le nomhre de fd)res nerveuses renfermées dans ces mêmes champs et sur la même coupe du côté sain et le nombre des fibres conservées intactes dans les champs de dégénérescence. Ils ont ainsi établi qu'au-dessus du renflement cervical les faisceaux pyramidaux d'une moitié de la moelle renferment 79,131 fibres nerveuses destinées à se mettre en connexion avec les cellules radiculaires des nerfs destinés à un membre supérieur, à la moitié du tronc et à un membre inférieur. En dessous du rentlement cervical, les ftusceaux pyramidaux ne renferment plus que 30,5i)4 fibres nerveuses. La zone motrice d'un hémisphère cérébral se trouve donc en connexion avec les cellules d'origine des fibres de membre supérieur du côté opposé par 48,557 fibres nerveuses; tandis que pour la moitié du tronc et pour le membre inférieur réunis cette connexion s'établit par 30,554 fibres.

Il est évident que ces chiffres n'ont rien d'absolu. Ils sont intéressants

en ce sens, qu'ils nous montrent que la connexion cortico-médullnirc s'établit par un nombre de libres qui est, pour le membre supérieur, presque le double du nombre de libres motrices corticales destinées au mendjre inférieur. Cette disposition anatomique s'accorde très bien avec ce lait d'observation pbysiologique : c'est que le membre inférieur remplit surtout des actes automatiques ne nécessitant pas ou presque pas rmllucnce corticale, ce qui n'est i)as le cas i)our le membre supérieur.

De la description ([ii! précèdi' il résulte, que toutes les fibres de cbaquc pyramide antérieure du bulbe doivent, en un point quelconque de leur trajet descendant dans la moelle épinière, passer la ligne médiane pour se terminer dans la corne antéi'ieure de la moitié oi)posée de la moelle. Cet entrecroisement se fait à la partie inférieure du myélencépbale pour les fibres du faisceau pyramidal du cordon latéral ; il a lieu dans la commissure blanche de la moelle pour les fibres du faisceau de Tûhck.

Cet entrecroisement complet de toutes les fibres de chaque pyramide bulbaire n'est cependant pas admis par tous les neurologistes. Ce qui semble plaider contre une pareille manière de voir, ce sont les phénomènes cliniques que l'on observe dans les cas d'hémiplégie consécutive à une destruction des fibres du faisceau pyramidal dans la capsule interne. La destruction de ces fibres amène la paralysie des muscles du membre supérieur et du membre inférieur du côté opposé ainsi qu'une exagération considérable des réflexes tendineux. Si l'hémisphère cérébral droit était uniquement en connexion avec les muscles des membres du côté gauche, la destruction des fibres pyramidales dans la capsule interne ne devrait retentir que sur les muscles du membre gauche et laisser complètement intact l'état des muscles du côté droit. Or, dans les cas d'hémiplégie gauche due à une lésion capsulaire droite, on observe, outre la paralysie des membres du côté gauche, de la faiblesse musculaire ainsi qu'une exagération manifeste des réflexes dans les membres du côté droit. Cette faiblesse musculaire et cette exagération des réflexes prédominent surtout dans le membre inférieur. Ces phénomènes cliniques semblent donc prouver que l'hémisphère cérébral droit est aussi en connexion, par des fibres motrices, avec les muscles des membres du côté correspondant et surtout avec les muscles du membre inférieur.

Comment mettre ces phénomènes cliniques en rapport avec la structure anatomique ?

Vous savez que si l'on sépare une libre nerveuse de sa cellule d'origine, cette fibre dégénère dans son bout périphérique. La destruction des libres

pyramidales dans la capsule interne est donc suivie de la dégénérescence secondaire descendante des fibres de ce faisceau, dégénérescence que l'on peut poursuivre jusque dans la moelle sacrée.

