‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 210 sur 232 · SITUATION GÉNÉRALE ET CONNEXIONS DES VISCÈRES · texte numérisé non relu

SITUATION GÉNÉRALE ET CONNEXIONS DES VISCÈRES

La situation et les rapports des viscères digestifs sont déterminés par le péritoine. Ils forment par conséquent deux groupes principaux sus et sous-mésocoliques. Le premier se compose des organes qui remplissent la double voussure du diaphragme et sont fixés à ce muscle et à la paroi ostéo-musculaire postérieure. Ils présentent deux genres de viscères : les uns denses et pesans, appliqués solidement aux parois et partout immobiles; ce sont : à droite, le foie; à gauche, la rate ; au milieu et en ar-

rière, le pancréas. Les autres sont des organes membraneux dilatables, fixés lâchement par des liens péritonéaux et susceptibles de légers flottemens sur leurs liens comme pédicules : ce sont l’estomac et le duodénum.

Connexions. 1° Le foie , très volumineux, remplit l’hypochondre droit. Il est en rapport, par sa face convexe, avec le diaphragme, en haut, et avec le même muscle qui le sépare de la paroi thoracique en avant, en arrière et sur la paroi latérale; par sa face concave, il répond à l’extrémité pylorique de l’estomac, au duodénum, à la courbe du colon ascendant et transverse, et à la partie supérieure du rein droit. 2° La rate, mince et d’un petit volume, est logée verticalement entre la face latérale du diaphragme et la grosse tubérosité stomacale. 3° L ‘‘estomac, dans sa position oblique et transversale, avec sa forme irrégulière et son grand volume, à l’état de réplétion, occupe tout l’espace moyen antérieur, remplit l’hypochondre gauche , et s’insinue à droite sous le foie, par son extrémité pylorique. En avant, il répond à la paroi abdominale; en arrière, au rachis et aux gros vaisseaux ; à gauche, à la rate et au diaphragme; à droite, au foie; en haut, au diaphragme , où il append à l’œsophage; en bas, au duodénum, au pancréas, au colon transverse et à son mésocolon. 4° Le duodénum, dans sa courbe à trois côtés , est couché en arrière partie sur la colonne vertébrale et les gros vaisseaux, et partie sur le rein droit. Il est recouvert, en avant, par l’estomac, le grand épiploon , le colon transverse et son mésocolon, et par l’intestin grêle. Dans sa concavité est reçue la grosse extrémité du pancréas. 6° Enfin, 1 e pancréas est couché un peu obliquement entravers de la colonne vertébrale et des gros vaisseaux, auxquels il répond en arrière. En avant, il est tapissé par le péritoine et répond à l’estomac. A droite, il est comme environné par le duodénum, et passe au-devant de sa première portion.

Le groupe sous-mèsocoligue des viscères digestifs se compose des organes creux, mobiles et flottans, ou, en d’autres termes, du canal intestinal dans ses deux portions et leurs divisions. A partir de l’arcade du colon, dont le bord supérieur forme notre plan arbitraire de division entre les deux groupes, le gros intestin trace un rectangle à trois côtés, dont le gauche se prolonge dans le petit bassin par le rectum. Les différentes portions du gros intestin se coudent à divers plans, suivant le diamètre antéro-postérieur. Le cæcum, l’arcade transverse du colon et l’S iliaque du même intestin, proéminent vers sa paroi antérieure. Au contraire, les deux colons verticaux, ascendant et descendant, et le rectum, s’incurvent sur la paroi postérieure. Entre les saillies des six portions du gros intestin sont des enfoncemens que remplissent les cir-

convolutions de l’intestin grêle. Trois de ces enfoncemens existent à la cavité abdominale, deux latéraux compris entre les colons et les parois latérales, et un médian circonscrit par les trois côtés du gros intestin, partagé au milieu par la saillie de la colonne lombaire et des gros vaisseaux, et traversé en diagonale, à droite , par la base d’adossement des deux feuillets du mésentère, origine et lieu d’expansion de l’intestin grêle. En bas , au-dessous de l’angle sacro-vertébral, l’espace médian, prolongé au bassin, est partagé verticalement, par la saillie du rectum, en deux culs-de-sac latéraux, lieu de réflexion du péritoine, et qui logent également des circonvolutions de l’intestin grêle.

Connexions. 1° Colon transverse. Situé derrière la paroi abdominale antérieure et le grand épiploon , au-devant du pancréas, du duodénum et de l’extrémité supérieure des deux reins; au-dessous de la grande courbure de l’estomac, du foie à droite et de la rate à gauche; audessus du mésentère et des circonvolutions de l’intestin grêle. 2° Caecum. Environné par l’intestin grêle, et parfois, dans l’état de plénitude, en rapport avec la paroi abdominale antérieure ; appliqué en arrière dans la fosse iliaque. 3° Colon ascendant. Adhérant en arrière à la paroi extrapéritonéale, et en rapport avec le rein de son côté. Dans le reste de son étendue, environné par l’intestin grêle. 4° Colon descendant. Mêmes rapports, à gauche, que le précédent à droite. 6° S iliaque du colon. Dans les cinq ou six courbures qu’il forme, remplit la fosse iliaque gauche ; en rapport avec l’intestin grêle et la cavité abdominale, excepté, en arrière, à son attache méso-iliaque. 6° Rectum. Appliqué verticalement dans la concavité sacro-coccygienne, mais avec une légère inclinaison du côté gauche vers le plan moyen. Excepté en arrière, à son repli mésorectal, partout enveloppé parles circonvolutions de l’intestin grêle, qui le séparent de la vessie. 7° Intestin grêle. Le plus mobile des organes creux en raison de la longueur du mésentère, son repli péritonéal d’insertion, cet intestin néanmoins, par cela même , ne peut être déplacé que de là quantité représentée par la longueur du foliole mésentérique comme rayon, de telle sorte que chaque anse intestinale doit se retrouver, sinon en travers dans un lieu fixe, du moins en hauteur, dans une zone déterminée. Adhérentes seulement par leur petite circonférence au mésentère , les circonvolutions intestinales remplissent tout l’espace compris entre les parois abdominales antérieure, postérieure et latérales, contournent la surface des gros intestins, et, par leur mobilité, s’insinuent dans les intervalles et les angles que circonscrivent les autres viscères.

BOURGERY ET JACOB.

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