‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 169 sur 232 · BULBE RACHIDIEN, CRANIEN OU CÉPHALO-RACHIDIEN · texte numérisé non relu

BULBE RACHIDIEN, CRANIEN OU CÉPHALO-RACHIDIEN

En raison de la situation, de l’importance et de la spécialité des nerfs qui en émanent, on décrit à part le bulbe crânien ou moelle allongée, extrémité supérieure de la moelle épinière, avec laquelle elle se confond, mais qui s’en distingue par sa forme.

Le bulbe céphalo-rachidien, de forme conoïde, aplati d’avant en arrière, plus large à sa partie supérieure , où il paraît extérieurement séparé de la protubérance annulaire par un sillon d’étranglement transversal, aminci en bas où il se continue sans transition avec la moelle, long de trente-cinq millimètres, large de vingt-deux., épais de quinze, est logé, à la sortie du crâne, entre l’échancrure du cervelet et la gouttière basilaire. On y distingue quatre faces, une base et un sommet.

Face antérieure et inférieure. Appliquée sur la gouttière basilaire, parcourue par trois sillons longitudinaux parallèles, un médian et deux latéraux, qui interceptent, de chaque côté , deux éminences, dont l’interne se nomme la •pyramide antérieure , et l’externe , le corps olivairc. Les pyramides antérieures sont deux reliefs médians qui occupent toute la hauteur du bulbe , à la partie inférieure ou au collet duquel leurs fibres s’entrecroisent d’un côté à l’autre. Les corps olivaires, de moitié moins longs, sont intermédiaires des pyramides aux pédoncules inférieurs du cervelet, ou corps rétiformes.

Face postérieure et supérieure. En rapport avec le cervelet, elle forme la paroi antérieure du quatrième ventricule, et porte, en raison de sa forme d’un bec de plume à écrire, le nom de calamus scriptorius. Les

MASSE EINGÉPHALO-RACHIDIENIVE. 7

bords en relief, dits les pyramides postérieures , sont des renflemens des cordons médians postérieurs.

Le bulbe rachidien a de l’importance, en anatomie, comme moyen de continuité de la moelle et de la masse encéphalique. A partir de la moelle, ses faisceaux s’entrecroisent, forment les pyramides antérieures et vont se continuer au cerveau ; disposition qui rend compte de la relation entre les côtés opposés du cerveau et des membres dans l’hémiplégie; d’autres faisceaux traversent les corps rétiformes pour se rendre au cervelet.

ISTHME DE L’ENCÉPHALE. Figures 1. 3. 4.

L’isthme de l’encéphale, suivant le nom pittoresque et si juste que lui a imposé Ridley, est cette portion centrale et rétrécie de la substance nerveuse, embrassée par la petite circonférence de la tente du cervelet, qui forme le moyen d’union des trois grandes divisions de la masse encéphalo-rachidienne, la moelle épinière, le cerveau et le cervelet, dont elle réunit les faisceaux, soit qu’on la considère comme centre de convergence ou de divergence, comme un noeud commun d’intrication ou un simple trajet de communication. Cet isthme se compose de plusieurs parties : au milieu, le nœud ou la protubérance annulaire, les tubercules quadrijumeaux et la valvule deVieussens; sur les côtés, en forme divergente, en avant, les pédoncules cérébraux, et, en arrière, les pédoncules moyens cérébelleux.

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