Or, dès 1881 et 1882, Pitres signala dans la moelle d'anciens hémiplégiques, à côté d'une dégénérescence secondaire du faisceau de Tûhck du même côté de la lésion cérébrale et du faisceau pyramidal latéral du côté opposé, l'existence d'une dégénérescence plus faible dans le faisceau pyramidal homolatéral; en 188i il avait constaté cette dégénérescence du faisceau pyramidal homolatéral dix fois sur 40 cas. Se basant sur ces recherches, il admet que, dans certains cas, l'entrecroisement, à la partie inférieure du bulbe, des fibres pyramidales destinées aux cordons latéraux de la moelle, n'est pas complet : chaque pyramide bulbaire envoie ses fibres, en majeure partie, dans le faisceau pyramidal latéral du côté opposé et, en partie moindre, dans le faisceau pyramidal du cordon latéral du même côté. Cette opinion ne fut cependant pas admise par tous les neurologistes pour expliquer la dégénérescence d'un certain nombre de fibres du faisceau pyramidal homolatéral. Hallopkau admet qu'au niveau de la décussation des pyramides, les fibres dégénérées d'un côté, s'entrecroisant avec les fibres saines du côté opposé, altèrent un certain nombre de ces dernières et amènent ainsi leur dégénérescence dans le faisceau pyramidal homolatéral.

On a voulu alors résoudre la question par des recherches expérlmenlalcs faites chez les animaux. Ces recherches ont é'é faites principalement chez le chien. Pour comprendre la valeur des résultats obtenus, il faut savoir que, chez le chien, comme d'ailleurs chez tous les mammifères, il n'existe pas de faisceau pyramidal antérieur ; au sortir du bulbe toutes les fibres motrices centrales du chien se rendent, après entrecroisement, dans le cordon latéral de la moelle épinière.

Franck et Pitres, Mœu, Sherrington et d'autres, ont observé constamment, chez le chien, des fibres dégénérées dans les deux fais(;eaux pyramidaux après l'extirpation du centre cortical des membres dans un seul hémisphère. Lœwenthal n'a retrouvé cette dégénérescence des deux faisceaux que dans deux cas sur vingt. Furstnkr et Knoblauch ont toujours vu, chez le chien, l'extirpation d'une zone corticale être suivie de la seule dégénérescence du faisceau pyramidal du côté opposé ; tandis que, chez l'homme, des lésions cérébrales d'un hémisphère étaient toujours accompagnées de la dégénérescence des fibres des faisceaux pyramidaux des deux cordons latéraux. LInverricht et Kcsick admettent que, chez le chien, les fibres pyramidales destinées aux muscles du tronc s'entrecroisent à la partie inférieure du bulbe pour descendre dans le faisceau pyramidal du cordon latéral ; mai.', avant de se terminer dans la corne antérieure, ces fibres repasseraient la ligne médiane en traversant la commissure blanche pour devenir, sur un certain trajet, fibres constitutives du faisceau pyramidal du côté opposé ; ils cherchent la preuve de leur manière de voir dans les recherches de Vierhuff faites sous la direction de TJnverricht : l'extirpation unilatérale de la

circonvolution sigmoïic du chien est suivie de dégénérescence dans les deux faisceaux, pyramidaux ; il en est de même à la suite de la section unilatérale de la moelle épinièrc.

Toutes ces recherches ont été faites avec les méthodes anciennes : coloration au carmin et méthode de Weigert, appliquées sur des coupes de la moelle épinière plusieurs mois après la lésion expérimentale. Survint alors la méthode de Mauchi, beaucoup plus délicate et beaucoup mieux appropriée à la recherche des libres en dégénérescence. Sandmeyer l'employa chez des chiens auxquels il avait extirpé, d'un côté, les centres moteurs corticaux. II trouva des fibres dégénérées dans les deux faisceaux pyramidaux, mais sans pouvoir établir leur origine. Muratofk et MoTT sont arrivés aux mômes résultats. Ils admettent que chaque pyramide antérieure du bulbe envoie, chez le chien, ses fibres dans les deux faisceaux pyramidaux. Il existe donc, chez cet animal, dans chaque faisceau pyramidal, des fibres directes ou homolatérales et des fibres croisées ou hétérolatérale".

