MUSCLES DE LA SECONDE COUCHE
1. RHOMBOÏDE. Muscle plat, large, épais, fasciculé, rhomboïdal, situé obliquement à la partie inférieure du cou et supérieure du dos. — Insertions. En dedans par son attache aponévrotique au rachis, s’étend du ligament sur-épineux cervical et du sommet de l’apophyse épineuse de la septième vertèbre cervicale, jusqu’à celui de la cinquième dorsale, et au ligament sur-épineux correspondant,(a,a) ; en dehors, s’attache sur l’interstice du bord spinal de l’omoplate, depuis l’insertion de l’angulaire jusque auprès de l’angle inférieur, fixé au milieu, par l’intermédiaire d’une longue arcade aponévrotique verticale (b,b). — Usages. Tire l’omoplate en dedans et en haut, et par conséquent écarte l’épaule en arrière ; ses faisceaux inférieurs en élevant l’angle costal, abaissent, par un mouvement de bascule, l’articulation sçapulo-humérale. Si l’épaule est fixée, il lire sur le rachis.
PETITS DENTELÉS POSTÉRIEURS. Association de deux muscles minces, semblables de structure, de forme et d’attache, situés à chaque extrémité du thorax, et réunis par une aponévrose, en une bandelette longitudinale fibro-musculaire, disposition analogue à celle de l’occipitofrontal, et des autres muscles digastriques.
2. DENTELÉ POSTÉRIEUR ET SUPÉRIEUR, (fig. 1, 2.) Membraneux, demi-aponévrotique, de forme quadrilatère, situé obliquement à la partie supérieure du dos. — Insertions. En dedans au rachis, de la sixième apophyse épineuse cervicale, à la seconde dorsale ( c ) ; en dehors, par quatre bandelettes, sur le bord supérieur et la face externe des côtes de la seconde à la cinquième (d,d).
3. DENTELÉ POSTÉRIEUR ET INFÉRIEUR. Membraneux, le double du précédent en hauteur, plus aponévrotique que musculaire, situé à la partie inférieure du dos et supérieure des lombes. — Insertions. Par son bord spinal fixe, aux apophyses épineuses de la dixième dorsale àlatroisième lombaire (e,e) ; en dehors, par quatre languettes musculaires qui s’implantent, à angle-aigu, sur le bord inférieur des quatre dernières côtes (f,f).
4. APONÉVROSE DES DENTELÉS. Large bande, fibreuse, verticale, -qui occupe la partie moyenne et postérieure du dos. Unie en bas à l’aponévrose du grand dorsal (g), elle établit la continuité entre l’un et l’autre des muscles dentelés (h). Son épaisseur diminue graduellement de bas en haut, ses fibres les plus fortes, sont transversales, tendues entre les apophyses épineuses et les côtes.
Usages des dentelés. Ils concourent en sens inverse à écarter les côtes pour dilater la poitrine dans l’inspiration, et, sous ce rapport, ils sont synergiques dans leur action, et non antagonistes comme ils le sembleraient au premier aperçu. Tenseurs de leur aponévrose qui les sollicite à agir en commun, ils forment avec elle et les côtes une longue gaine contractile de contention de la masse sous-jacente du sacro-spinal.
5. ANGULAIRE, (fig. 1 et 2.) Long, funiculaire, plat, mais épais et contourné en sens inverse à ses extrémités. — Insertions. En haut et en dedans, comme attache fixe, par quatre tendons, aux tubercules postérieurs des apophyses transverses des quatre premières vertèbres cervicales ( i,i ). En bas, par un large faisceau unique, rubané, à l’angle interne et supérieur de l’omoplate et à la portion voisine du bord spinal (k). — Usages. Conjointement avec le trapèze, l’angulaire élève l’épaule directement; s’il agit seul, en élevant son angle d’attache, par l’effet du mouvement de bascule, il abaisse en avant l’articulation scapulo-liumérale.
6 . SPLÉNIUS. Muscle plat, membraneux, mais assez épais, en forme -de triangle isocèle, situé obliquement à la partie postérieure du cou, unique en bas, à son sommet, et divisé supérieurement eu deux faisceaux nommés les splénius du cou et de la tête. —Insertions. L’attache fixe, aponévrotique, procède des apophyses épineuses dorsales, à partir de la septième (1), en remontant vers la septième cervicale et continuant sur le ligament cervical postérieur, jusqu’à la hauteur de la troisième apophyse
MYOLOGIE. — APONÉVROLOGIE. 3
épineuse. Des deux portions du splénius nées de cette insertion, la cervicale partagée en trois faisceaux s’implante, par autant de tendons, sur le tubercule postérieur des apophyses transverses des trois premières vertèbres cervicales ; la portion céphalique, épaisse et large, s’attache sur la moitié externe de l’empreinte rugueuse située au-dessous de la ligne courbe supérieure de l’occipital (m), sur la portion mastoïdienne du temporal, et un peu sur l’apophyse mastoïde (Yoy.pl. 8 fig. 3). —Usages. S’il agit seul, le splénius incline et fléchit la tête et le cou, de son côté ; en agissant à-la-fois, les deux splénius produisent Vextension de la tête.
CÔTÉ GAUCHE