‹ Anatomie du système nerveux de l'homme. Lecons professées à l'Université de LouvainChapitre 61 sur 174 · Partie de la moelle dorsale montrant le ligament dentelé. Gr. nat · texte numérisé non relu

Partie de la moelle dorsale montrant le ligament dentelé. Gr. nat

smld : Sillon médian longitudinal postérieur.

rac. ant. : Racines antérieures des nerfs spinaux.

d. m. : Partie de la dure-mère.

liff. dent. : Ligament dentelé.

ffffs : Ganglions spinaux.

La face interne de la dure-mère spinale est encore unie de chaque côté à la pie-mère par le ligament dentelé {Ugamentum denticulatum). On donne ce nom à une bande fibreuse étendue verticalement entre les

pcd

racines antérieures et les racines postérieures des nerfs cervicaux et des nerfs dorsaux et reliant la face latérale de la moelle épinière à la face interne de la dure-mère, fig. 114. Le bord interne de ce ligament se continue directement avec la pie-mère depuis le premier nerf cervical jusqu'au premier nerf lombaire. Le bord externe est f^^stonné : libre le long des arcades, il s'insère par ses parties saillantes à la face interne

de la dure- mère, au milieu de l'espace qui sépare la sortie de deux nerfs périphériques voisins.

A son extrémité supérieure, la duremère spinale adhère intimement sur tout le pourtour du trou occipital en se continuant avec la dure-mère crânienne.

L'extrémité inférieure forme un sac enveloppant toutes les racines nerveuses qui constituent la queue de cheval. Elle se termine en cul- de-sac au niveau de la deuxième ou troisième vertèbre sacrée et se prolonge sur le fdet terminal, qu'elle accompagne jusque sur la face postérieure du coccyx [filum durae watris spinalis),

Dure-mère crânienne {dura mater encephali). La dure-mère crânienne forme l'enveloppe la plus externe de l'encéphale.

Elle est intimement adhérente à la face interne des os du crâne, dont elle constitue le périoste interne. Cette adhérence est surtout prononcée à la base du crâne,

Fig. 115.

Face dorsale de la partie inférieure de la moelle épinière avec la queue de cheval, après l'ouverture de la dure-mère. Gr. nat. 1/2. DXII : Douzième nerf dorsal.

Ll et L V : Premier et cinquième nerfs lombaires, SI et S V : Premier et cinquième nerfs sacrés. Cl : Premier nerf coccygiea.

ft : Filet terminal.

(/ff : Ganglions spinaux.

smld : Sillon médian postérieur.

scd : Sillon collatéral postérieur.

dm : Dure-mère ouverte.

non pas soiilemont à c.liiso des nombreux nerfs crâniens qui, en passant par les orifices de la base, reçoivent de la dure-mère une enveloppe conjonctive, mais surtout à cause des différentes saillies osseuses auxquelles la dure-mère adlière intimement : l'apophyse crista-galli de l'etlimoïde, le bord postérieur des petites ailes du sphénoïde, le bord supérieur de la portion pierreuse du temporal, le pourtour de la selle turcique, la saillie cruciforme de l'occipital, etc.

Du côté de la calotte crânienne, la duremère n'adhère fortement qu'aux sutures ; ailleurs elle se laisse détacher assez facilement de la face interne des os. Cette adhérence aux os de la calotte est d'ailleurs variable d'individu à individu et augmente considérablement avec l'âge.

Entre la face externe de la dure-mère et la face interne des os, on trouve les ramifications des artères et des veines méningées, fig. 1 16 : l'artère méningée antérieure provenant de l'artère ethmoïdale ; l'artère méningée moyenne, la plus importante et la plus volumineuse, provenant de l'artère maxillaire interne ; l'artère méningée postérieure, qui entre dans le crâne par le

Fig. 116.

Dure-mère crânienne après enlèvement de la calotte, du crâne. Gr. nat, 1/3.

Artère méningée antérieure.

Artère méningée moyenne.

Granulations de Pacchioni.

Artère méningée postérieure.

Traces de l'adhérence à la suture coronaire. Traces de l'adhéi^ence à la suture sagittale. Traces de l'adhérence à la suture lambdoïde. Sinus longitudinal supérieur.

s. l. Slip.

trou déchiré postérieur,

comme branche de l'artère vertébrale.

