COMPRESSION ET LIGATURE DES ARTÈRES
MEMBRE THORACIQUE. [Côté droit) : i° artère axillaire (25). Accessible dans toute sa longueur pour la ligature, mais quoique appuyée sur les premières côtes, difficile à comprimer en raison de sa mobilité et de l’épaisseur des muscles au-devant. Éviter en liant la veine et les nerfs du plexus brachial en bas et en dedans. (Voyez pl. 16.) — 2 "Artère humérale (26). Accessible dans toute sa longueur, appuyée sur l’humérus, liée ou comprimée préférablement au milieu ou en bas. Éviter les deux veines et le nerf médian (pl. 16). — 3 ° Artère radiale (27). Peu sûre à comprimer et difficile à lier dans la moitié supérieure de l’avant-bras, sous le long supinateur ; très accessible pour l’une ou pour l’autre opération, dans la moitié inférieure, où elle est appuyée sur le radius. — 4° Artère cubitale (28). Mêmes conditions que la radiale ; masquée en haut par la masse des pronateurs et du fléchisseur superficiel, accessible en bas, où elle s’appuie sur le cubitus, par le fléchisseur profond. Peu sûre à lier ou à comprimer, dans la paume de la main.
MEMBRE ABDOMINAL. (Côté droit) : i° artère fémorale (3g). Compressible en haut, sur l’arcade crurale et au milieu de la cuisse, sur le fémur : se lie dans les mêmes points. Plus bas, où elle s’enfonce vers le canal ostéo-fibreux, elle devient trop profonde. Éviter la veine, les vaisseaux huméraux profonds, et le rameau nerveux satellite, dégagé du nerf crural (pl. 16). — 2 0 Artère tibiale antérieure (4o). Difficilement compressible dans toute sa longueur, vu l’épaisseur des muscles, en haut, et en bas, la saillie et le jeu des tendons. La ligature s’en fait à la partie supérieure, entre le jambier antérieur et le long extenseur commun. Éviter les veines satellites et le nerf tibial antérieur (pl. 16). — 3° Artère pédieuse (40- Également facile à lier et à comprimer sur la voûte du tarse, le long du tendon de l’extenseur propre du gros orteil.
BOURGERY ET JACOB.
ANGÉIOLOGIE.
COTÉ DROIT