‹ [Anatomie élémentaire en 20 planches... avec un texte explicatif à part... formant un manuel complet d'anatomie physiologique... - Texte]Chapitre 67 sur 232 · MUSCLES DE LÀ TROISIÈME COUCHE · texte numérisé non relu

MUSCLES DE LÀ TROISIÈME COUCHE

7. SACRO-SPINAL. (fig. 1 et 2) Préparation. La figure 1, montre le sacro-spinal dans sa'position naturelle. Sur la figure 2, la colonne du long dorsal est renversée en dedans, et celle du sacro-lombaire en dehors.

Long muscle vertical y multifide, de forme rectangulaire, qui remplit, avec le transversaire épineux, la gouttière sacro-vertébrale de chaque côté. Il se compose d’une masse musculaire inférieure commune, et de deux longues colonnes dorso-cervicales, l’une interne le long dorsal, terminée par le transversaire ; l’autre externe le sacro-lombaire , que continue le cervical-descendant.

A. MASSE COMMUNE. Ventre charnu très fort, rectangulaire, qui remplit la gouttière lombo-sacrée. Il naît: 1° de l’aponévrose postérieure (n); 2° de l’extrémité postérieure de la crête et de l’épine iliaque (0); 3° des ligamens sacro-iliaques, et des fausses apophyses sacrées; 4° des apophyses transverses lombaires par des tenions verticaux. La masse musculaire, née de ces insertions, se divise, en regai’d de la douzième côte, en ses deux prolongemens le long dorsal et le sacro-lombaire.

B. LONG DORSAL. Fait suite à l’aponévrose postérieure, partagée en bandelettes nées des apophyses lombaires (p,p). Aux bandelettes succèdent des faisceaux qui divisent le long dorsal en deux colonnes ascedantes, l’une interne ou spinale , l’autre médiane ou costo-transversaire (fig. 2). La colonne interne ou muscles inter-épineux dorso-lombaires , formée de faisceaux demi-elliptiques qui se renferment les uns les autres, a pour centre la 11 e ou la 12' apophyse épineuse dorsale, et s’insère au sommet des

apophyses épineuses lombaires, en remontant jusqu’à celui de la troisième dorsale (q). La colonne médiane comprend deux séries de faisceaux ascendans ; une série costale , formée de huit faisceaux insérés au col des côtes delà 12 e à la6° (r,r); une série transversaire, fixée par douze tendons grêles au sommet de chacune des apophyses transverses dorsales (s,s).

C. TRANSVERSAIRE, (fig. 1,2,3). Muscle rubané, mince, contourné suivant sa longueur, situé à la partie latérale du cou, et postérieure et supérieure du dos. Il procède par cinq ou six cordelettes tendineuses, des apophyses transverses dorsales, de la seconde à la huitième (t,t). Les faisceaux qui en naissent, se rassemblent en un muscle plat, confondu en partie par un trousseau charnu avec la terminaison du grand dorsal d’une part, et avec le petit complexus de l’autre, et divisé de nouveau supérieurement en cinq faisceaux, qui s’implantent aux tubercules postérieurs des vertèbres cervicales, de la seconde ou troisième, à la sixième ou septième (u,u).

D. SACRO-LOMBAIRE, (fig. 1,2.) Né de la bifurcation de la masse commune dont il forme seulement, en volume, les deux cinquièmes externes ; il monte verticalement le long de la face postérieure du thorax, entre les angles des côtes et le bord externe du long dorsal, dont le sépare un sillon cellulaire, rétréci de bas en haut. Avant tout déplacement, il paraît seulement formé d’une série de treize fascicules ascendans, qui s’implantent successivement par un pareil nombre de tendons sur l’angle des douze côtes, et sur la dernière apophyse transverse cervicale (v,v,v,. fig. 1). Mais si, en écartant le long dorsal, on renverse le sacro-lombaire en dehors, on le trouve formé, sur sa face costale, par dix ou onze faisceaux descendons, également fixés aux côtes, mais sur des points inverses aux tendons ascendans (x,x,x. fig. 2). Les trois ou quatre tendons descendans, supérieurs, appartiennent au muscle cervical descendant, confondu par des fibres charnues avec le sacro-lombaire.