Les veines méningées accompagnent les artères. Elles s'ouvrent d'une part dans le sinus longitudinal supérieur, d'autre part dans les veines extra-craniennes correspondantes aux artères.

La face externe de la dure-mère est rugueuse. Sa face interne est lisse et polie. Elle est tapissée d'une couche de cellules endothéliales, que les auteurs français considèrent comme représentant le feuillet pariétal d'une séreuse. Cette face interne est libre sur toute son étendue. Elle répond au feuillet méningé moyen ou arachnoïde. Elle n'est reliée à ce feuillet que par les veines qui viennent de la pie-mère et traversent l'arachnoïde et les cavités sus-arachnoïdiennes pour se déverser dans les sinus veineux de la dure-mère.

De la face interne de la dure-mère crânienne partent des prolongements qui s'enfoncent entre les parties les plus volumineuses de l'encéphale pour maintenir ces parties dans leur situation respective, quelle que soit la position du corps.

L'un de ces prolongements est plus ou moins transversal. Il s'engage entre la face supérieure du cervelet et la face inférieure des lobes occipitaux du cerveau terminal jusque dans le voisinage du cerveau moyen. Il protège le cervelet de toute compression de la part du cerveau terminal. On l'appelle la tente du cervelet [tejitorhun cerebelli). L'autre a une direction verticale. Il s'étend depuis l'apophyse crista-galli de l'ethmoide jusque près du pourtour postérieur du trou occipital. Il est divisé en deux parties par la tente du cervelet. La partie la plus volumineuse s'engage entre les hémisphères cérébraux : c'est la faux du cerveau [faix cerebri). La partie postérieure occupe l'échancrure postérieure du cervelet et porte le nom de faux du cervelet [faix cerebelli).

La face supérieure de la tente du cervelet est libre et répond à la face inférieure des lobes occipitaux, fig. 117. Sur la ligne médiane elle donne insertion au prolongement vertical de la dure-mère qui s'enfonce entre les deux hémisphères cérébraux : la faux du cerveau. La face inférieure est libre aussi ; elle repose et se moule sur la face supérieure du cervelet. Sur la ligne médiane elle donne insertion à un prolongement vertical beaucoup plus grêle, qui s'engage dans l'échancrure postérieure du cervelet : la faux du cervelet.

Le bord postérieur est convexe. Il adhère à la protubérance occipitale interne, à la partie horizontale de la gouttière latérale de l'occipital et au bord supérieur libre du rocher pour se terminer de chaque côté à l'apophyse cliîioïde postérieure. Le long de la face interne de l'occipital, la tente du cervelet présente un dédoublement de ses deux feuillets constitutifs circonscrivant une cavité triangulaire : le sinus latéral ou transverse {sinus transversus), qui correspond à la gouttière latérale. Au niveau du bord supérieur du rocher, il existe, dans l'épaisseur du bord

adhérent de la tente du cervelet, un sinns beaucoup plus petit : le sinus pétreux supéiicur {sinus pctrosus supcrior).

Près de l'extrémité interne du rocher, ce bord de la tente du cervelet passe comme un pont au-dessus de la petite dépression que présente à ce niveau la portion pierreuse du temporal et aide ainsi à circonscrire un orifice ovalaire, par lequel passe le nerf trijumeau.

Le bord antérieur de la tente du cervelet est libre. Il circonscrit une ouverture ogivale, par laquelle passe le cerveau moyen. De chaque côté, l'extrémité antérieure de ce bord passe audessus de l'extrémité antérieure du bord postérieur pour aller s'insérer à l'apophyse cli7ioïde antérieure.

Le petit espace triangulaire, compris de chaque côté de la selle turcique entre le bord postérieur de la tente s'insérant à l'apophyse

postérieure, le bord antérieur attaché à l'apophyse clinoïde antérieure et une ligne fictive unissant ces deux apophyses, est fermé par une expansion de la duremère. Cette expansion est traversée, ainsi que nous le verrons plus tard, par le nerf oculo-moteur commun et par le nerf pathétique.

Le prolongement vertical de la dure-mère qui s'engage dans la scissure

FiG. 117.

clinoïde La tente du cervelet vue par sa face supérieure. Gr. nat, 1/2. tente : Tente du cervelet.

confl. : Confluent des sinus.

sin. lat. : Sinus latéral ouvert.

s.lonff. inf. : Section du sinus longitudinal inférieur. 1 V : Nerf pathétique.

car. : Coupe de la carotide interne.

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