ARS
Fig. 1. — 1, rectum. — 2, prostate. — 8, vessie. — 4, pubis. — 5 et 6, culs-de-sac péritonéaux du bassin.
Vessie, prostate, urètre sont placés dans un plan horizontal d’avant en arrière, selon l’axe du corps de l’animal. La prostate repose en général sur le bord antérieur de la
DÉS ee symphise pubienne ; c’est un organe abdomino-pelvien à prédominance pelvienne. Elle est suspendue là, dans une loge péritonéale constituée par deux feuillets séreux dénommés improprement ligaments de la vessie. Ces deux feuillets s’insèrent en effet, d’une part sur le col vésical, la capsule prostatique et une petite partie de l’urètre membraneux, d’autre part sur là voûte lombaire, laissant le rectum libre entre eux. - Le réservoir vésical lui-même est libre et mobile.
La loge prostatique est complétée à sa partie inférieure par un feuillet séreux ou ligament inférieur de la vessie.
Cette loge séreuse est comblée par de la graisse plus ou moins abondante selon l’état d’embonpoint de l’animal. Elle ne fait cependant jamais complètement défaut même sur des animaux bas d’état.
II. Forme. — D'une façon générale, on peut dire que la prostate du chien présente une forme arrondie, difficilement inscriptible dans une figure géométrique.
Sur un axe horizontal passant par: la vessie et l’urètre, elle se présente chez le jeune chien comme une petite sphère ou mieux comme un tronc de cône légèrement aplati de haut en bas, à base orientée vers la vessie. |
Sur les adultes, elle conserve dans les grandes lignes cette forme, mais elle peut devenir inscriptible dans un rectangle ou même dans un demi-cercle à convexité inférieure, Nous avons trouvé sur des Sujets normaux des variations trop considérables pour émettre des propositions rigoureuses.
Quoi qu'il en soit, on y distingue toujours aisément deux lobes divisés par un sillon médian dont la direction est parallèle à celle de l’urètre, et qui est beaucoup plus marqué sur la face ventrale que sur la face dorsale de l’organe. Ces deux sillons ont une signification différente. Le second (face dorsale) est un sillon véritable, large et peu profond. Le premier (face ventrale) est une ïincisure divisant complètement la masse glandulaire en deux parties. Ils résultent de ce que la pros-
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| tate est formée de deux lobes latéraux qui se sont développés en gagnant sur les côtés de l’urètre, si. bien qu'ils sont arrivés au contact l’un de l’autre au-dessous du canal.
L'extrémité vésicale de la glande est en rapport avec les canaux déférents. Il n’existe chez le chien ni vésicules séminales, ni glandes de Cowper. Nous n'avons jamais trouvé trace de lobe moyen médian aussi bien sur les vieux sujets que dans les cas pathologiques. Il existe une portion disséminée insignifiante, sous-muqueuse, et plus urétrale que prostatique.
III. Couleur. — La prostate du chien présente une couleur blanc-rosé parfois jaunâtre. Elle est toujours enrobée d’une certaine quantité de graisse blanche et molle. Cette graisse enlevée, la glande revêtue de sa capsule a un aspect brillant, presque nacré ; décapsulée, elle est rose. |
IV. Consistance. — Débarrassée de sa gangue graisseuse, la prostate donne une impression tactile de corps dur et élastique. Elle est uniformément lisse. Cette impression est ‘due à la capsule élastique. Si on incise cette capsule, le parenchyme glandulaire vient faire hernie. Il présente alors une consistance granuleuse et molle. C’est l’impression qu’on a en passant le doigt sur une parotide disséquée par exémple.
V. Volume et poids. — La prostate du chien est un organe extrémement variable dans son volume. En général, elle est assez grosse comparativement à la taille de l’animal. De faible volume avant la puberté, elle se développe considérablement à ce moment et devint sujette à ds grandes variations individuelles de volume. La race et la taille du chien ont évidemment une influence, mais point si grande qu'on serait tenté de le croire. Souvent il nous est arrivé de trouver chez des cockers et chez des bouviers des Flandres des prostates saines qui ne présentaient pas de différences de volume très appréciables.
L'âge intervient d’une façon plus certaine. Chez le chiot
la prostate est minuscule, réduite à un simple renflement. Chez le jeune chien de dix-huit mois, deux ans, trois ans, quatre ans, quelles que soient sa race et ses conditions d’existence, elle est à peu près du volume d’une noix. Chez le chien plus âgé, les variations sont plus considérables ; à notre avis ces variations sont toujours d’ordre pathologique (poussées congestives ou hypertrophie vraie) bien que leurs manifestations soient souvent silencieuses et d'évolution en général lente et bénigne. 0 Pour ce qui concerne le poids, nous avons emprunté à AmanreA le tableau suivant que nous faisons suivre de nos observations personnelles :
TABLEAU D’AMANTEA
Poids de la | Rapport prostale- WP Prostate
Poids du chien |! Age approxi-
en kilos | matif a grammes P’ animal
jeune 0,42 VIe 0,48 jeune 0,52 — 0,60 — 0,65 — 0,65 adulte 1,20 jeune 1,20 adulte 1,25 jeune 1,30 adulte 1,40 jeune 1,50 — 1,15 adulte 1,70
Poids du chien en kilos
Age approxi-
Poids de la prostategrammes
matif
jeune adulte jeune adulte jeune adulte
Rapport P Prostate
P’ animal
Poids prostate
25 kilos 30 kilos
8 kilos 85 kilos 20 kilos 12 kilos
7 kilos 20 kilos 2 k. 500 22 kilos 12 kilos
8 kilos 17 kilos
4 kilos
10 mois
5 gr. 40 60 gr.
(légère néphrite)
OO Où Où OO OO 1
Ur
ri
l an
0e ge 0e 02 0e de 08 0e 0
Poids prostate
Poids animal 1/5000 1/800 1.600
AD
De ces tableaux, il résulte qu’il y a une augmentation progressive du poids de l’organe avec l’âge. Tandis que pour les chiens très jeunes le poids de la prostate a oscillé entre 1 pour 20.000 et 1 pour 12.850, pour les seconds au contraire, il a
Poids ee
Poids prostate ER RARE AJ
22 kilos 2 ans 20 kilos 18 mois 10 kilos 4 ans 25 kilos 2 ans 1/2 25 kilos 11 ans 18 kios 1 an 30 kilos ; 6 ans & 35 kilos 15 ans
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(ascile néphrite)
oscillé entre 1 pour 3.620 et 1 pour 607. La différence est donc considérable pour les âges extrêmes. Nous avons même enregistré le rapport exceptionnel : 1 pour 267 ; il s’agissait alors d’hypertrophie pathologique.