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II. Méthodes palliatives

Le traitement palliatif, non opératoire, se propose uniquement de combaltre les symptômes et de parer au danger" i immédiat. Nôus ne l’admettons qu'à ce titre ; il exige, en effet, un

dévouement constant que nous ne pouvons exiger des proprié- taires de nos malades. Il répond à deux indications :

1° Combattre le syndrôme coprostase ;

2° Combattre le syndrôme urinaire.

Pour ce deuxième cas nous disposons théoriquement de trois - moyens :

La ponction de la vessie ; :

La cystostomie ;

Le cathétérisme, avec variante : la sonde à demeure.

La ponction de la vessie est une intervention d'urgence ; elle est commandée par un état général défaillant, par des signes de rétention et d'intoxication urinaire. Pratiquée aseptiquement, elle est d’une parfaite innocuité. On n’y aura néanmoins recours qu'après avoir tenté en vain le cathétérisme.

Elle se pratique, au ras du pubis, et après antisepsie de la région, avec une aiguille ordinaire à injections hypodermiques. Elle peut être pratiquée, sans SES autant de fois qu’il est nécessaire.

Nous n’en dirons pas autant de la cystostomie. L'opération, bénigne en elle-même, est toujours désastreuse dans ses conséquences par suite des infections secondaires inévitables et la cystite consécutive.

Le cathétérisme est à la fois un moyen Hana et thérapeutique ; il permet d'apprécier, par l’emploi de sondes de calibre approprié, la gravité de l’obstacle à la miction. Il permet de soulager une vessie distendue et défaillante qui ne peut suffire à son rôle, de recueillir l’urine aux fins d’analyse et de déceler ainsi une affection concomitante (cystite, néphrite).

Ce moyen, excellent entre les mains du praticien, ne pourra être employé par le propriétaire du patient car sa technique ‘est un peu particulière et les risques d’infection assez considérables. Cette objection vaut également pour le port de la sonde à demeure. Celle-ci serait trop exposée aux souillures ‘et serait mal tolérée par certains malades. Nous décrirons la technique du cathétérisme au chapitre manuel opératoire.

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