‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 158 sur 232 · VAISSEAUX LYMPHATIQUES · texte numérisé non relu

VAISSEAUX LYMPHATIQUES

Les lymphatiques forment un appareil vasculaire distinct des artères et des veines. Remplis par un liquide blanc ou jaunâtre, diaphanes, très déliés, aplatis, ils présentent, à de courtes distances, de nombreux étranglemensàus à la présence des valvules dans leur intérieur. Destinés à absorber les liquides blancs surlës surfaces et dans l’intimité des tissus, on en distingue de deux sortes : les lymphatiques proprement dits, et les chylifères , formant par leur réunion un seul système. Les uns et les autres sont fréquemment interrompus par dés agglomérations ou des chapelets de petits corps glanduliformes, d’un blanc rosé, les ganglions lymphatiques , où se rendent des vaisseaux afferens et d’où sortent les efferens. Les vaisseaux lymphatiques et chylifères réunis, viennent s’aboucher dans les grandes veines près des troncs brachio-céplialiques.

PRÉPARATION. La grande figure représente, sous un seul aspect, l’ensemble du système lymphatique moins les chylifères. Les vaisseaux etleurs ganglions sont figurés dans leurs connexions avec les artères et les veines. (Voyez pour les vaisseaux sanguins, pl. il.;)

Ordre de description. Les vaisseaux lymphatiques ou absorbans ayant leur origine aux extrémités et leur terminaison vers le centre circulatoire, nous les suivrons dans leur ordre naturel, en commençant par le membre abdominal, puis le membre thoracique, la tète, et enfin le tronc.

MEMBRES

Les vaisseaux et les ganglions lymphatiques y sont disposés sur deux

plans : 1° un plan sous-culané ou sus-aponévrotique, formé de nom- j breux rubans accompagnant les grandes 1 veines ; 2" un plan profond com- ,rij posé de quelques canaux isolés satellites des faisceaux vasculaires.

MEMBRE ABDOMINAL

1° PLAN SUPERFICIEL (Côtégauche).

PRÉPARATION. Côté gauche. Lymphatiques superficiels sur le plan de l’aponévrose sous-cutanée.— Côté droit. Lymphatiques profonds appliqués sur les faisceaux vasculaires. A la cuisse, la surface est formée parles muscles psoas-iliaque, fascia-lata, pectiné, adducteurs et triceps échancré. A la jambe ■. 1° pour les vaisseaux tibiaux antérieurs, on a enlevé le jambier antérieur et l’extenseur propre du gros orteil ; 2° les vaisseaux tibiaux postérieurs sont montrés sur le triceps su rai, le long fléchisseur commun étant enlevé- (Voyez pour les muscles, pl. 4; et pour les vaisseaux san- P guins , pl. il. )

Pied. Les lymphatiques superficiels naissent de la couche sous-cutanée i du pied, sur les faces dorsale (1) et plantaire. Les rameaux de la face dorsale se rassemblent le long des deux veines saphènes , principalement l’interne (2). Les rameaux de la face plantaire remontent sur les faces latérales, pour se jeter dans les troncs des veines saphènes.

Jambe. A partir du coude-pied, la veine saphène postérieure est accompagnée à distance par cinq à six rameaux qui rejoignent les troncs lymphatiques de la face interne de la cuisse, les uns en dedans, au-dessous du genou, les autres par la'face externe, au-dessus de la même articulation. Quant aux rameaux de la saphène interne au-dessus de la malléole, ils se P réunissent en deux ou trois rubans (3,3) formés d’abord de deux, puis de trois rameaux lymphatiques juxta-posés parallèlement, qui remontent sur toute la face interne de la jambe. Quelques rameaux isolés viennent en arrière de là face interne (4), et se jettent dans les courans des saphènes.,*^ à une hauteur inégale; d’autres, d’un trajet oblique, arrivent en grand | nombre des faces externe et antérieure (5,5), pour se jeter dans les mêmes courans, au-dessus du genou.

Cuisse. Au genou, le grand courant lymphatique superficiel se compose ( de quinze à vingt rameaux plus ou moins parallèles (6,6), fréquemment * anastomosés à angle très aigu, qui remontent le long de la face interne de la cuisse dans une largeur de deux pouces et demi, en suivant le trajet ijç de la saphène interne et du muscle couturier. De bas en haut, ils reçoi- , vent un grand nombre de rameaux obliques des faces interne et externe- "

ANGÉIOLOGIE.

