IV : Nerf pathétique
Coupe de la carotide interne.
Nerf oculo-moteur commun.
Nerf optique.
Coupe de l’aqueduc de Sylvius dans le cerveau moyen.
Partie de la face supérieure du cervelet qui n’est pas recouverte par la tente.
car.
aq. S.
cerv. :
Le bord antérieur de la tente du cervelet est libre. Il circonscrit
une ouverture ogivale,, par laquelle passe le cerveau moyen. De chaque côté, l’extrémité antérieure de ce bord passe au-dessus de l’extrémité antérieure du bord postérieur pour aller s’insérer à l'apophyse clinoïde antérieure.
Le petit espace triangulaire, compris de chaque côté de la selle turcique entre le bord postérieur de la tente s’insérant à l’apophyse
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Section sagittale faite un peu en dehors de la ligne médiane sur un crâne où les prolongements de la dure-mère étaient.conservés. Gr. nat. 2/3.
s. long. inf. : Sinus longitudinal inférieur. s. I. sup. : Sinus longitudinal supérieur /. cerv. : Faux du cerveau..
confl. : Confluent des sinus.
f. cervel. : Faux du cervelet.
s. tir- : Sinus droit, s. lat. : Sinus latéral.
tente : Partie de la tente du cervelet.
clinoïde postérieure, le bord antérieur attaché à 1 apophyse clinoïde antérieure et une ligne fictive unissant ces deux apophyses, est fermé par une expansion de la dure-mère. Cette expansion est traversée, ainsi que nous le verrons plus tard, par le nerf oculo-moteur commun et par le nerf pathétique.
Le prolongement vertical de la dure-mère qui s’engage dans la
scissure interhémisphérique constitue la faux du cerveau, FIG. 126. Les faces latérales de ce prolongement sont libres, elles répondent aux faces internes des hémisphères cérébraux. Le bord supérieur est adhérent, il répond à la gouttière longitudinale qui existe, sur la ligne médiane, à la face interne de la calotte crânienne, depuis la crête du frontal jusqu’à la protubérance occipitale interne. Le long de ce bord, la dure-mère se dédouble en deux feuillets qui circonscrivent un espace triangulaire : le sinus longitudinal ou sagittal supérieur (sinus sagittalis superior). Au niveau de la protubérance occipitale interne, ce sinus longitudinal supérieur s’élargit considérablement en se réunissant avec les deux sinus latéraux et forme le confluent des sinus (conflit en s sinuum).
Le bord inférieur de la faux du cerveau est libre : il répond en arrière à la face convexe du corps calleux ; en avant, il reste séparé de cette face sur une étendue de dix à quinze millimètres, de sorte que laies deux hémisphères cérébraux sont directement en contact; Dans l’épaisseur de la dure-mère, il existe, le long de la moitié postérieure de ce bord inférieur, un sinus veineux : le sinus longitudinal ou sagittal inférieur (sinus sagittalis inferior).
Par son extrémité antérieure la faux cerveau adhère à l’apophyse crista-galli de l’ethmoïde. Son extrémité postérieure, beaucoup plus large, se continue avec la face supérieure de la tente du cervelet. Le long de la ligne d’insertion de la faux du cerveau à la face supérieure de la tente du cervelet, il existe un sinus veineux qui relie le sinus longitudinal inférieur au confluent des sinus : c’est le sinus droit (sinus redus).
La faux du cervelet est un prolongement vertical de la dure-mère, qui part de la face interne de l’occipital, depuis la protubérance occipitale interne jusque près du bord postérieur du trou occipital, et qui s engage dans l’échancrure que présente le bord postérieur du cervelet. Ses faces latérales sont libres et répondent à la partie postérieure des hémisphères cérébelleux. Son bord antérieur est libre et répond à 1 extrémité postérieure du lobe médian. Son bord postérieur renferme deux sinus très grêles ; les sinus occipitaux latéraux (sinus occipitalis), qui communiquent en haut avec le confluent des sinus et se rendent en bas vers le trou déchiré postérieur. L’extrémité supérieure large s’insère sur la face inférieure de la tente du cervelet; l’extrémité inférieure effilée se bifurque et se perd autour du trou occipital.