RoTHMANN, auquel nous avons emprunté, en grande partie, les données bibliographiques qui précédent, a repris tout récemment l'élude de cette question par des recherches expérimentales faites chez le chien et le singe. A la suite do l'extirpation unilatérale de la zone corticale motrice, il a toujours vu survenir de la dégénérescence dans les deux faisceaux pyramidaux. Mais, tandis que la dégénérescence est permanente dans le faisceau croisé, il a vu la dégénérescence diminuer et disparaître totalement, deux mois après l'extirpation, dans le faisceau pyramidal du côté sain. Il conclut de ses recherches que les fibres dégénérées, en s' entrecroisant à la partie inférieure du bulbe avec les fibres de la pyramide saine, compriment un certain nombre de ces dernières de manière à les troubler dans leur nutrition et amènent ainsi, d'une façon secondaire, la dégénérescence de quelques fibres dans le faisceau pyramidal du côté correspondant à la lésion. La même chose doit se produire chez l'homme, mais comme ici la lésion capsulaire est généralement due à une lésion artérielle, il pense que la dégénérescence secondaire dans le faisceau pyramidal homolatéral, transitoire chez le chien, devient permanente chez l'homme à cause de la nutrition défectueuse de tout le névraxe consécutive aux lésions du système artériel.

Wertheimer et Lepage admettent aussi l'existence de fibres homolatérales chez le chien et ils s'appuient sur les faits suivants : 1° L'hémisection transversale de la moelle cervicale gauche, suivie de l'excitation de la circonvolution sigmoïde droite amène des mouvements dans les membres droits. 2° L'hémisection de la moitié gauche du bulbe, au-dessus de la décussation des pyramides, suivie de l'excitation de la circonvolution sigmoïde droite : mouvements dans la patte postérieure gauche.

3° L'hémisection gauche de la moelle, sur le même chien, en-dessous de la décussation au niveau de la première paire rachidienne, suivie de l'excitation de la circonvolution sigmoïde : mouvements dans la patte droite. Si la connexion entre l'écorce cérébrale droite et la patte droite ne s'établit pas par des fibres homolatérales, elle doit s'établir par des fibres qui passent deux fois la ligne médiane entre les deux plans d'hémisection. Ils ont alors pratiqué une section longitudinale médiane du bulbe : l'excitation de la circonvolution sigmoïde droite était encore suivie de mouvements

dans la patte postérieure droite.

De toutes ces recherches ils concluent à l'existence de fibres homolatérales chez le chien.

Mais celle conclusion ne peul pas ùlrc admise direclemcnl pour le syslème nerveux de l'hommo, pour la raison bien simple que, chez l'homme, normulemenl, chaque pyramide anlôrieure du bulbe ss divise en fibres croisées qui se rendonl dans le cordon latéral et en fdjres directes qui descendent dans le cordon antérieur. Si ces fibres directes, au lieu de descendre dans le cordon antérieur, pénétraient, avec les fibres croisées, dans le faisceau pyramidal du cordon latéral, la moelle de l'homme serait comparable à la moelle du chien et les expériences sus-menlionnées auraient, pour la moelle de l'homme, une certaine valeur. Mais il n'en est pas ainsi.

Il exi.ste normalement, dans la moelle épinière de l'homme, des fibres pyramidales homolalérales (faisceau de TûiiCK) et des fibres pyramidales liétérolatérales (faisceau pyramidal du cordon latéral). Les questions qu'il s'agit de résoudre sont celles de savoir : 1°) si les fibres du faisceau de Turck s'entrecroisent encore dans la moelle épinière avant de se terminer dans la corne antérieure, ou bien si ces fibres se terminent dans la substance grise de la moitié correspondante de la moelle.

