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partielle. Elle sera donc, à priori, interdite sur toute hypertrophie spécifique : tuberculeuse ou néoplasique. Nous n’entrerons pas dans la fastidieuse émunération de toutes les techniques et de tous les procédés que, pendant un an, nous avons tenté de mettre au point pour aboutir à un résultat. L'acte opératoire se heurtait à deux écueils :
1° L’hémorragie ; ; \
2° L’infiltration urineuse. |
La prostate, surtout sur un malade en période de crise, est un organe congestionné qu’on peut, dans certains cas, comparer à une éponge absolument gorgée de sang. Le moindre coup de bistouri déclanche une inondation du champ opéra: toire : hémorragie vasculaire sur les bords et hémorragie en nappe sur toute la surface de section. Ligatures et tamponnements sont difficiles, laborieux, d'exécution longue et décourageante. Enfin on peut réaliser l’ablation de tranches sur chaque lobe ; l’hémostase paraît suffisante ; on décrète l’intervention terminée, l’organe est repoussé dans l’abdomen. Quelques heures après les symptômes alarmants d’une grave hémorragie interne donnent l'éveil au chirurgien ; s’il s’abstient et prescrit un traitément banal, toniques généraux, hémostatiques, lotions froides) c’est la mort inéluctable. $’il intervient et rouvre l'abdomen, deux solutions peuvent se présenter : 1° éponger le sang et tenter à nouveau l’hémostase locale, toujours sans plus de garantie que précédemment ; 2° lier les principaux vaisseaux le long du méso prostatique avant leur pénétration dans la glande. La partie paraît gagnée provisoirement mais l’état général ne cesse d’empirer ets l’autopsie du deuxième, du troisième ou du quatrième jour au plus révèle la gangrène de la glande et de la portion glandulaire de l’urètre. |
Quand ces accidents bruyants et précoces ne se produisent pas, il n’est pas rare cependant d’assister à l’évolution plus tardive d’une péritonite., Mais c’est plutôt le fait de la seconde complication que nous avons signalée : l’infiltration urineuse.
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Cette infiltration est-elle fatale etsinévitable ? Nos quelques 40 observations négatives de l’année 1930 en font foi. Par quel mécanisme se produit-elle ? Rappelons brièvement la structure de la glande : une série de cryptes et de grappes isolées par des travées conjonctives et criblant l’urètre de leurs canaux excréteurs. Supposons qu’on sectionne la plus grosse partie des lobes latéraux comme l'opération le commande.
Sur le plan de section, des cryptes glandulaires sont ouvertes, quelques-unes sont dilatées, communiquent par des canaux béants dans l’urètre. À chaque miction, l’urine pourra s’insinuer de dedans en dehors, viendra sourdre à ces milliers de pores que la lame du bistouri a ouverts, Cette urine souvent infectée, toujours irritante, provoquera une réaction périphérique de défense de la part du péritoine viscéral et de l’épiploon qui tenteront de circonscrire le mal sans pouvoir l'arrêter. Ainsi va évoluer une sorte de phlegmon urineux, plus ou moins important, à marche plus ou moins rapide, à retentissement général plus ou moins accentué. La température s'élève, on voit s’instaurer des signes plus ou moins nets de péritonite, l’état général est de plus en plus profondément affecté, La mort survient en une semaine environ, quinze jours au maximum.
Nous avons vu un seul sujet résister 18 jours.
En résumé, nos malades qui résistent à Fhémorragie meurent de phlegmon urineux ou de péritonite. En outre, l’'hémostase préventive provoque la gangrène. Et pourtant, c’est dans cette direction qu'il faut chercher. L’ adénome n'est pas' pur, il y a souvent hypertrophie conjonctive qui n’est justiciable que de l’excision par voie externe : celui de la portion disséminée, rare, faible, relève du forage.
Après avoir abandonné nos recherches en juin 1930, nous les reprimes en octobre 1931 et l’obstacle que nous n'avions pu opposer ni à l’hémorragie, ni à l’ infiltration d'urine, même par des moyens brutaux comme la cautérisation de la surface cruentée nous l’avons cherché dans l'organe lui-même. Les données anatomiques montrent, en effet, la glande comme
comprimée dans une capsule fibro-élastique. Cette capsule négligée jusqu'alors et incisée avec la glande‘elle-même fut désormais respectée. Divisée par une incision médiane sur son axe longitudinal, disséquée, rabattue en dehors, elle permet l’ablation aussi ample qu'il est nécessaire de l’adénome et l'excision des trabécules conjonctives. |
Quand l’opération est réalisée, on rabat les deux valves de la capsule, on en excise l’excédent ; on les unit par un surjet très serré, ce qui réalise une compression uniforme assurant l'hémostase ainsi qu’une étanchéité interdisant toute infiltration de liquide.
Nous avons mis en œuvre ce dernier procédé et jusqu'alors il n’a fourni que des succès. Nous avons pu, à sa faveur, procéder à de multiples prostatectomies expérimentales, toujours heureuses. L'animal ne paraît même pas incommodé dans les jours qui suivent l’intervention. Avant de décrire le manuel opératoire et de publier nos observations, signalons que cette dernière année, le Professeur V. RoBin ‘a très gracieusement mis à notre disposition le bistouri électrique de son service. Avec cet appareil nous avons obtenu également d’excellents résultats, dans les cas d’hypertrophie simple. Sans se préoccuper des plans anatomiques, l'instrument armé d’une fine anse métallique enlève, à chaque passage, par des dédolations successives, des couches de plus en plus profondes sur chaque lobe. On procède ainsi à un véritable amincissement de l'organe dont le chirurgien peut modeler à volonté la configuration extérieure. Cet amincissement peut être poussé au point de ne laisser subsister qu’une sorte de renflement ovoïde autour de l’urètre. L’hémostase capillaire est assurée automatiquement, celle des vaisseaux plus importants est obtenue par l’emploi d’une électrode à tête plate qui produit une coagulation intense. L'emploi de cet appareil est d’une simplicité et d’une sûreté étonnantes. La surface de section coagulée est à la fois exsangue et imperméable à l’infiltration d'urine. Malheureu- : sement, l’appareil est coûteux et son emploi serait contre-
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indiqué sur une prostate kÿstique ou abcédée en communication large avec l’urètre. La suture de la capsule intacte que nous préconisons, paraît à cet égard fournir des garanties supérieures.
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aseptisé à la teinture d’iode.