GANGLIONS ET VAISSEAUX LYMPHATIQUES DE LA CAVITÉ THORACIQUE
Les lymphatiques des parois comprennent trois séries. I» Une traînée de ganglions et de rameaux mammaires internes accompagnant les vaisseaux du môme nom. Ils naissent inférieurement de la surface thoracique du diaphragme dont ils reçoivent les rameaux, ets’abouchent, de chaque côté, avec d’autres rameaux intercostaux. 2» Dans toute la hauteur de la colonne dorsale du.rachis, les deux chapelets intercostaux (yy) dont les ganglions, au nombre de un ou deux entre les têtes des côtes, se lient de haut en bas les uns aux autres par des filets de communication et reçoivent en dehors les rameaux intercostaux formés par la jonction des lymphatiques de la paroi postérieure, qui accompagnent les vaisseaux sanguins de même dénomination. Sur le trajet de ces rameaux, en regard des angles des côtes, existent fréquemment un, deux ou trois petits ganglions lymphatiques. En avant, les chapelets intercostaux reçoivent, par
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îe médiastin postérieur, de nombreux rameaux superficiels des poumons. En dedans, ils donnent naissance à des troncs irréguliers de nombre et de disposition; qui montent ou descendent le long du rachis en recevant latéralement les vaisseaux efférens d’un plus ou moins grand nombre de ganglions, et finissent par se jeter dans le canal thoracique, à des hauteurs variables.
3° Aux lymphatiques des parois se rapportent les chapelets axillaires (z,z). Ils forment un amas considérable de ganglions qui ont pour origine, d’une part, les lymphatiques superficiels et profonds du membre thoracique; de l’autre , les vaisseaux et les traînées de petits ganglions qui accompagnent les vaisseaux sanguins scapulaires inférieurs, et thoraciques longs et courts. Le chapelet axillaire recouvre principalement la veine de même nom, au contour de l’apophyse coracoïde. A droite, il donne naissance à un ou deux gros troncs, le grand canal droit (B), qui se jette dans la veine sous-clavière, près de l’abouchement de la jugulaire interne, et parfois aussi un tronc isolé axillaire ou sous-clavier (C), né des ganglions souspectoraux. A gauche, il en naît un tronc axillaire (D), qui s’abouche avec le canal thoracique ou accidentellement avec la veine sous-clavière.
Les lymphatiques profonds comprennent : l u les amas ganglionnaires des médiastins, les ganglions bronchiques et ceux de la crosse de l’aorte qui reçoivent les vaisseaux des poumons et du cœur (voyez pl. 9) ; ?,° les ganglions traôhéaux indiqués plus haut pour la portion cervicale ; 3° le grand canal commun, dit canal thoracique.
CANAL THORACIQUE (a).
Confluent commun des vaisseaux chylifères et de la presque totalité des lymphatiques , le canal thoracique commence au milieu de la première vertèbre lombaire, par trois ou quatre racines (v) et quelquefois plus, nées des ganglions lombaires, outre les deux gros troncs latéraux qui le rejoignent dans la poitrine. Situé à son origine, entre les piliers du diaphragme , il traverse son ouverture aortique ; placé à droite et en arrière de l’aorte, jusqu’à la dixième vertèbre dorsale, il est dilaté à sa naissance sous forme d’une espèce de vésicule allongée, d’un aspect noueux, connue sous îe nom de citerne ou de réservoir de Pecquet. Au-dessus, le canal monte au-devant des vertèbres, dirigé un peu à gauche, entre la veine azygos et l’aorte. Rétréci en regard des 6 e et T vertèbres dorsales , il se dilate de nouveau , continue de monter, passe derrière les gros vaisseaux, traverse l’aponévrose cervico-thoracique, à gauche de la trachée-artère, s“ coude en dehors, entre l’artère carotide et la veine jugulaire interne,
s’infléchit de nouveau en bas, se dilate en une ampoule qui reçoit les troncs jugulaire et axillaire gauches et s’abouche, par un orifice garni d’une valvule, dans l’angle de jonction de la veine jugulaire interne avec la sous-clavière qui forme le tronc veineux gauche brachio-céphalique.
Dans son trajet, le canal thoracique est ordinairement côtoyé à gauche par un autre canal ou plutôt par un amas de vaisseaux flexueux, fréquemment anastomosés (E), qui reçoit des rameaux intercostaux et rejoint de nouveau le canal commun. Parfois ce diverticule latéral est remplacé par un gros vaisseau continu qui partage en deux le canal thoracique dans une portion de son étendue. Au milieu de la poitrine, ce canal reçoit les vaisseaux du foie et, en haut, ceux des poumons et du cœur par les ganglions aortiques et trachéaux.