2° Si, à côté des fibres réellement croisées, il existe encore, dans le faisceau pyramidal du cordon latéral, des fibres directes.

Or, pour la solution de ces deux questions, on ne peut se baser que sur des recherches entreprises directement sur la moelle épinière de l'homme.

Pour ce qui concerne les fibres du faisceau de Turck, la plupart des auteurs admettent qu'en descendant le long de la moelle épinière, ces fibres s'inclinent en dedans, traversent la commissure blanche de la moelle épinière pour se terminer dans la corne antéiieure du côté opposé. La connexion cortico-spinale établie par ces fibres du cordon antérieur est donc une connexion croisée.

V. Leniiossek a combattu cette manière de voir. En appliquant la méthode de Golgi à l'étude de la moelle épinière d'embryons humains de 33 à 35 centimètres de longueur, il n'a jamais observé de fibres nerveuses se rendant du faisceau pyramidal du cordon antérieur jusque dans la commissure blanche; il s'appuie sur ce fait pour admettre que les fibres du faisceau de Turck sont des fibres directes, destinées à se terminer dans la substance grise de la moitié correspondante de la moelle. Mais cette conclusion de v. Leniiossek n'est nullement justifiée. Si, dans la moelle d'embryons humains de 33 à 35 centimètres, on ne voit pas des fibres nerveuses passer du faisceau pyramidal antérieur jusque dans la commissure, c'est uniquement parce que, à cette époque, ainsi que l'avons démontré, les fibres nerveuses d'origine corticale n'existent pas encore dans le cordon antérieur. Les fibres des faisceaux pyramidaux de la moelle épinière représentent les prolongements cylindraxiles des cellules pyra-

mklales de la sphère tactile de 1 ecorcc. Dans le cours du dév<'lui)iH.'iiieiit, ces prolongements cylindraxiles descendent de l'écorce à travers les diverses parties du névraxc ; elles n'atteignent la partie cervicale de la moelle épinière que pendant le huitième mois de la vie intra-utérine.

Pour rechercher les relations qui existent entre les fdjres des faisceaux pyramidaux de la moelle et la conunissure blanche antérieure, on doit donc avoir recours, non pas à des embryons de 33 à 3o centimètres où ces libres n'existent i)as encore, mais à des embryons âgés au moins de huit mois.

Pour ce qui concerne les fibres du faisceau pyramidal latéral, MuRATOFF a pu poursuivre, directement — dans le névraxe d'un homme présentant une destruction complète de la capsule interne et des parties voisines — à partir de la pyramide antérieure gauche dégénérée du bulbe, (alors que la pyramide antérieure droite était normale), un faisceau dégénéré descendant dans chacun des deux faisceaux pyramidaux latéraux. Ce faisceau dégénéré était plus volumineux à droite qu'à gauche ; il diminuait de volume de haut en bas. La même observation a été faite par Dkjeiune et Thomas dans deux cas d'hémiplégie d'origine cérébrale ; aussi ces auteurs admettent-ils que chaque pyramide du bulbe fournit, au niveau de sa décussation, outre le faisceau croisé et le faisceau direct ordinaires, un certain nombre de fibres au cordon latéral du même côté : ce sont les fibres pyramirales hoinoîatéraïes du. cordon latéral. Ces fibres homolatérales se termineraient dans la substance grise de la moitié correspondante de la moelle.

La voie motrice secondaire ou voie motrice cérébelleuse.

Outre la voie motrice principale, traversant en ligne directe toute l'étendue de l'axe cérébro-spinal, il existe encore, dans le névraxe de l'homme, une voie motrice plus complexe reliant l'écorce cérébrale à l'écorce cérébelleuse et celle-ci, à son tour, aux cellules radiculaires des cornes antérieures de la moelle épinière : c'est la voie motrice secondaire ou voie motrice cérébelleuse.

La partie supérieure de cette voie motrice, ou partie cérébro-cérébelleuse, est connue depuis longtemps.

