C. Sillons tertiaires
Outre les sillons primaires et les sillons secondaires, qui sont des sillons typiques et constants et qui divisent la surface des hémisphères cérébraux en lobes et en circonvolutions, il existe encore des sillons tertiaires, atypiques ou inconstants, dont la disposition \ arie de ceiveau à cerveau et qui masquent plus ou moins la topo-
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graphie normale. Aussi, quand on examine la surface d’un hémisphère cérébral, doit-on toujours commencer par rechercher les sillons primaires : i° la fissure de Sylvius que l’on trouvera sans aucune difficulté ; 2° le sillon de Rolando que l’on cherchera, d’une part, dans l’angle formé par le rameau horizontal postérieur et le rameau vertical antérieur de la fissure de Sylvius et, d’autre part, près de la fissure médiane inttrhémisphérique au-devant de la terminaison du sillon calloso-marginal ; 3° enfin la fissure pariéto-occipitale que l’on reconnaîtra facilement sur la face interne et la face externe de l’hémisphère cérébral. Par là, on a déjà les limites des différents lobes de la face externe de l’hémisphère et on trouvera facilement, dans chacun d’eux, les sillons secondaires circonscrivant les circonvolutions.
Sur la face inférieure de l’hémisphère cérébral on trouvera sans difficulté le commencement de la fissure de Sylvius séparant le lobe orbitaire du lobe temporo-occipital.
Enfin, sur la face interne, la fissure perpendiculaire interne et la fissure calcarine frappent de suite les regards.
Rapport entre les sillons principaux de la face externe et les sutures
de la boîte crânienne.
Un point intéressant à connaître, c’est la situation des sillons et des circonvolutions par rapport aux sutures de la boîte crânienne, FIG. 87. D’après les recherches faites par un grand nombre d’auteurs, le sillon de Rolando répond à la face interne de l’os pariétal, un peu en arrière de la suture coronaire. Sa direction est oblique en bas et en avant. Son extrémité supérieure est située 48 mm. en arrière de la suture coronaire, tandis que pour son extrémité inférieure, qui s’étend jusque près du bord supérieur de la portion squammeuse du temporal, cette distance n’est que de 28 mm.
Pour la fissure de Sylvils on prend comme point de repère la bifurcation de cette fissure en rameau horizontal postérieur et rameau antérieur ascendant ; cette bifurcation se fait au point de réunion de l’extrémité supérieure de la grande aile du sphénoïde avec la sutuie squammeuse.
La fissure pariéto-occipitale se trouve au point de réunion de la suture sagittale avec la suture lambdoide.
Pour déterminer, sur le vivant, la position exacte des trois sillons piimaiies de la face externe des hémisphères cérébraux, on doit avoir recours à certains points
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de repère Axes et tracer, avec leurs secours, ce qu’on appelle la ligne rolandique, la ligne occipitale et la ligne syl vienne.
Ligne rolandique. Pour tracer cette ligne il faut commencer par établir la position exacte de l’extrémité supérieure et de l’extrémité inférieure du sillon de Rolando. Voici comment Poirier conseille de faire. Pour l’extrémité supérieure : « Mesurer avec soin la distance qui sépare le fond de l’angle naso-frontal de 1 inion (c’est-à-dire de la protubérance occipitale externe), en suivant bien la ligne sagittale ou ligne médiane antéro-postérieure ; prendre la moitié de cette distance à partir
Rapports des sillons principaux de la face externe du cerveau terminal avec les sutures du crâne, d’après Broca et Ecker (Sciiwalbe).
sc. R. : Sillon de Rolando.
s. int‘ : Sillon interpariétal.
sc. Sylv. : Fissure de Sylvius.
y. v. a. : Rameau vertical antérieur 'de la fissure de Sylvius.
sc. p. occ. : Fissure pariéto-occipitale. cer. : Cervelet.
du point nasal, y ajouter 2 cm. en arrière et marquer ce point qui donne certainement, à 1 cm. près, le point de la voûte qui répond au haut du sillon de Rolando ». Pour l’extrémité inférieure : « Reconnaître et tracer au crayon l’arcade zygomatique Qui est sensiblement horizontale ; sur cette ligne de l’arcade élever une perpendiculaire passant juste au-devant du tragus, par la fossette ou dépression pré-auriculaire , et compter, à partir du trou auditif, 7 cm. sur cette perpendiculaire». En iéunissant les deux points on obtient la ligne rolandique.
Ligne occipitale. Cette ligne indique la position de la fissure perpendiculaire externe. Pour la tracer, il suffit de tirer une perpendiculaire sur la ligne sagittale au niveau du lambda. Celui-ci se trouve, d apiès Poirier, 6 à 7 cm. au-dessus de la protubérance occipitale externe.
Ligne sylvünne. La plus facile à tracer est la ligne de Poirier , c’est-à-dire une ligne oblique reliant le lambda à l’angle fronto-nasal en passant environ à 6 cm. -au-dessus du trou auditif.
Littérature.
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