Kégiojn IHGU1NA.LE. Dans cette région existent dix à douze ganglions disposés sur deux rangées transversales, qui reçoivent les vaisseaux superficiels de la cuisse et de l’abdomen. La rangée inférieure (a,a) comprend : 1° deux ganglions, dont un très considérable , placés sur la veine saphène interne au lieu de son abouchement, dans la veine fémorale profonde. A ces ganglions se rendent plusieurs rubans lymphatiques composés chacun de trois ou quatre vaisseaux accolés ; 2° En dehors, sur le couturier, un fort ganglion vertical, auquel se rend une traînée des lymphatiques internes. Il en est de même de petits ganglions accidentels placés dans l’espace moyen. La rangée supérieure est composée de quatre ou cinq ganglions en chapelet, liés les uns aux autres par des vaisseaux et logés dans le pli de l’aine (b). Elle reçoit les lymphatiques superficiels de l’abdomen, et de nombreux rameaux émanés de la rangée inférieure. En arrière, les deux rangées envoient de forts vaisseaux efférens, pour communiquer avec les vaisseaux et ganglions profonds. La plupart de ces . vaisseaux passent par le trou de la veine saphène interne ou par le feuille! qui revêt les gros vaisseaux.

2“ PLAN PROFOND {Côté droit).

Il naît de la surface sous-aponévrotique et des parties molles profondes des faces dorsale et plantaire du pied, et communique au travers des aponévroses avec le plan superficiel. Les lymphatiques profonds se distinguent d’après les faisceaux vasculaires qu’ils accompagnent. En général, ils constituent des rameaux d’un fort volume, onduleux dans leurtrajet, anastomosés entre eux, à angle aigu ou par des anses transversales.

Lymphatiques tibiaux antérieurs (7). — Au nombre de deux ou trois troncs, l’un remontant sur les vaisseaux pédieux et l’autre sur les vaisseaux du tarse. Ils traversent en haut le ligament inter-osseux, pour se jeter par deux troncs dans les lymphatiques péroniers, et dans l’un des ganglions inférieurs du jarret.

Lymphatiques péroniers { 8).—Ils forment deux gros rameaux nés inférieurement de la face externe du pied, et se confondent supérieurement avec les vaisseaux tibiaux avant les ganglions du jarret.

Lymphatiques tibiaux postérieurs (9). — Nés des parties molles de la face plantaire profonde, distingués d’abord en vaisseaux plantaires externes et internes, ils s’unissent comme les lymphatiques sanguins, et remontent sur la surface postérieure des vaisseaux tibiaux, divisés en quatre gros rameaux fréquemment anastomosés, qui s’inclinent supérieurement en dehors, pour recevoir les rameaux péroniers et tibiaux postérieurs. De leur jonc-

lion résultent quatre gros troncs, qui se jettent dans les ganglions poplités.

Ganglions poplités (c, c, figure 2). Au nombre de cinq ou six, élagés S des hauteurs différentes, il en existe ordinairement deux inférieurs appliqués sur les vaisseaux poplités dans l’échancrure qui sépare les condyles. Ce sont eux qui reçoivent les lymphatiques profonds tibiaux et péroniers. Au-dessus, ils envoient leurs canaux efférens, à deux autres ganglions également accolés aux vaisseaux sanguins. L’un au-dessus du condyle externe, reçoit les rameaux d’un autre ganglion superficiel placé sur le biceps, et auquel se rendent les lymphatiques saphènes postérieurs et médians (10). L’autre, situé au-dessous de l’arcade de passage des vaisseaux fémoro-poplités, reçoit des rameaux des ganglions inférieurs et en émet de supérieurs, lesquels, avec d’autres rameaux qui leur sont parallèles, forment pour la cuisse trois courans, dont le principal traversepar quatre ou cinq gros troncs (tl), l’arcade du troisième adducteur, et remonte sur les vaisseaux fémoraux. Le second accompagne les vaisseaux fémoraux profonds (12). Le troisième remonte le long de la ligne âpre pour se jeter dans un ganglion appliqué sur les vaisseaux circonflexes internes,, et communique, par ce dernier avec le chapelet ischiatique. La traînée des vaisseaux fémoraux, gagne supérieurement l’arcade crurale, où elle est rejointe par les vaisseaux efférens-des ganglions superficiels inguinaux. Tous, au nombre de quinze ou vingt, franchissent l’arcade crurale, se jettent dans un chapelet de trois ou quatre ganglions appliqué en travers sur le psoas-iliaque, et commencent au-delà, par leurs canaux de liaison , la traînée des ganglions et des lymphatiques iliaques externes.