En se basant sur le fait pathologique bien connu que l'atrophie d'un hémisphère cérébral est fréquemment accompagnée de l'atrophie de l'hémisphère cérébelleux du côté opposé, TcRNKR et Meynert admirent l'existence d'une voie cérébro^ cérébelleuse croisée, formée, d'après Meynert, par les fibres des pédoncules cérébelleux moyens, lesquels, après entrecroisement dans le raphé, se mettraient en

connexion, par la substance grise du pont, avec les fibres pyramidales du côté opposé.

Cette hypothèse de Mkynurï a été combattue par Gudden, Vejas et Mingazzini en se basant sur des recherches expérimentales : l'extirpation d'un hémisphère cérébelleux n'entraîne pas à sa suite l'atrophie du pédoncule cérébral (Gudden, Vejas), ni l'atrophie des fibres pyramidales (Mingazzim). Mais ces objections de Gudden, Vejas et Mingazzim tombent devant ce fait que cette voie cérébro-cérébelleuse n'est pas une voie ascendante, mais bien une voie descendante; qu'elle est formée par deux neurones : un neurone cortico-protubéranliel direct et un neurone pontocérébelleux croisé et que, par conséquent, l'extirpation d'un hémisphère cérébelleux peut bien eutrainer à sa suite l'atrophie de la substance grise du pont du côté opposé (par lésion des neurones ponlo-cérébelleux), mais ne doit pas être suivie de l'atrophie 'de la voie motrice principale, puisque le neurone corlico-protubérantiel reste intact.

Cette voie croisée cortico-cérébellense de Turner et de Meynert a été admise récemment encore par v. Monakow à la suite de ses recherches expérimentales chez le chien.

OÙ les fibi'es constitutives do cette voie cérébro-cérébelleuse trouventelles maintenant leur origine et leur terminaison.

On a admis pendant un certain temps que les fibres corticales, qui relient l'écorce grise du télencéphale aux masses grises du pont, provenaient de toute l'étendue des circonvolutions frontales en formant le faisceau frontal cortico-protubérantiel de Flechsig. Mais les recherches de Zagher, de Dejerine et de Flechsig ont montré que les lésions destructives de la partie antérieure du lobe frontal (centre d'association antérieur de Fleghsig) n'amenaient ni la dégénérescence, ni l'atrophie des fibres de ce faisceau cortico-protubérantiel. Dejerine et Fleghsig admettent que ces fibres proviennent de la zone motrice de Ghargot ou sphère tactile de Fleghsig et qu'elles dégénèrent à la suite de lésions destructives survenant dans la circonvolution centrale antérieure et dans la partie voisine des circonvolutions frontales. Ces fibres doivent donc avoir leurs cellules d'origine dans l'écorce grise qui recouvre ces circonvolutions. De là, elles traversent la substance blanche de l'hémisphère cérébral pour pénétrer dans la capsule interne. Ici, les fibres cortico-protubérantielles frontales ne passent pas par le bras antérieur de cette capsule, comme on l'a cru jusqu'ici. En se basant sur de nombreuses recherches anatomo-pathologiques, Dejerine a établi que les fibres de ce bras antérieur sont exclusivement des fibres cortico-thalamiques. Nous pensons que, dans la capsule interne, les fibres cortico-protubérantielles frontales se trouvent mélangées aux fibres motrices centrales et qu'elles passent par conséquent par le genou et par le segment lenticulaire du bras postérieur de cette capsule.

De là elles descendent dans le pied du pédoncule cérébral où, mélangées

aux fibres motrices, elles occupent les quatre cinquièmes internes de ce pied.

Elles pénètrent alors dans le pont de Vaholk, et là, elles se séparent des fibres de la voie motrice principale pour se terminer, par des ramifications libres, dans les masses grises qui constituent les noyaux du pont.