Outre les sinus veineux qui résultent d’un écartement local des deux feuillets constitutifs de la dure-mère, on trouve encore dans l’épaisseur de celle-ci de petites cavités irrégulières, qui ont leur siège de prédilection de chaque côté du sinus longitudinal supérieur. Signalées par Faivre en i853, elles ont été décrites pour la première fois et presque en même temps par Trolard en France et par Axel Key et Retzius en Suède. Trolard leur donna le nom de lacs sanguins , Key et Retzius celui de lacunes veineuses. Ces cavités intra-durales
communiquent avec le sinus longitudinal supérieur, avec les veines méningées et avec les veines cérébrales. Trolard les considère comme des réservoirs destinés à recevoir momentanément le trop plein du sang veineux, quand la circulation crânienne est quelque peu gênée, en attendant que ce sang veineux puisse être déversé dans les veines extra-craniennes, soit par les veines méningées, soit par les veines diploïques.
Quand on enlève, sur un cadavre, la calotte du crâne par un trait de scie horizontal, on trouve sur la face externe de la dure-mère ainsi mise à nu, de chaque côté et un peu en dehors du sinus longitudinal supérieur, de petites masses granuleuses blanchâtres : elles constituent ce qu’on appelle les granulations de Pacchioni ou granulations arachnoïdiennes (granulatiohes arachnoideales seu Pacchioni). Elles
Figure schématique montrant les rapports d’une granulation de Pacchioni avec un lac sanguin de la dure-mère (d’après Schwalbe).
Villosité de l’arachnoide.
Feuillet profond de la duremère.
Feuillet supérieur de la duremère.
Lac sanguin.
Dure-mère.
Arachnoïde.
Tissu sous-arachnoïdien.
Pie-mère.
Ecorce grise du cerveau.
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t. ss.
pin :
ec.
n’existent pas chez l’enfant, mais deviennent de plus en plus apparentes et de plus en plus nombreuses avec l’âge. Ces granulations sont des productions de la membrane arachnoïdienne (Trolard, Ivey et Retzius) ; nous y reviendrons en parlant de l’arachnoïde. Elles nous intéressent pour le moment, parce que c’est précisément à leur niveau que se trouvent les cavités intra-durales qui constituent les lacs
sanguins. Ces granulations font saillie sur le plancher de ces lacs ; en continuant à se développer, elles gagnent la voûte de ces cavités et l’amincissent considérablement jusqu’à la réduire au simple revêtement endothélial, FIG. 127 ; elles repoussent même celui-ci au-dehors et viennent toucher la face interne des os qu’elles rongent, produisant ainsi à la face interne du pariétal, tout près de son bord supérieur, des dépressions plus ou moins profondes. Dans certains cas même, relativement assez rares, elles peuvent percer d’outre en outre toute l’épaisseur du pariétal et faire hernie à la face externe du crâne.
Pendant ce développement lent mais continu, la granulation de Pacchioni reste toujours recouverte par le lac sanguin. En pénétrant jusque dans le diploë des os pariétaux, ce lac sanguin peut se mettre en rapport avec d is veines diploïques, voire même avec des veines extra-craniennes e j servir encore de cette manière comme dérivatif à la circulation veineuse intra-cranienne.
La dure-mère crânienne reçoit des branches nerveuses du rameau nasal du nerf ophthalmi que pour sa partie frontale; des branches du nerf maxillaire inférieur, qui accompagnent la distribution de l’artère méningée moyenne; enfin des branches provenant directement du nerf ophthalmique, connues sous le nom de nerfs récurrents d’Arnold , et qui se rendent directement à la tente du cervelet.
Pie-mère.
La pie-mère constitue l’enveloppe la plus interne de l’axe cérébrospinal. Elle se trouve partout directement en contact avec le tissu nerveux sous-jacent, auquel elle est unie intimement grâce aux nombreuses artérioles qui proviennent des vaisseaux sanguins renfermés dans la pie-mère et qui pénètrent de tous côtés dans la substance nerveuse. C’est dans la pie-mère, en effet, que se divisent et se subdivisent les artères qui doivent amener le sang au système nerveux central, de telle sorte que cette membrane est considérée à juste titre comme la membrane nourricière de l’axe cérébro-spinal.
Pie-mère spinale (pia mater spinalis). La moelle épinière est enveloppée directement par la pie-mère. Celle-ci envoie un repli au fond de la fissure médiane longitudinale ventrale, tandis que partout ailleurs elle adhère intimement à la surface externe de la substance nerveuse.