MEMBRE THORACIQUE

PRÉPARATION. Côté gauche . Lymphatiques superficiels sur le plan de l’aponévrose sous-cutanée. Côté droit. Lymphatiques profonds appliqués sur les faisceaux vasculaires. Au Iras, la surface est formée par le brachial antérieur, le biceps étant enlevé. A Y avant-bras , la première couche des muscles est enlevée ; la surface est formée par le second radi al et le fléchisseur superficiel des doigts, échancré pour montrer les va isseaux cubitaux. (Voyez pour les muscles, pl. 4 , et pour les vaisseaux sanguins, pi. il. )

1° PLAN SUPERFICIEL {Côté gauche).

Main. Les lymphatiques de ce membre naissent de la couche superficielle de la main, sur les faces palmaire (13) et dorsale.

Les rameaux de la face dorsale, procèdent d’abord des faces colla-

AIVGÉIOLOGIE. 3

lérales des doigts. Ils accompagnent, en formant des anastomoses, les veines dorsales métacarpiennes. A la face palmaire ils naissent également des doigts, et s’unissent en arcade dans la paume de la main. Ceux des faces externe et interne remontent isolément.

Avant-bras.— Sur la face postérieure, les rameaux des veines dorsales se séparent en deux groupes externe et interne, composés chacun de huit à dix rameaux espacés, irrégulièrement parallèles, qui remontent sur les veines radiale et ^cubitale postérieures, et contournent avec elles l’avant-bras, pour gagner la face antérieure (14). En avant, les rameaux palmaires remontent avec les divisions de la veine radiale commune, et se séparent également : les uns vont rejoindre les confluens des veines médianes (15); les autres, moins nombreux, s’inclinent en dehors pour former, avec les rameaux de la radiale postérieure, le faisceau delà veine céphalique (16).

Bras. A partir du pli du bras, les lymphatiques superficiels forment deux courans. L’interne, le plus considérable, est composé de douze à quinze rameaux, espacés sur deux pouces de largeur (17). Entre eux, audessus des attaches des pronateurs est un ganglion sus-aponévrotique (d). Le faisceau interne remonte sur les côtés de la veine basilique. Quelques rameaux s’insinuent avec cette dernière, sous l’aponévrose (18); les autres forment des faisceaux rubanés par deux, trois ou quatre rameaux accolés, qui remontent jusqu’à l’aisselle. Le faisceau externe, composé de cinq ou six rameaux, qui se réduisent à de.ux ou trois, se confond en haut avec l’interne, sauf un tronc qui s’insinue avec lavcine céphalique, sous l’apo névrose, et va se jeter dans les ganglions sous-claviers (19). Les lymphatiques superficiels resserrés en un seul faisceau, à la partie supérieure et interne du bras, et rejoints par ceux qui viennent de la surface externe du deltoïde, se jettent tous dans les deux ou trois ganglions inférieurs du creux axillaire, qui reçoivent aussi, par l’autre face, les vaisseaux profonds.

2° PLAN PROFOND {Côté droit).

Les lymphatiques y naissent des parties molles profondes, surtout à la face palmaire. Ceux-ci remontent avec les artères digitales, un faible rameau pour chaque faisceau vasculaire. Ils forment, comme ces derniers, deux arcades (20) d’où procèdent des lymphatiques radiaux (21) et cubitaux (22). Les uns et les autres, au nombre de deux ou trois, accompagneiit sur l’avant-bras les faisceaux vasculaires de même dénomination, et viennent se jeter dans les ganglions profonds du pli du coude. Ces ganglions sont au nombre de cinq ou six (e,e) ; un est situé à l’embranchement des vais»-

seaux inter-osseux dont il reçoit les rameaux ; deux autres flanquent les vaisseaux cubitaux dans le point de leur jonction avec les radiaux; un ou deux se logent entre les vaisseaux huméraux et le tendon du biceps. Des rameaux établissent la liaison des uns et des autres. De leur partie supérieure se dégagent les lymphatiques huméraux profonds (23), au nombre de trois ou quatre. Ces derniers remontent dans un trajet irrégulier, se jetant ou envoyant des anastomoses, dans quatre ou cinq ganglions espacés sur la hauteur des vaisseaux (f,f). Au-delà, les canaux de continuation, ou les efférens des ganglions huméraux, vont se jeter dans les ganglions axillaires»

TÊTE

PRÉPARATION. Du côté droit, le muscle orbiculaire des paupières est enlevé; les zygomatiques sont échancrés dans leur insertion labiale. (Voyez pour les vaisseaux sanguins, pl. il.) 1

Les vaisseaux et ganglions lymphatiques de la tête se distinguent en ceux du crâne et ceux de la face ; i°

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