Nous avons vu que, dans ces mêmes masses grises du pont, se terminent les ramifications collatérales des libres des faisceaux pj-ramidaux. L'ôcorce grise qui recouvre les circonvolutions centrales et la partie voisine des circonvolutions frontales de chaque hémisphère cérébral se trouve donc reliée aux noyaux gris de la moitié correspondante du pont de Varoi.e par un faisceau volumineux de fibres nerveuses comprenant à la fois des fibres de la voie motrice principale et des fibres du faisceau cortico-protubérantiel. Toutes ces fibres mélangées passent par le segment lenticulaire du bras postérieur de la capsule interne et par les quatre cinquièmes internes du pied du pédoncule cérébral. Arrivées dans la protubérance annulaire, toutes ces fibres motrices se divisent en deux faisceaux : l'un traverse simplement le pont de Varolk pour pénétrer dans la moelle allongée et la moelle épinière : c'est la partie cortico-bulbaire et la partie cortico-méduUaire de la voie motrice principale ; l'autre est formé par les fibres corticales qui vont se terminer dans la protubérance : c'est la partie corticoprotubérantielle. Parmi les fibres qui constituent ces faisceaux cortico-protubérantiels, les unes se terminent dans les noyaux moteurs qui se trouvent dans la région de la calotte du métencéphale ; elles appartiennent à la voie motrice principale. Les autres se terminent dans les noyaux du pont : elles représentent le faisceau frontal cortico-protubérantiel de Flechsig et appartiennent à la voie motrice secondaire.

Les masses grises du pont sont formées de cellules nerveuses multipolaires dont les prolongements cylindraxiles vont devenir les fibres horizontales de la partie proximale de la protubérance et des pédoncules cérébelleux moyens, pour aller se terminer dans l'écorce grise cérébelleuse. Ces fibres ponto-cérébelleuses sont, en petite partie, des fibres directes reliant les noyaux du pont à l'hémisphère cérébelleux correspondant; ce sont, en majeure partie, des fibres croisées qui s'entrecroisent dans la protubérance annulaire et qui relient les masses grises d'une moitié du pont, par le pédoncule cérébelleux moyen contracterai , à l'hémisphère cérébelleux du côté opposé.

La superposition des neurones cortico-protubérantiels directs et pontocérébelleux croisés donne donc naissance à une voie croisée cortico-pontocérébelleuse. fig. 578. Cette voie est formée de fibres descendantes ou motrices. Elle forme la partie supérieure de la voie motrice tactile secondaire.

La partie inférieure de cette voie secondaire est formée par des fibres nerveuses reliant l'écorce cérébelleuse aux cellules radiculaires des cornes antérieures de la moelle épinière ou fibres cérébello-spinales. Le trajet exact de ces fibres descendantes n'a pas encore été établi.

Marchi, Thomas, Biedl et d'autres auteurs encore admettent Texistence de fibres directes provenant de lécorce cérébelleuse et descendant, par le pédoncule cérébelleux inférieur, dans le cordon latéral de la moitié correspondante de la moelle. Kôm.ikkr pense que ces fibres cérébelleuses relient riiémisphère cérébelleux à l'olive bulbaire, d'où partiraient alors des fibres descendantes ou olivo-médullaires. Cajal pense que les fibres distales des pédoncules cérébelleux moyens et du pont de Yaroi.e proviennent des hémisphères cérébelleux pour descendre directement dans la moelle épiniére.

Quoiqu'il en soit de ces divergences d'opinion, un fait nous parait certain, c'est que l'écorce cérébelleuse de chaque hémisphère se trouve reliée, par des fibres descendantes ou fibres cérébellù-spinales aux cellules radiculaires des cornes antérieures de la moelle.

Ces fibres cérébello-spinales, jointes aux fibres cortico- ponto-cérébelleuses, forment donc une voie descendante excessivement complexe mettant l'écorce cérébrale de la sphère tactile d'un hémisphère en connexion avec les cellules d'origine des neurones périphériques, fig. 578.

