III : Nerf oculo-moteur commun
H : Nerf optique.
aq. S. : Coupe de l'aqueduc de Sylvius dans le cerveau
moyen.
cerv. : Partie de la face supérieure du cervelet qui n'est pas recouverte par la tente.
im
médiane interfiémîsphérique constitue h faux ihi cerveau, v\c.. 118. Les faces latérales de ce prolongement sont libres, elles répondent aux faces internes des hémisphères cérébraux. Le bord supérieur est adhérent, il répond à la gouttière longitudinale qui existe, sur la ligne médiane, à la face interne de la calotte crânienne, depuis la crête du frontal jusqu'à
■s, lut-
FiG. 118.
Section sagittale faite un peu en deliors de la ligne médiane sur un crâne où les
prolongements de la dure-mère étaient conservés. Gr; nat. 2/3.
s. long. inf. : Sinus longitudinal inférieur. s. l. sup.. : Sinus longitudinal supérieur. f. cerv. : Faux du cerveau.
con/î. : Confluent des sinus.
f. cervel. : Faux du cervelet.
s. dr. : Sinus droit.
s. lot. : Sinus latéral.
tente : Partie de la tente du cervelet.
la protubérance occipitale interne. Le long de ce bord, la dure-mère se dédouble en deux feuillets qui circonscrivent un espace triangulaire : le sinus longiludinal ou sagittal supérieur {sinus sagittalis supcrior). Au niveau de la protubérance occipitale interne, ce sinus longitudinal supérieur s'élargit considérablement en se réunissant avec les deux sinus latéraux et forme le conjluent des sinus [confluens sinuum).
Le bord inférieur de la faux du cerveau est libre : il répond en
arrière à la face convexe du corps calleux; en avant, il reste séparé (le cette lace sur une étendue de dix à quinze millimètres, de sorte (pie là les deux hémisphères cérébraux sont directement en contact. Dans l'épaisseur de la dure-mère, il existe, le long de la moitié postérieure de ce bord inférieur, un sinus veineux : le sinus longitudinal ou sagittal inférieur (sinus sagittnlis inferior).
Par son extrémité antérieure la faux du cerveau adhère à l'apophyse crista-galli de l'ethmoïde. Son extrémité postérieure, beaucoup plus large, se continue avec la face supérieure de la tente du cervelet. Le long de la ligne d'insertion de la faux du cerveau à la face supérieure de la tente du cervelet, il existe un sinus veineux qui relie le sinus longitudinal inférieur au continent des sinus : c'est le sinus droit (sinus reclus).
La faux du cervelet est un prolongement vertical de la dure-inère, qui part de la face interne de l'occipital, depuis la protubérance occipitale interne jusque près du bord postérieur du trou occipital, et qui s'engage dans l'échancrure que présente le bord postérieur du cervelet. Ses faces latérales sont libres et répondent à la partie postérieure des hémisphères cérébelleux. Son bord antérieur est libre et répond à l'extrémité postérieure du lobe médian. Son bord postérieur renferme deux sinus très grêles : les sinus occipitaux latéraux (sinus occipitalis), qui communiquent en haut avec le confluent des sinus et se rendent en bas vers le trou déchiré postérieur. L'extrémité supérieure large s'insère sur la face inférieure de la tente du cervelet; l'extrémité inférieure effilée se bifurque et se perd autour du trou occipital.
Outre les sinus veineux qui résultent d'un écartement local des deux feuillets constitutifs de la dure-mère, on trouve encore dans l'épaisseur de celle-ci de petites cavités irrégulières, qui ont leur siège de prédilection de chaque côté du sinus longitudinal supérieur. Signalées par Faivre en ISSS, elles ont été décrites pour la première fois, en 1868, par Trolard qui leur donna le nom de lacs sanguins Ces cavités intra-durales communiquent avec le sinus longitudinal supérieur, avec les veines méningées et avec les veines cérébrales. Trolard les considère comme des réservoirs destinés à recevoir momentanément le trop plein du sang veineux, quand la circulation crânienne est quelque peu gênée, en attendant que ce sang veineux puisse être déversé dans les veines extra-craniennes, soit par les veines méningées, soit par les veines diploïques.
