CI : Premier nerf coccygien
ft : Filet terminal.
gg : Ganglions spinaux.
smld : Sillon médian postérieur. scd : Sillon collatéral postérieur.
dm : Dure-mère ouverte.
l’enveloppe la plus externe de l’encéphale. Elle est intimement adhérente à la face interne des os du crâne, dont elle constitue le périoste interne. Cette adhérence est surtout prononcée à la base du crâne, non pas seulement à cause des nombreux nerfs crâniens qui, en passant par les orifices de la base, reçoivent de la dure-mère une enveloppe conjonctive, mais surtout à cause des differentes saillies osseuses auxquelles la dure-mère adhère intimement:
l’apophyse cristagalli del’ethmoïde, le bord postérieur des petites ailes du sphénoïde, le bord supérieur de la portion pierreuse du temporal, le pourtour de la selle turcique, la saillie cruciforme de l’occipital, etc.
Du côté de la calotte crânienne, la dure-mère n’adhère
fortement qu’aux sutures; ailleurs elle se laisse détacher assez facilement de la face interne des os. Cette adhérence aux os de la calotte est d’ailleurs variable d’individu à individu et augmente considé-
Fig. 124.
Dure-mère crânienne après enlèvement de la calotte du crâne. Gr. nat. 1/3.
a. m. a. : Artère méningée antérieure.
a. m. m. : Artère méningée moyenne.
P : Granulations de Pacchioni.
a. m. p. : Artère méningée postérieure.
s. c. : Traces de l’adhérence à la suture coronaire. s. g. : Traces de l’adhérence à ia suture sagittale, s. I. : Traces de l’adhérence à la suture lambdoïde. s. I. sup. : Sinus longitudinal supérieur.
rablement avec l’âge.
Entre la face externe de la dure-mère et la face interne des os, on trouve les ramifications des artères et des veines méningées, fig. 124 : l’artère méningée antérieure provenant de l’artère ethmoi-
dale ; l’artère méningée moyenne, la plus importante et la plus volumineuse, provenant de l’artère maxillaire interne ; l’artère méningée postérieure, qui entre dans le crâne par le trou déchiré postérieur, comme branche de l’artère vertébrale.
Les veines méningées accompagnent les artères. Elles s’ouvrent d’une part dans le sinus longitudinal supérieur, d’autre part dans les veines extra-craniennes correspondantes aux artères.
La face externe de la dure-mère est rugueuse. Sa face interne est lisse et polie. Elle est tapissée d’une couche de cellules endothéliales, que les auteurs français considèrent comme représentant le feuillet pariétal d’une séreuse. Cette face interne est libre sur toute son étendue. Elle répond au feuillet méningé moyen ou arachnoïde. Elle n’est reliée à ce feuillet que par les veines qui viennent de la pie-mère et traversent l’arachnoïde et les cavités sus-arachnoïdiennes pour se déverser dans les sinus veineux de la dure-mère.
De la face interne de la dure-mère crânienne partent des prolongements qui s’enfoncent entre les parties les plus volumineuses de l’encéphale pour maintenir ces parties dans leur situation respective, quelle que soit la position du corps.
L’un de ces prolongements est plus ou moins transversal. Il s’engage entre la face supérieure du cervelet et la face inférieure des lobes occipitaux du cerveau terminal jusque dans le voisinage du cerveau moyen. Il protège le cervelet de toute compression de la part du cerveau terminal. On l’appelle tente du cervelet (tentorium cerebelli). L’autre a une direction verticale. Il s’étend depuis l’apophyse cristagalli de l’ethmoïde jusque près du pourtour postérieur du trou occipital. Il est divisé en deux parties par la tente du cervelet. La partie la plus volumineuse s’engage entre les hémisphères cérébraux : la faux du cerveau (ferlx cerebri). La partie postérieure occupe l’échancrure du cervelet et porte le nom de faux du cervelet (faix cerebelli).
La face supérieure de la tente du cervelet est libre et répond à la face inférieure des lobes occipitaux, FIG. 125. Sur la ligne médiane elle donne insertion au prolongement vertical de la dure-mère qui s’enfonce entre les deux hémisphères cérébraux : la faux du cerveau. La face inférieure est libre aussi ; elle repose et se moule sur la face supérieure du cervelet. Sur la ligne médiane elle donne insertion à un prolongement vertical beaucoup plus grêle, qui s’engage dans l’échancrure postérieure du cervelet : la faux du cervelet.
Le bord postérieur est convexe. Il adhère à la protubérance
occipitale interne, à la partie horizontale de la gouttière latérale de l’occipital et au bord supérieur libre du rocher pour se terminer de chaque côté à Y apophyse clinoïde postérieure. Le long de la face interne de l’occipital, la tente du cervelet présente un dédoublement de ses deux feuillets constitutifs circonscrivant une cavité triangulaire :
le sinus latéral ou transverse (sinus transver sus), qui correspond à la gouttière latérale.
Au niveau du bord supérieur du rocher, il existe, dans l’épaisseur du bord adhérent de la tente du cervelet, un sinus beaucoup plus petit : le sinus pétreux supérieur (sinus petrosus super i or).
Près de l’extrémité interne du rocher, ce bord de la tente du cervelet passe comme un pont au-dessus de la petite dépression que présente à ce niveau la portion pierreuse du temporal et aide ainsi à circonscrire un orifice ovalaire, par lequel passe le nerf trijumeau.
Fig. 125.
La tente du cervelet vue par sa face supérieure. Gr. nat. 1/2.
tente : Tente du cervelet.
confl. : Confluent des sinus.
s in. lat. : Sinus latéral ouvert, s. long. inf. : Section du sinus longitudinal inférieur.