‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 206 sur 232 · Vaisseaux courts · texte numérisé non relu

Vaisseaux courts

Veine mésentérique inférieure.

Artère mésentérique inférieure.

Artère et veine mésentériques supérieures.

Vaisseaux coliques droits.

Vaisseaux coliques gauches, i (fig. 3) Aorte et veine-cave inférieure.

' (fig. 5. 6) Section des vaisseaux iliaques primitifs sur 1

CAVITE THORACO-ABDOMINALE.

Dans sa disposition générale, le tronc est formé de deux genres d’organes très différens : 1° Une enveloppe musculaire extérieure ostéodermique, appartenant à la vie de relation; 2° sous les parois de l’enveloppe périphérique, une grande cavité, dite thoraco-abdominale , renfermant les organes de la vie de nutrition.

Ovalaire de haut en bas, et occupant toute la hauteur du tronc, la cavité thoraco-abdominale est irrégulièrement divisée, par la cloison musculaire du diaphragme, en deux autres cavités : la portion susdiaphragmatique est la cavité thoracique , formant les deux cinquièmes supérieurs ; et remplie par les poumons, organes de la respiration (B), et par le cœur (C) elles gros vaisseaux, centres delà circulation (voy. pl. 9 et 10); la portion sous-diaphragmalique consti tue "la cavité abdominale, qui occupe les trois cinquièmes inférieurs du tronc , et renferme les organes digestifs et génito-urinaires.

Dans les rapports des deux cavités , le diaphragme (z) inscrivant à l’intérieur une grande voussure bilobée , légèrement écartée des parois sur les côtés, il en résulte que les deux cavités ou les parties qu’elles renferment s’emboîtent Tune dans l’autre, avec interposition de la cloison musculaire, la surface supérieure convexe des organes de l’abdomen

étant reçue dans la surface inférieure concave des poumons, dont les bords amincis s’insinuent à la périphérie, entre le diaphragme et les parois.

De cette disposition, il ressort, quant aux parois ostéo-musculaires, que la paroi de la zone chondro-costale pu sous-sternale du thorax forme l’enveloppe commune des deux cavités qui se pénètrent, de sorte qu’un même corps vulnérant peut traverser, dans cette zone, les deux cavités et les organes qu’elles renferment. Il n’en est pas de même audessus et au-dessous. A la poitrine seule appartient la portion sternocostale de l’enveloppe périphérique, fortifiée en haut par la ceinture scapulaire. A l’abdomen est réservée la portion sous-chondrale de l’enveloppe ; plus mobile pour la flexion des deux cônes du tronc, mais aussi mal protégée, et par conséquent très vulnérable , dans la zone médiane dermo-musculaire inter-ilio-coslale, elle est au contraire très efficacement garantie en bas par la ceinture pelvienne.

CAVITÉ ABDOMINO-PELVIENNE.

Vaste enceinte ovalaire de haut en bas, un peu évasée à ses extrémités thoracique et pelvienne, et rétrécie au milieu correspondant au mince de la taille ou au plan horizontal de flexion du tronc.

Pour faciliter la localisation des viscères, on divise l’abdomen en' quatre zones transversales qui se subdivisent elles-mêmes en plusieurs régions. A la partie supérieure, la zone thoraco-èpigastrique ou chondrocostale, renfermant, au milieu, Yépigastre, et, de chaque côté, les hypochondres. A la partie moyenne, la zone mésogastrique ou inler-ilio-costale , offrant, en avant, la région ombilicale- sur les côtés , les flancs ; et en arrière, les lombes. A là partie inférieure, la zone hypogastrique , divisée en hypogastre, en avant; régions iliaques , sur les côtés. Enfin , une dernière zone est formée par 1 a petit bassin * avec ses régions pubienne, sacrocoecygicnne et périnéale. . ,

ENVELOPPE OSTÉO—MUSCULAIRE,

Le squelette solide est constitué en arrière par la colonne lombaire du rachis, et en bas par le bassin. Dans la zone intermédiaire du thorax au bassin, la paroi circulaire, formée départies molles, est soutenue par les aponévroses abdominales, tendues de haut en bas entre les deux ceintures thoracique et pelvienne, fixées en arrière à la colonne lombaire, et soudées entre elles en avant; en sorte que ces aponévroses, tendons membraneux des muscles larges, quant au mouvement, font en outre l’office d’un squelette flexible comme organes de sus-

tentation et de contention des parties renfermées dans l’abdomen.

Les aponévroses abdominales antérieures et postérieures terminent et continuent les trois grands muscles membraneux, les deux obliques (m, n)et le transverse (o), occupant les parties latérales. Entre leurs deux feuillets doubles antérieurs sont encastrés les sterno pubiens. Les triples feuillets postérieurs enveloppent et isolent en arrière , de chaque côté, la masse du sacro-spinal (q) et le carré des lombes (r), en dedans duquel descend le psoas (s).

Parois à l ’ extérieur .