Quand on enlève, sur un cadavre, la calotte du crâne par un trait de scie horizontal, on trouve sur la face externe de la dure-mère ainsi
mise à nu, de chaque côté et un peu en dehors du sinus longitudinal supérieur, de petites masses granuleuses hlanchâtres : elles constituent ce qu'on appelle les granulations de Pacchioni ou granulations arachnoidiennes (granulationes arachnoideales seu Pacchioni). Elles n'existent pas chez l'enfant, mais deviennent de plus en plus apparentes et de plus en plus nombreuses avec l'âge. D'après Trolaud, ces granulations sont des productions de la membrane arachnoïdienne; nous y reviendrons en parlant de l'arachnoïde. Elles nous intéressent pour le moment, parce que c'est précisément à leur niveau que se trouvent les cavités intradurales qui constituent les lacs sanguins. Ces granulations font saillie sur le plancher de ces lacs; en continuant à se développer, elles gagnent
la voûte de ces cavités et l'amincissent considérablement jusqu'à la réduire au simple revêtement endothélial, fig. 119; elles repoussent même celui-ci au-dehors et viennent toucher la face interne des os qu'elles rongent, produisant ainsi à la face interne du pariétal, tout près de son bord supérieur, des dépressions plus ou moins profondes. Dans certains cas même, relativement assez rares, elles peuvent percer d'outre en outre toute l'épaisseur du pariétal et faire hernie à la face externe du crâne.
Pendant ce développement lent mais continu, la granulation de Pacchioni reste toujours recouverte par le lac sanguin.
En pénétrant jusque dans le diploë des os pariétaux, ce lac sanguin peut se mettre en rapport avec des veines diploïques, voire même avec des veines extra-craniennes et servir encore de cette manière comme dérivatif à la circulation veineuse intra-cranienne.
La dure-mère crânienne reçoit des
branches nerveuses du rameau nasal de
l'opthalmique pour sa partie frontale, du
nerf maxillaire inférieur, branches qui accompagnent la distribution
de l'artère méningée moyenne; enfin des branches provenant directement
Fig. 119.
Figure schématique montrant
les rapports d'une granulation de
Pacchioni avec un lac sanguin de la
dure-mère (d'après Schwalbe).
: Villosité de l'arachnoïde.
: Feuillet profond de la duremère.
: Feuillet supérieur de la duremère.
: Lac sanguin.
: Dure-mère.
arach. : Arachnoïde.
t. ss : Tissu sous-arachnoïdien.
: Pie-mère.
Ecorce grise du cerveau.
P dm'
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Is dm,
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du nerf ophthalmiqiie et connues sous le nom de nerfs récurrents d'Arnold, elles sont dostiiiéf'S à la tente du cervelet.
Pie-mère.
La pie-mère constitue l'enveloppe la plus interne de l'axe cérébrospinal. Elle se trouve partout directement en contact avec le tissu nerveux sous-jacent, auquel elle est unie intimement grâce aux nombreuses artérioles qui proviennent des vaisseaux sanguins renfermés dans la pie-mère et qui pénètrent de tous côtés dans la substance nerveuse. C'est dans la pie-mère, en effet, que se divisent et se subdivisent les artères qui doivent amener le sang au système nerveux central, de telle sorte que cette membrane est considérée à juste titre comme la membrane nourricière de l'axe cérébro-spinal.
Pie-mère spinale (pia mater spinalis). La moelle épinière est enveloppée directement par la pie-mère. Celle-ci envoie un repli au fond de la fissure médiane longitudinale ventrale, tandis que partout ailleurs elle adhère intimement à la surface externe de la substance nerveuse.
