‹ Anatomie et morphogénie d'une anomalie héréditaire des membres postérieurs (absence congénitale du tibia)Chapitre 15 sur 30 · Tendon du fléchisseur péronier. du fléchisseur péronier · texte numérisé non relu

Tendon du fléchisseur péronier. du fléchisseur péronier

forme un tendon très grêle, qui glisse dans la gouttière rétromalléolaire interne en dedans du tendon du fléchisseur péronier, le tendon croise ensuite la face interne du calcanéum se portant en avant il croise la face interne de l'articulation astragalo-scaphoïdienne et se fixe sur l'extrémité interne recourbée en arrière du scaphoïde.

5° Loge externe de la jambe

Les muscles qui occupent la loge externe de la jambe sont presque tous disposés sur un même plan, sauf le court péronier entièrement caché par le long. Ce sont les péroniers latéraux long et court, le tibial antérieur, l’extenseurcommun des orteils et l’extenseur propre du gros orteil.

A. Long péronier latéral (Fig. 11, 13, 26, 27). — Le long péronier latéral est un muscle fusiforme peu épais, allongé de haut en bas. Il naît par des fibres aponévrotiques sur la face externe et sur la face postérieure de la tête du péroné, les fibres descendent en dehors du muscle fléchisseur péronier, elles sont très visibles sur la face postérieure de la jamhe. Le long péronier est à la partie supérieuré accolé au fléchisseur, il s’en écarte en descendant. Le tendon apparaît sur le bord postérieur du muscle, il passe dans la gouttière rétro-malléolaire externe, se refléchit au-dessous de la malléole ; la malléole forme une forte saillie qui masque le tendon. À la plante du pied le long péronier latéral est au contact du squelette, il chemine oblique en avant en dedans dans la gouttière de la face inférieure du cuboïde ét il atteint la base du premier métatarsien sur laquelle il se fixe.

B. Court péronier latéral (Fig. 13, 26, 21). — Le court péronier latéral est entièrement caché par le long péronier, il naît directement par des fibres charnues'de la face externe

et de la face postérieure convexe du péroné un peu au-dessus

du point où cet os rejoint le tibia en bas. Le tendon terminal apparait sur le bord postérieur du muscle, il glisse derrière la malléole externe puis au-dessous de la forte saillie que fait celle-ci, maintenu là par de fortes brides fibreuses: se portant presque directement en avant il gagne la base du 5° métatarsien.

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Nous n'avons pu isoler les péroniers du quatrième et du cinquième doigt, faisceaux aberrants de l’extenseur commun, sur lesquels no a insisté. Du reste ALxzais insiste peu sur ces muscles ; il ne parle pas des péroniers chez Mus musculus mais à propos de Mus decumanus il dit : « Derrière eux (museles long et court péronicrs) sont les péroniers du quatrième et du cinquième doigts, qui sont grêles et s’accolent au fléchisseur péronier ».

C. Tibial antérieur (Fig. 11193. 29). — Le tibial antérieur est un muscle allongé, il descend sur la face externe de la jambe au contact du bord antérieur du tibia, en avant de l’extenseur commun auquel il est accolé. L'origine se fait directement par des fibres charnues sur le tiers supérieur de la face externe du übia, très fortement excavée, au-dessous de la très forte saillie de la tubérosité externe et en arrière de la concavité de la crête antérieure du tibia. Le tendon grèle longe le bord antérieur du musele, il glisse en dedans du tendon de l’extenseur propre du gros orteil dans la gouttière osseuse de la face antérieure du tibia, bridé là par des fibres tendineuses transversales. Le tendon croise la face dorsale de la partie interne du tarse et vient s’insérer sur le premier cunéiforme et sur la base du premier métatarsien.

D. Extenseur commun des orteils (Fig. 5, 11, 13, 23, 29).

L'extenseur commun est situé en arrière et en dehors du tibial antérieur, il nait profondément par un tout petit tendon de la tubérosité externe du tibia (Azezais ne signale pas cette origine chez Mus decumanus, il signale même que chez ce rongeur l’extenseur commun est indépendant du squelette de la jambe) et superficiellement par un trousseau fibreux de la face cutanée du condyle externe au-dessous et en avant de l'insertion du poplité. Le muscle se loge dans l’excavation de la face externe du tibia, y glissant sans y prendre d’attaches. Allongé, fusiforme l’extenseur commun longe le bord postérieur du tibial antérieur, un simple interstice les sépare. Le tendon nait au quärt inférieur de la jambe, il glisse dans la gouttière osseuse creusée à la face antérieure des os de la jambe, croise ‘la face antérieure de l'articulation tibio-tarsienne près de sa partie externe, maintenu là très fortement par le puissant ligament annulaire antérieur. Sur la face dorsale du tarse le

tendon se divise en quatre languettes qui d'abord intimement accolées s’écartent ensuite pour gagner la face dorsale «es premières phalanges. rt

E. Extenseur propre du gros orteil (Fig. 11, 28, 29). — L'extenseur propre du gros orteil est très grêle, il nait des os de la jambe immédiatement au-dessous du point où le péroné s'accole au tibia ; il se fixe sur les deux os, mais sur une bande très étroite. Le muscle est ‘en grande partie masqué par l'extenseur commun, il le déborde à peine en arrière. Le tendon terminal apparaît sur le bord postérieur du muscle, croise, oblique en bas en avant en dedans, la face dorsale du tarse et gagne la base de la phalange du gros orteil.

