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La voie descendante ou voie motrice olfactive.
Elle est formée par les libres nerveuses desceiKlantcs qui ont pour fonction de relier la sphère olfactive aux noyaux d'origine réelle des nerfs moteurs i)ériphériques. Cette voie descendante n'est pas encore connue dans tous ses détails. On sait, cependant, que de la corne d'AMMcx partent des fibres nerveuses qui se rendent, par les diverses parties constitutives du trigone cérébral, dans le corps mamillaire et dans le ganglion de l'habénula des deux hémisphères fig. 595. Du ganglion de l'habénula part le faisceau de Meynert ou faisceau rétro-réflexe, du corps mamillaire nait le faisceau de la calotte. Ces deux faisceaux de fibres nerveuses descendantes se terminent dans les masses grises du cerveau moyen pour s'y mettre en connexion avec les cellules d'origine de fibres descendantes — soit du faisceau longitudinal postérieur, soit de la formation réliculaire — fibres descendantes qui vont elles-mêmes se terminer dans les masses grises qui donnent origine aux nerfs moteurs périphériques.
La voie descendante de la sphère olfactive ou voie motrice olfactive se présente donc, dans l'état actuel de la science, comme une voie longue et complexe reliant l'écorce grise de la sphère sensorielle aux cellules d'origine des nerfs moteurs périphériques.
Étude comparative des voies ascendantes et descendantes des quatre sphères sensorielles.
Après avoir étudié séparément les voies longues ascendantes et descendantes des diverses sphères sensorielles de l'écorce cérébrale, nous croyons utile de comparer ces voies les unes aux autres afin de mieux saisir les différences et les analogies qu'elles peuvent présenter dans leurs divers éléments constituants.
lies voies ascendantes.
En comparant les deux parties de la voie scnsitive tactile : partie médullo-corticale (en connexion avec les nerfs spinaux) et partie bulbo-et ponto-corticale (en connexion avec les nerfs cérébraux : pneumo-gastrique, glosso-pharyngien, facial, vestibulaire et trijumeaui, aux voies sensitives optiques, acoustiques et olfactives, comme nous l'avons fait dans le tableau ci-contre, on voit que toutes ces voies sont formées de parties homologues.
Voies scnsilives périphéiiqucs. Il y a d'abord, dans chaque voie, des neurones sensitifs péiipln'riqui's ; ils constituent ce qu'on a])i)elle la voie semilivc périplurique. Ce sont :
Les cellules bijjolaires de la rétine pour la voie sensilive optique.
Les cellules bipolaires du ganf,dion spiral pour la voie sensilive acoustique.
Les cellules bipolaires de la muqueuse olfactive i)Our les voies sensitives ollactive.
Les cellules bipolaires (unipolaires) des ganglions cérébro-spinaux pour la voie sensitive tactile.
Le prolongement périphérique de chacune de ces cellules bipolaires arrive à la surface libre de la muqueuse (nerf olfactif), ou dans la profondeur des organes et des épithéliums périphériques. Ces épithéliums servent d'intermédiaire entre les excitations externes et les ramifications terminales des fibres sensitives. Pour les nerfs de la sensibilité générale, les cellules épithéliales interposées ne servent que de conducteurs indilïérents et passils. Pour les fibres optiques et acoustiques, au contraire, ces cellules épithéliales interposées prennent des caractères particuliers ; elles deviennent des éléments actifs, des cellules neuro-épithéliales, telles les cônes et les bâtonnets de la rétine et les cellules ciliées de l'organe de Couti.
Le prolongement central de chacune de ces cellules bipolaires se termine dans une masse grise inférieure du névraxe : la couche profonde de la rétine, le tubercule latéral et le noyau accessoire, la couche moyenne du bulbe olfactif, la substance grise de la moelle pour les nerfs spinaux et les diverses masses du tronc cérébral connues sous le nom de noyaux terminaux des nerfs sensibles périphériques pour les nerfs de l'encéphale.
Cette connexion du neiu^one périphérique avec les neurones des centres ne présente pas partout les mêmes caractères.
Dans la rétine, la cellule bipolaire ne vient en contact qu'avec les ramifications protoplasmatiques des cellules ganglionnaires.
Dans le tubercule latéral et le noyau accessoire, le prolongement central des cellules bipolaires du ganglion de Corti ne rencontre que les cellules d'origine des fibres acoustiques centrales. 11 en est de même pour les cellules bipolaires de la muqueuse olfactive dont le prolongement interne ne rencontre, dans le giomérule olfactif, que le prolongement protoplasmatique descendant des cellules mitrales.
Toutes les impressions auditives, visuelles ou olfactives recueillies par les neurones sensibles périphériques se transmettent donc exclusivement aux cellules d'origine des fibres des voies centrales correspondantes.
TABLEAU montrant la constitution des différentes