La paroi antérieure correspondant à la flexion est celle où les parties molles offrent la plus grande surface. Bombée en avant, elle conserve la forme ovalaire de haut en bas entre les courbes opposées du bord cartilagineux thoracique (c) et du bord osseux inguinal pelvien, son grand diamètre médian étendu de l’apophyse xiphoïde (b) au pubis (g). Formée sous la couche dermique, par les aponévroses antérieures renfermant les sterno-pubiens et les pyramidaux, et par les extrémités des muscles larges, elle est percée de plusieurs orifices dont l’étude acquiert une grande importance en chirurgie , au point de vue accidentel des hernies. Ces trois ouvertures sont : au milieu, à la réunion des trois cinquièmes supérieurs avec les deux cinquièmes inférieurs , Vanneau ombilical, orifice de passage des vaisseaux de nutrition, chez le fœtus , convertie en une cicatrice fibreuse dans l’adulte; de chaque côté, audessus de l’aine et de l’arcade crurale , le canal inguinal compris entre les deux anneaux externe et interne, et diffèrent dans les deux sexes. 4u-dessous de cette arcade fibreuse, entre elle et le pubis , l’ouverture de passage des vaisseaux fémoraux , dit anneau crural. Ces trois orifices vasculaires sont clos, dans l’état normal, par des cloisons fibreuses, et les adhérences fibro-celluleuses des vaisseaux empêchent qu’il n’y existe d’orifices ou de canaux extérieurs aux faisceaux vasculaires. Mais par le fait d’un effort brusque, ou souvent réitéré sous la pression des viscères, les cloisons et les adhérences déchirées, éraillées ou distendues, livrent passage aux viscères et donnent lieu aux trois espèces principales de hernies ; Vombilicale, périphérique à la cicatrice de l’anneau dans l’adulte , et formée par l’éraillement des aponévroses; Vinguinale, externe ou interne , suivant qu’elle accompagne le cordon dans le trajet oblique du capal, ou qu’elle s’effectue directement par l’éraillement des aponévroses à travers l’anneau externe ; enfin, la hernie crurale , logée dans un canal accidentel compris entre la gaine des vaisseaux fémoraux et le feuillet aponévrotique d’occlusion de l’orifice de passage de la veine saphène interne.

ANAT03ÏIE ÉLÉMENTAIRE.

La paroi postérieure, très circonscrite dans sa portion appréciable à l’extérieur, s’étend de haut en bas entre les douzièmes côtes et les crêtes . iliaques. Portion la plus faible de la carapace du tronc, elle est néanmoins beaucoup plus solide, plus épaisse et mieux protégée que les parois antérieures et latérales, supportée qu’elle est, au milieu parla colonne lombaire du rachis, convexe en dedans , et fortifiée latéralement par les aponévroses postérieures du transverse , qui renferment de chaque côté les muscles des lombes. Ces derniers forment de chaque côté du rachis une gouttière de réception des viscères intestinaux.

Les parois latérales participent de la forme des précédentes, entre lesquelles elles s’étendent. Comprises entre les bords cartilagineux des ' côtes et les crêtes iliaques, elles s’élargissent graduellement d’arrière en avant, à partir du sommet de la douzième côte, leur point le plus rétréci, et se confondent, en s’évasant, avec la paroi antérieure. Elles . sont formées par les trois grands muscles larges (m, n, o). Le triangle aponévrotique situé en bas et en dehors, entre le grand dorsal, le grand oblique et la crête iliaque, est le siège de la hernie assez rare, décrite par J L. Petit.

Parois à l’intérieur.

Au-dedans delà cavité abdominale, les parois du cylindre vertical, prises à revers, sont les mêmes; mais il s’y ajoute les deux extrémités de l’ovale, qui.le complètent, et le prolongent de beaucoup en haut et en Jaas- La paroi supérieure est formée par la double voussure du diaphragme., protégée par l’enceinte des côtes aslernales, et percée par les orifices de passage des grands canaux de nutrition : le canal alimentaire ou l’œsophage; les grands courans sanguins, l’aorte (64), la veinecave inférieure (65) et la veine azygos; le conduit lymphatico-chylifère ou le canal thoracique, et enfin les nerfs splanchniques. La paroi inférieure est constituée par la surface interne du bassin , revêtue de ses muscles; de chaque côté, dans la fosse iliaque du grand bassin, les muscles psoas (s) ét iliaque (l), et, pour le petit bassin , le pyramidal, l’obturateur interne et le relevenr. Celui-ci intercepte l'orifice inférieur du petit bassin, et représente, à l’autre extrémité de la grande cavité abdominale, un petit diaphragme périnéal, auxiliaire et antagoniste, dans leurs fonctions communes, du grand diaphragme thoracique, ou diaphragme proprement dit.

. (lj Traité complet de l’anatomie de l'homme, loin. v.

ENVELOPPES VISCÉRALES.

Au nombre de deux : y un feuillet fibro-celluleüx ; 2° une membrane séreuse commune.

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