‹ Anatomie et morphogénie d'une anomalie héréditaire des membres postérieurs (absence congénitale du tibia)Chapitre 10 sur 30 · Poplité. — Extenseur commun · texte numérisé non relu

Poplité. — Extenseur commun

sens frontal, ni dans le sens sagittal, il offre à considérer à peine une légère concavité suivant son bord interne. La diaphyse est de ce fait légèrement rétrécie à sa partie moyenne. Le corps de l'os est plutôt aplati d'avant en arrière que cylindrique, ce qui fait qu'on peut reconnaitre une face antérieure et une face postérieure, mais la séparation des deux faces n’est pas nette, on ne peut, tout au moins, dans la partie moyenne de l'os, décrire de véritables bords. L'aplatissement antéro-postérieur est surtout marqué au niveau du tiers inférieur de l'os. Si on regarde le fémur par sa face postérieure, on ne voit pas trace

aÙ A. HOVELACQUE

de ligne âpre, à peine sur quelques sujets peut-on trouver, près de l'extrémité supérieure, quelques lignes de rugosilés ‘qui simuleraient la trifurcation babituelle de cette ligne. La face antérieure de l'os est convexe de haut en bas et convexe transversalement, elle est régulièrement lisse. Le bord interne n'est pour ainsi dire pas marqué. Le bord externe ‘n'est vraiment très visible qu'à la partie supérieure; au niveau du tiers supérieur de l'os en effet se trouve une crête, mince, mais résistante, aplatie d'avant en arrière, haute de 1 millimètre et demi à 2 millimètres à sa partie moyenne; cette crête s’effile en bas et on peut la suivre presque jusqu'à la moitié de l'os ; en haut elle se perd en gagnant la partie postérolatérale du grand trochanter. C’est là la créle fessière toujours très développée.

L'extrémité supérieure du fémur est très légèrement déjetée en avant, elle présente à sa partie interne un col épais et trapu, formant avec la diaphyse un angle de 120° (Arezas) ; le col est limité en haut par un bord concave, très légèrement oblique en bas et en dehors, se rapprochant beaucoup dé l’horizontal ; il est limité en bas par un bord presque rectiligne trés fortement oblique en bas et en dehors. Le col supporte une tête régulièrement arrondie, représentant les trois quarts d’une sphère environ. Cette tête regarde presque directement en dedans, légèrement en avant. Dans le prolongement de la diaphyse et un peu déjetée en avant on voit une saillie volumineuse, quadrilatère, aplatie d'avant en arrière, c'est le grand trochanter. La face postérieure du grand trochanter est taillée en biseau obliquement en bas en arrière; sa face antérieure est large et couverte de rugosités ; sa face externe est très mince, presque un bord ; sa face interne présente une large excavation, la fossette digitale ; le bord supérieur du grand trochanter oblique en bas et en dehors est rugueux et couvert d'aspéritées. La saillie du petit trochanter est très appréciable si on examine l'os par sa face postérieure, il est situé un peu en dehors du sommet de l’angle formé par le col et le bord interne de la diaphyse. Le petit trochanter ne peut être vu si on regarde la face antérieure du fémur.

L'extrérnité inférieure du fémur présente un volume notablement supérieur à celui du corps. Sur sa face antérieure l'extré-

ANATOMIE ET MORPHOGÉNIE D'UNE KCTROMÉLIR HÉRÉDITAIRE 31

mité inférieure porte une surface articulaire en forme de trochlée; la gorge de la trochlée est profonde et étroite, elle est dirigée obliquement en bas en dedans, mais l'obliquité est très légère.

Les bords de la trochlée sont très saillants surtout à la partie supérieure, et Le bord supérieur de la surface articulaire forme un relief très accentué; elle ne se continue pas avec la face antérieure du fémur, mais le relief de la trochlée détermine la formation d’une profonde fossette sus-trochléenne.

Fig. 6. — Fémur (Face postérieure) Fig. 7. — Fémur (Face interne).

Sur sa face postérieure le fémur présente deux condyles enroulés sur eux-mêmes, très nettement séparés par un profond et étroit espace inter-condylien. Le condyle interne mesuré d'avant en arrière est plus long que l’externe. Les condyles sont articulaires par leur face inférieure et leur face postérieure qui sont encroutées de cartilage. La face inférieure se continue avec les joues latérales de la trochlée, séparée de ces joues par une crête transversale encroutée de cartilage. La face cutanée des condyles est percée d'une infinité de petits trous vaseulaires et on y voit la trace d’insertions musculaires. Les faces cutanées des condyles sont plus visibles quand on regarde l'os

par sa face antérieure que lorsqu'on l’examine par sa face postérieure. Si le fémur est placé verticalement sans tenir compte de son obliquité normale en bas et en dedans, le condyle interne semble descendre sensiblement plus bas que le condyle externe ; il n’en est rien en réalité, et l’os étant en place les deux condyles répondent par leur face inférieure au même plan horizontal.

30 Tibia et péroné (Fig. 10 à 13). — Les deux os de la

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