6° Plante du pied

Les muscles de la plante du pied sont répartis en trois couches.

fre couche. Muscle court fléchisseur plantaire (Fig. 28). — Le muscle court fléchisseur plantaire nait de la face inférieure de la partie postérieure du calcanéum, sur presque toute la largeur de cette face. Il naït par des fibres aponévrotiques entremêlées de quelques fibres charnues. L'origine est surtout forte en dedans où elle se fait par une lame aponévrotique très forte et très blanche, alors que à la partie moyenne et à la partie externe c’est une très mince lamelle fibro-musculaire. La lame fibreuse descend à peu près jusqu’à l’union du tarse et du métatarse. Les fibres charnues naissent du bord interne (médial) de la bandelette interne forte et résistante, puis du bord antérieur de la lame dans sa partie mince, c’est-à-dire dans sa partie moyenne et dans sa partie externe. Le corps charnu très court recouvre le tiers postérieur des métatarsiens. En largeur il n'occupe que la région moyenne de la plante du pied, débordant la ligne médiane plus en dehors qu’en dedans. Le muscle laisse complètement libre le premier métatarsien qu'il n’atteint pas, il affleure le cinquième. Le corps charnu se divise en quatre ventres qui se jettent sur des tendons arrondis d'abord, ces tendons vont aux quatre derniers orteils atteignant la base de la deuxième phalange. Le coûrt fléchisseur plantaire

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est le fléchisseur perforé, et ses tendons se comportent vis-àvis des tendons du fléchisseur péronier ou perforant, d'une façon tout à fait classique. Les tendons du court fléchisseur forment une gouttière à concavité supérieure qui reçoit le tendon du fléchisseur péronier, chaque tendon se divise ensuite en deux languettes qui s'écartent pour laisser passer le tendon perforant, et qui se rapprochent ensuite, s'accolant par leur bord primi- :

tivement périphérique. Les tendons d'origine peuvent être suivis à la face supérieure du musele et on les voit se continuer avec des tractus de la lame d’origine.

Le plantaire grèle après avoir croisé le calcanéum à l'union de sa face postérieure et de sa face interne vient s'épanouir sur la face plantaire de l’aponévrose, à sa partie moyenne, non pas au contact du calcanéum mais un peu en avant de lui.

2% couche. À. Fléchisseur péronier.

Nous avons vu ce muscle en disséquant la troisième couche de la face postérieure de Ja jambe.

Chez la souris nous n'avons pas

trouvé de muscle accessoire du long Fig. 28. — Muscles de la fléchisseur ; d'après Parsons ce muscle plante du pied.— 1. Ten-

don d'Achille. — 2, Flé-

existerait chez tous les rongeurs sauf cr nA ton Ee

les Cavidés et Les Dipodidés, il signale 3. Plantaire grêle. — cependant qu'il est mal développé chez Ant fléchisseur planles myomorphes. 209

B. Lombricaux (Fig. 26). — Les lombricaux sont au nombre

de quatre un pour chaque espace. Ce sont de petits muscles arrondis naissant des tendons du fléchisseur péronier. Il semble que d’une facon constante les trois muscles externes soient des muscles bipennés et que le quatrième, le plus interne, ne prenne , origine que sur le bord tibial du tendon du deuxième orteil. Quoiqu'il en soit les muscles donnent naissance à des tendons

Le)

qui se portent vers le métatarsien le plus interne de l'espace qu'ils occupent, ils contournent le bord tibial de l'articulation métatarso-phalangienne et gagnent le tendon extenseur sur la face dorsale de la phalange.

CG. Muscles de la loge interne et de la loge externe. — Ce sont dans leur ensemble de petites masses charnues, recouvrant le

Fig. 29. — Face dorsale du

pied. — 4. Tibial antérieur.

— 2. Extenseur propre du gros orteil. — 3. Ligament annulaire. — 4. Extenseur commun. — 5, 6, 7, 8, 9. Pédieux.

premier et le cinquième métatarsien, au milieu desquelles il est difficile de reconnaitre des muscles bien individualisés.

3 couche. Muscles interosseux.

— Les muscles interosseux sont très bien différenciés et assez fortement développés, on peut reconnaître des interosseux plantaires et des interosseux dorsaux.

1° Face dorsale du pied

Pédieux (Fig. 29). — Le pédieux ne possède qu'un tout petit corps charnu long à peine de 2 à 3 millimètres ; il est de forme grossièrement quadrilatère. Il prend son origine directement par des fibres charnues sur la face supérieure du calcanéum dans le sinus tarsi; il donne très rapidement quatre tendons terminaux, car contrairement à ce que décrit Parsons nous avons toujours trouvé un tendon pour le cinquième orteil. Les tendons se

portent en avant et en dedans et vont se jeter sur la face profonde des tendons de l'extenseur commun, au niveau du dos de la première phalange. Les tendons croisent les tendons de l’extenseur commun en passant À leur face profonde.

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