La sphère tactile de chaque hémisphère cérébral se trouve donc reliée par une double voie aux noyaux d'origine des nerfs moteurs périphériques.

1°) Par une voie directe, voie corlico-spinale ou voie motrice principale.

^"j Par une voie indirecte, voie cortico-ponto-cérébelleuse suivie d'une voie cérébelloso-

voies se trouvent intimement

Fig. 578.

Schéma représentant la disposition des fibres de la voie motrice principale ou cortico-médullaire et de la voie motrice secondaire ou voie cérébelleuse.

spinale ou voie motrice secondaire.

Les fibres constitutives de ces deux

iiiL'Iangces depuis récoreo cérébrale jus(iiie vers le milieu de la pruUibérance annulaire. Toute lésion survenue dans cette partie cérébrale de la voie motrice tactile, aura donc jiour conséquence de soustraire complètement la moelle épinière à riulluence des cellules de l'écorcc cérébrale. C'est ce qui s'observe, par exemple, dans riiémii)légie organique. Cette lésion se traduira au-dehors par de la paralysie llasque et par la susi)ension complète de rintluence de la volonté sur les membres paralysés.

Vers le milieu de la protubérance annulaire les deux voies se séparent l'une de l'autre : la voie principale descend dans la moelle allongée et la moelle épinière, où elle va constituer la pyramide du bulbe et les faisceaux pyramidaux de la moelle; la voie secondaire se rend vers le cervelet et, de là, vers la moelle.

L'interruption de ces deux voies motrices dans la moelle épinière (fdjres cortico-spinales et fibres cérébello-spinales), — comme cela s'observe, par exemple, dans le cas de section ou de lésion transversale complète — sera suivie également de paralysie flasque et de suspension complète de l'influence de la volonté sur les membr(;s paralysés. Au contraire — et ceci mérite d'attirer votre attention pour vos études ultérieures de patliologie nerveuse — l'interruption, dans la moelle épinière, des fibres d'une seule de ces deux voies se traduira au deliors par des symptômes diff'érents suivant que la voie lésée est d'origine cérébelleuse (marclie titubante, absence de coordination des mouvements) ou d'origine cérébrale (marche spasmodique) ; mais le cerveau terminal restant, dans les deux cas, en connexion avec la moelle épinière, il y aura non seulement absence de paralysie, mais également persistance de l'influence de la volonté sur les muscles périphériques.

Littérature.

Fleciisig : Die Leitungsbahneu ira Gehirn und Riickenmarh. Leipzig, 1876. — Jacobsohn : Vebcr die Lage der Pyramidenvordei^strangfasern in der Medidla oblongata. Neurolog.Centralbl.,lS95.— BLOCQelO.NANOFFiDu nombre comparatif 'pour les membres supérieurs et inférieurs de V homme, des fibres nerveuses d'origine cérébrale destinées aux mouvements. Gazette des Hôpitaux, 1892. — Pitres : Des scléroses bilatérales de la moelle épinière consécutives à des lésions luiilatérales du cerveau. Gazette hebdomadaire, 1881. — Nouveaux faits relatifs à l'étude des degénérations bilatérales de la moelle épi7iière consécutives à des lésions unilatérales du cerveau. Le Progrès Médical, 1882. — Recherches anatomo-piatliologiques sur les scléroses bilatérales de la moelle épinière consécutives à des lésions unilatérales du cerveau. Archives de physiol. norm. et patholog., 1884. — Franck, et Pitres : Des dégénérations secondaires de la moelle épinière conséctctives à l'ablation du gijrus sigmoïde chez le chien. Gazette Médicale