’E. CERVICAL DESCENDANT, (fig. 1,2,3.) Il résulte de ce qui précède que ce muscle est réellement le complément du sacro-lombaire. Lié avec ce dernier par ses fibres, il se compose de quatre faisceaux dont les tendons inférieurs, descendans ou dorsaux, s’implantent sur l’angle des côtes de la seconde à la cinquième (y,y), et dont les tendons supérieurs ascendans, ou cervicaux, se fixent sur le tubercule postérieur des apophyses transverses cérvicales, de la sixième à la troisième (z,z).'

Action du sacro-spinal. Ce muscle, dans son ensemble, ét ant formé d’une longue masse charnue dont le point fixe est à la gouttière lombosacrée, se décompose en quatre colonnes multifides partagées en autant de faisceaux qu’il y a d’os à mouvoir. Ces faisceaux s’implantent successi-

MYOLOGIE. - APONÉVROLOGIE. 5

veinent de bas en haut sur chacune des zones vertébro-costales, qui échelonnent le squelette dans toute la hauteur du tronc. De ces quatre colonnes, l’épineuse et la transversaire du long dorsal, tirant de haut en bas., seulement sur les vertèbres, ne peuvent produire que l’extension du tronc ; la troisième colonne ou la costale du long dorsal, qui agit sur les côtes, ajoute, à l’extension du tronc, l’abaissement de ces os par un mouvement de torsion de leur axe postérieur, et par conséquent, produit l’élévation de leur arc antérieur; d’où il suit que cette colonne concourt à l’ampliation de la poitrine et par cela même à Y inspiration. Enfin, la quatrième colonne ascendante, ou la colonne externe du sacro-lombaire, par le même mécanisme, concourt encore pour une plus grande part et à Vextension et à V inspiration-, au contraire, la colonne descendante du sacro-lombaire, dont le premier point d’appui est aux vertèbres cervicales, agit en sens inverse, c’est-à-dire élève l’angle postérieur des côtes et abaisse leur angle antérieur, d’où il suit que, impropre à l’extension du tronc, elle produit l’abaissement vertical de la poitrine, et concourt à l'expiration. C’est en raison de cet antagonisme entre les deux colonnes du sacro-lombaire, que leurs tendons, pour les côtes extrêmes, s’insèrent sur des bords inverses, tandis que sur les côtes médianes, ils s’implantent également au milieu.

8. GRAND COMPLEXUS. (fig. 1,4.) Muscle plat, épais, de forme irrégulièrement rectangulaire, situé à la partie postérieure du cou, et à l’extrémité supérieure et médiane du dos; composé de deux portions réunies dans leur attache supérieure, et sur leurs bords adjacens , l’une interne ou digastrique du cou, l’autre externe. — Insertions. Comme attache fixe nait par autant de tendons : 1° de la face postérieure des apophyses transverses des cinq, six ou sept premières vertèbres dorsales, (a,a) ; 2° des tubercules postérieurs des vertèbres cervicales, de la septième à la troisième. Des quatre ou cinq tendons inférieurs renforcés par un faisceau interne, né de l’une des apophyses épineuses dorsales, procède la portion digastrique (b), caractérisée par un tendon mitoyen au-dessus duquel le ventre supérieur monte verticalement s’insérerà l’occiput. Des tendons supérieurs naît la portion externe membraneuse, qui glisse sous l’attache du digastrique; toutes deux s’attachent par une large implantation sur les deux tiers internes de la vaste empreinte située entre les deux lignes courbes de l’occipital (c).— Usages. Antagoniste du splénius,le grand complexus tirant l’occipital de son côté, tourne la face en sens inverse. La contraction simultanée des deux oomplexus produit l’extension de la tête.

9. PETIT COMPLEXUS. (fig. 1,4.) Membraneux, grêle, de forme triangulaire, situé en dehors du précédent, à la partie postérieure et latérale

du cou.— Insertions. En bas et en dehors, aux apophyses transverses des deux premières vertèbres dorsales, et au-dessus, à la partie supérieure des tubercules articulaires des apophyses transverses cervicales de la septième à la troisième (d,d). En haut, par un tendon élargi, sur le bord inférieur et postérieur de l’apophyse mastoïde (e). — Usages. Incline légèrement la tête de son côté, les deux réunis concourent à l’extension de la tête.

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