GANGLIONS ET VAISSEAUX LYMPHATIQUES DE LA CAVITÉ ABDOMINALE
Ils se distinguent en ceux des parois et ceux de la cavité, proprement dite. Les vaisseaux des parois accompagnent au nombre d’un ou deux les vaisseaux épigastriques, iliaques et lombaires; les premiers se rendent dans les ganglions iliaques externes, les autres dans les ganglions lombaires.
Chapelets lombaires (u,u).' Ils forment autour de la portion lombaire de la colonne vertébrale un énorme amas de ganglions et de vaisseaux lymphatiques , dont la masse s’explique par ses nombreuses origines, le confluent lombaire étant à-la-fois l’aboutissant de tous les lymphatiques des deux membres abdominaux et des viscères situés dans la grande cavité
abdomino-pelvienne. G’est lui, par conséquent , qui reçoit les chylifères et formelle point de jonction de ces vaisseaux avec les lymphatiques, proprement dits. (Yoy. pour les lymphatiques des organes digestifs et génitourinaires planches 19,20, 21, 22 ). Les chapelets lombaires continuent inférieurement, sans interruption, les amas iliaques primitifs. Les ganglions qui les composent, augmentés par l’afflux considérable des vaisseaux chylifères, sont remarquables par leurs grandes dimensions et l’énorme volume des vaisseaux qui s’y ramifient ; ils forment quatre traînées distinctes, deux latérales, les plus considérables, appliquées de chaque côté dans la gouttière des vertèbres et des muscles psoas , où les ganglions se pressent et se pénètrent, pour ainsi dire, les uns les autres; deux antérieurs, placés en avant et en arrière de l’aorte et de la veine «ave inférieure qu’ils enveloppent ; ceux-ci, plus clair-semés, sont unis entre eux et avec les chapelets latéraux par de nombreux vaisseaux d’un gros volume.
Au-dessous des attacher du diaphragme, de là partie supérieure du vaste confluent lombaire, procèdent en avant trois ou quatre troncs considérables (v), qui s’insinuent dans l’ouverture aortique du diaphragme et donnent naissance, par leur réunion, à un grand canal commun, dit canal thoracique. (A). En outre, de chaque côté, les chapelets lombaires fournissent un tronc volumineux, unique ou multiple (x,x), qui pénètre dans la poitrine par les arcades des nerfs splanchniques et vient déboucher au-dessus, dans le canal thoracique, à une hauteur variable.