Au niveau du sillon médian longitudinal postérieur et du sillon paramédian postérieur, l'adhérence est un peu plus forte, non pas, comme on l'a cru pendant longtemps, parce que, à ces niveaux, la pie-mère envoie dans l'épaisseur de la moelle épinière des cloisons conjonctives, mais parce que les cellules de neuroglie et les cellules épendymaires, qui constituent ces cloisons, viennent s'insérer par leurs prolongements périphériques aux couches profondes de la pie-mère, ainsi que nous le verrons en étudiant la structure interne de la moelle épinière.
Pie -mère crânienne (pia mater encephali). La pie -mère crânienne recouvre immédiatement la face externe de l'encéphale : elle s'insinue dans tous les sillons et recouvre toutes les circonvolutions. L'adhérence de la pie-mère crânienne à la substance nerveuse est beaucoup moins intime que pour la pie-mère spinale, aussi, sur tout le pourtour de l'encéphale la pie-mère se laisse-t-elle enlever avec la plus grande facilité.
L'adhérence est plus intime tout le long de la fente cérébrale de Bir.HAT et sur la face postérieure du rhombencéphale, entre la face inférieure du cervelet et la face postérieure de la moelle allongée, parce que , à ces niveaux , la pie-mère refoulant l'épithélium épendymaire pénètre dans le troisième ventricule, les ventricules latéraux et dans le quatrième ventricule pour constituer les toiles choroïdiennes.
La partie latérale de la fente de Bichat correspond à la fissure de
l'hippocampe. A ce niveau, la pie-mère pénètre dans le prolongement temporal du ventricule latéral pour y constituer la partie inférieure du plexus choroïde latéral, fk;. 120.
tciruL j32.cA^. IV. c com.unt.
I \ circ^. occ. ie-Tixp. c^xt-.
S occ^.taizp]
FiG. 120.
Coupe à travers le prolongement temporal du ventricule latéral (d'après Edinger).
band. : Bandelette optique.
ne : Queue de noyau caudé.
pi. ch. : Plexus choroïde.
com. ant. : Fibres de la commissure antér. vl : Cavité ventriculaire.
cA : Corne d'AMMON.
f. li. : Faisceau longitudinal inférieur (fibres d'association).
fd : Faisceau denté.
fi. : Fimbria.
La partie moyenne de la fente de Bichat est limitée par le bourrelet du corps calleux et par les éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux. Par cette fente, la pie-mère pénètre horizontalement dans le troisième V3ntricu!e jusqu'au niveau des piliers antérieurs de la voûte à trois piliers. Elle recouvre directement le troisième ventricule
et repose par ses bords latéraux sur les deux couches optiques. On rappelle la toiU' choroidienne du troisième ventricule (tela chorioidea vcntriculi tertii).
Elle a une Ibnuu triangulaire à base postérieure, vu;. I2l. Ses
FiG. 121.
La toile choroidienne du troisième ventricule. Gr. nat. 2/3.
bords latéraux s'engagent entre la couche optique et le bord libre de la voûte à trois piliers, jusque dans le ventricule latéral et reposent dans le sillon choroïdien que présente la face supérieure de la couche optique. Le long de ces bords latéraux existent les plexus choroïdes des ventricules latéraux (plexus chorioideus ventriculi lateralis) qui se continuent en arrière avec le plexus choroïde du prolongement temporal.
Ces plexus choroïdes sont recouverts par l'épithéliiim épendymaire ou lame cJioroicUenne épithéliale (lamina cJwrwidea épitheHalis) se continuant, d'une part, en avant, avec l'épithélium épendymaire de la couche ojitique formant la lamina affixa, en arrière, avec répithélium qui tapisse la voûte du prolongement temporal du ventricule latéral et, d'autre part, avec l'épithélium épendymaire de la voûte à trois piliers depuis le trou de MoNRO jusqu'à l'extrémité de la fimbria. Le ventricule latéral se trouve donc fermé, en dedans et sur toute sa longueur, par cet épithélium épendymaire recouvrant le plexus choroïde, fig. 122.
Coupe transversale passant par la toile clioroïdienne du troisième ventricule et les parties voisines (d'après W. His).
// : Ventricule latéral.