Au niveau du sillon médian .longitudinal postérieur et du sillon paramédian postérieur, l’adhérence est un peu plus forte; non pas, comme on l’a cru pendant longtemps, parce que, à ces niveaux, la pie-mère envoie dans l’épaisseur de la moelle épinière des cloisons
Fig. 128.
Coupe à travers le prolongement temporal du ventricule latéral (d’après Edinger),
band. : Bandelette optique.
ne : Queue de noyau caudé.
pi. ch. : Plexus choroïde.
corn. ent. : Fibres de la commissure antérieure.
vl : Cavité ventriculaire.
cA : Corne d’AMMON.
/. li. : Faisceau longitudinal inférieur (fibres d’association).
fd : Faisceau denté.
û. : Fimbria.
conjonctives, mais parce que les cellules de neuroglie et les cellules épendymaires, qui constituent ces cloisons, viennent s’insérer par leurs prolongements périphériques aux couches profondes de la
pie-mère, ainsi que nous le verrons en étudiant la structure interne de la moelle épinière.
Pie-mère crânienne (pia mater encephali). La pie-mère crânienne recouvre immédiatement la face externe de l’encéphale : elle s’insinue dans tous les sillons et recouvre toutes les circonvolutions. L’adhérence de la pie-mère crânienne à la substance nerveuse est beaucoup moins intime que pour la pie-mère spinale, aussi, sur tout le pourtour de l’encéphale, la pie-mère se laisse-t-elle enlever avec la plus grande facilité.
L’adhérence est plus intime tout le long de la fente cérébrale de Bichat et sur la face postérieure du rhombencéphale, entre la face antérieure du cervelet et la face postérieure de la moelle allongée, parce que, à ces niveaux, la pie-mère refoulant l’épithélium épendymaire pénètre dans le troisième ventricule, les ventricules latéraux et dans le quatrième ventricule pour constituer les toiles choroïdiennes.
La partie latérale de la fente de Bichat correspond à la fissure de l’hippocampe. A ce niveau, la pie-mère pénètre dans le prolongement temporal du ventricule latéral pour y constituer la partie inférieure du plexus choroïde latéral, FIG. 128.
La partie moyenne de la fente de Bichat est limitée par le bourrelet du corps calleux et par les éminences antérieures des tubercules quadrijumeaux. Par cette fente, la pie-mère pénètre horizontalement dans le troisième ventricule jusqu’au niveau des piliers antérieurs de la voûte à trois piliers. Elle recouvre directement le troisième ventricule et repose par ses bords latéraux sur les deux couches optiques. On l’appelle la toile choroïdienne du troisième ventricule (tela chorioidea ventriculi tertii).
Elle a une forme triangulaire à base postérieure, FIG. 129. Ses bords latéraux s’engagent entre la couche optique et le bord libre de la voûte à trois piliers, jusque dans le ventricule latéral et reposent dans le sillon choroïdien que présente la face supérieure de la couche optique. Le long de ces bords latéraux .existent les plexus choroïdes des ventricules latéraux (plexus chorioideus ventriculi latcralis) qui se continuent en arrière avec le plexus choroïde du prolongement temporal.
Ces plexus choroïdes sont recouverts par l’épithélium épendymaire ou lame choroïdienne épithéliale (lamina chorioidea épithelialis). Celle-ci se continue, d’une part, en avant et en dehors, avec l’épithélium épendymaire de la couche optique formant la lamina affixa; en arrière et
en dehors, ' avec l’épithélium qui tapisse la voûte du prolongement temporal du ventricule latéral. Elle se continue, d’autre part, avec l’épithélium épendymaire de la voûte à trois piliers depuis le trou de Mon ro jusqu’à l’extrémité de la fimbria. Le ventricule latéral se
Fig. 129.
La toile chroroïdienne du troisième ventricule. Gr. nat. 2/3.
trouve donc fermé, en dedans et sur toute sa longueur, par cet épithélium épendymaire recouvrant le plexus choroïde, FIG. i3o.
Surda face inférieure de la toile choroïdienne, de chaque côté de la ligne médiane, existe le plexus choroïde médian ou plexus choroïde du troisième ventricule (plexus chorioideus ventriculi tertii). A ce niveau l’épithélium épendymaire, devenant lame choroïdienne épitheliale, quitte
le bord supéro-interne de la couche optique pour tapisser les plexus choroïdes médians et former ainsi la voûte du troisième ventricule.
Coupe transversale passant par la toile choroïdienne du troisième ventricrde et les parties voisines (d’après W. His).