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VI. Rapports. — a) Organiques

Les deux lobes sont unis par un.simple raphé, à la face dorsale de l’urètre prostatique ; ils se développent sur les faces latérales de celui-ci et viennent se juxtaposer au-dessous.

Chez le tout jeune chien, des coupes transversales nous ont montré l’urètre occupant à peu près le centre de la glande. À l’âge adulte, les lobes latéraux se développent dans un sens transversal, mais bien plus et surtout de haut en bas, de sorte que l’urètre toujours enserré par la glande se trouve sur une

coupe transversale reporté à la partie supérieure de celle-ci. Donc, cette masse bilobée entoure complètement la base de l’urètre. Elle est beaucoup plus développée sur sa face ventrale, si bien que l’urètre ne la traverse pas en son centre, mais un peu au-dessus de son axe longitudinal.

Dans la glande, nous avons distingué une partie disséminée

Fig. 2. — 1, vessie. — 2, prostate portion disséminée). — 8, lobe prostatique. — 4, canalicules prostaliques. — 5, urètre. — 6, canal déférent.

minime, insignifiante à l’état normal, et deux lobes latéraux. Sur une coupe axiale passant selon l’axe vésico-prostatique, on voit le col vésical après l’abouchement des canaux déférents, passer au-dessus de la portion disséminée de la prostate. (Sur notre figure dessinée d’après nature, on voit cette portion légèrement hypertrophiée soulever le plancher de la muqueuse urétrale, créant ainsi une coudure et un rétrécissement de la lumière urétrale.)

L’urètre s’engage dans la masse glandulaire proprement dite, dans son tiers supérieur. Il y apparaît criblé de petites ouvertures correspondant à chacun des canalicules excréteurs de la glande, pendant toute la traversée de celle-ci. Ces canalicules sont très abondants vers le col de la vessie jusqu’à la portion disséminée. Ils sont moins abondants et arrivent à faire

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complètement défaut à mesure qu’on approche de la portion libre de l’urètre membraneux. 4 ;

L'architecture de la glande nous révèle :

… 1° Une capsule d’enveloppe lisse et résistante, porteuse d’une riche arborisation vasculaire et nerveuse. Cette capsule vient mourir en s’amincissant progressivement sur le col vésical, en arrière sur l’urètre membraneux, en avant sur les deux freins péritonéaux vésico-prostatiques à sa partie supérieure. PE

Sur une coupe de la glande, cette capsule paraît détacher vers la profondeur des cloisons convergentes vers l’urètre. L'intervalle compris entre ces cloisonnements est occupé par un tissu spongieux de nature glandulaire.

La partie disséminée est isolée du reste de la glande par une cloison de même nature à sa partie inférieure ; à sa partie supérieure elle est en rapport avec le plancher du col vésical.

b) Rapports anatomiques.

Pour l’étude des rapports extérieurs de la glande, hous distinguerons six faces : une supérieure, une inférieure, deux latérales, une antérieure et une postérieure.

1° La face supérieure est en rapport sur toute sa longueur avec le rectum. Les deux organes sont complètement indépendants l’un par rapport à l’autre.

2° La face inférieure offre des rapports différents pour la moitié antérieure et pour la moitié postérieure. La moitié postérieure repose en général sur le bord antérieur de la symphise pubienne. La moitié antérieure s’avance dans l’abdomen et repose, soit sur une anse intestinale, soit au contact direct du péritoine épiploïque.

Plus rarement, la glande se trouve en position strictement abdominale ; exceptionnellement en position pelvienne, mais dans ce cas elle vient toujours affleurer le bord antérieur du pubis.

3° Sur chacune, des faces latérales viennent s’insérer et se

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confondre insensiblement avec la capsule prostatique, deux freins péritonéaux, désignés, improprement à notre avis, chez le chien tout au moins, sous le nom de ligaments vésicaux. Ces freins, dont la forme rappelle à peu près celle d’un triangle isocèle, continuent par leur sommet le péritoine sous-lombaire, dont ils procèdent d’ailleurs, et par leur base s’insèrent sur le col vésical et la prostate, Le réservoir vésical est libre et flottant dans la cavité abdominale.

Ces deux replis péritonéaux, porteurs d’une riche arborisation vasculo-nerveuse, que nous étudierons plus loin, descendent de la voñte lombaire, de part et d'autre du rectum et sans contracter d'adhérences avec lui.

Ils sont longés à leur face externe par les canaux déférents qui les contournent en avant de dehors en dedans pour s’accoler et déboucher à la partie supérieure du col vésical. Enfin, ces freins s’épanouissent sur les faces latérales du col et de la glande qui lui fait suite.

4° La face postérieure est libre. En raison de la situation añtérieure de l’organe, les culs de sac péritonéaux pelviens, se replient sur ces faces supérieure et inférieure.

5° L'extrémité antérieure est intrapéritonéale ; le col vésical et la vessie reposent à plat sur'les anses intestinales.

VII. Vascularisation. — La prostate est irriguée par l'artère ‘postérieure ou vésico-prostatique qui s'épanouit en fines arborisations sur les ligaments vésicaux. Cette artère est la branche jumelle de l'artère vésicale antérieure qui irrigue la vessie proprement dite. Ces deux artères proviennent de la branche viscérale fournie par l’iliaque interne.

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