de Paris, 1881. — Moeli : Ueber secundûrà Degencratio7i. Archiv f. Psychiatrie, B(l. XIV, 1883. — Sherrington : l^ote on expérimental degeneration of the Pyramidal tract. The Lancet, 1894. — Loewenthal : Des déffénérations secojidaircs de la moelle épinière consécutives aux lésions expérimentales médullaires et corticales. Dissertation, Genève, 1885. — Fcrst.ner und Knoblalch : Ueber Faserschwund in der grauen Substanz und iiber Kerntheilungsvorgânge iin Rilckenmark unter pathologischen Yerhàltnissen. Archiv f. Psych., Bd. XXIV, 1892. — U.nverricht : Ueber doppelte Kreuzung cerebrospinaler Leitioigsbahtien. Neurolog. Centralbl., 1890. — Klsick. : Expierimentelle Sttidien i<be7- die corticale Innervation der Rumfmusculatur . Gesammelte Abhandl. der Medic. Klinik zu Dorpat., J8S3. — Vieriiuff : Ueber absteigcnde Degeneration nach e'tiseitigen Hirn- und Riicke?imarksverlet^u?igen. Gesammelte Abhandl. der Medic. Klinik zu Dorpat, 1883. — Sandmeyer : Secundârr. Degeneration nach Exstirpation tnotorischer Centren. Zeitschr. f. Biologie, 1891. — Mur-^^toff : Secundàre Degeneration nach Zerstôi'ung der motorischen Sphâre. Archiv. f. Anatomie und Phys., Anatom. Abth., 1893. — Mott : The sensory motor functions of the central convolutions of the cérébral cortex. Journal of Phvsiology, 1893. — Wertheimer et Lepage : De l'action de la zone motrice du cerveau sur les mouvements des membres du côté correspondant. Société de Biologie, 1896. — Rothmann : Ueber die Degeneration der Pyramidenbahnen nach einseitiger Exstirpation der Extreinitàtencentren. Neurolog, Centralbl., 1896. — v. Lenhossek : Der feinere Bau des Nei'vensystems im Lichte neuester Forschungen. 1895, pp. 378-879, pp. 389-391. — Muratoff : Zur Pathologie der Gehirndegenerationen bei Herderkrankungeti der motorischen Sphâre der Rinde. Neurolog. Centralbl., 1895. — Déjerine et Thomas : Sur les fibres pyramidales homolatérales. Comptes rendus de la Société de Biologie, 8 Févr. 1896. — Van Gehuchten : Faisceau pjyramidal et maladie de Little. Journal de neurologie et d"hypnologie, 1896. — Monakow : Experimentelle und pjathologisch-anatomische Untersuchungen iiber die Maubenregion, den Sehhiigel und die Regio subthalamica, nebst Beitrâgen zur Kenntniss friih erwobener Gros-und Kleinhirndefecte. Archiv f. Psychiatrie, Bd. XXVII, 1895. — Zacher : Beitrâge zur Kenntniss des Faserverlaufes im Pes peduncidi sowie iiber die corticalen Beziehungen des Cmpus geniculatum internum. Archiv f. Psychiatrie, Bd. XXII. 1891. — Déjerine : Sxir l'origine corticale et le trajet intra-cérébral des fibres de l' étage inférieur ou pied du pédoncide cérébral. Mémoires de la Société de Biologie, 1893. — Flechsig : Gehirn und Seele. Leipzig, 1893. — Marchi : SuW origine e decorso dei pcduncoli cerebellari, e sui loro rapporti cogli altri centri nervosi. Publicazioni del R. Inslituto di Studi superiori in Firenze, 1891. — Thomas : Sur un cas d'extirpation partielle du cervelet chez le chat. Dégénérescences secondaires. Comptes rendus de la Soc. de Biol., 21 Dec. 1895. — Biedl : Ahsteigende Kleinhirnbahnen. Neurolog. Centralbl., 1895. — Kôlliker : Eandbuch dei- Gewebelehre. Leipzig, 1896. — Cajal : Conexiones distantes de las celidas de Pîirkitije. Algunas contribuciones al conocimiento de los ganglios. Madrid, 1894. — Pedunculo cerebeloso inferior. Apuntes para el estudio del bulbo raquideo, ccrebclo y origen de los nervios encefalicos, Madrid, 1895.

Page 1