‹ Anatomie et morphogénie d'une anomalie héréditaire des membres postérieurs (absence congénitale du tibia)Chapitre 20 sur 30 · DRAC SP · texte numérisé non relu

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ANATOMIE ET MORPHOGÉNIE D'UNE ECTROMÉLIE HÉRÉDITAIRE 97

uns par suite de l'absence du tibia, les autres par suite des anomalies du péroné. Les jumeaux (fig. 42) ne sont pas nettement divisés en un muscle externe et un muscle interne, le plus souvent 1l existe une masse unique, que l’on ne peut diviser ni sur son trajet n1au niveau de son origine. L'origine des jumeaux à la face postérieure du fémur, se fait dans une excavation qui surmonte les condyles rapprochés, il n’existe pas comme sur les sujets normaux une fossette au-dessus de chacun des condyles. La masse charnue unique constitue une lame épaisse et puissante qui s'applique sur la face postérieure de la jambe, se moulant sur la convexité du péroné, cette masse charnue est sensiblement plus courte que la masse des jumeaux normaux, elle se porte en arrière et en dehors, croisant en somme la direction du péroné, naissant en dedans de lui, elle le recouvre et à sa terminaison se trouve placée en dehors de lui ; elle masque les muscles péroniers latéraux. Le tendon d'Achille naît à la face postérieure de la jambe, très court et très puissant il bride la partie externe de la face postérieure de la jambe, et vient prendre une insertion puissante à la face postérieure du calcanéum ; cette insertion ne se fait pas comme normalement suivant le bord qui unit la face postérieure à la face inférieure de l'os, mais étant donné la position du ealcanéum, couché sur sa face interne, l'insertion du tendon d'Achille se fait suivant la ligne qui unit la face postérieure de l'os à sa face externe. IL faut remarquer combien les jumeaux continués par le tendon d'Achille brident fortement la face postérieure et la face externe de la jambe, tapissée par les péroniers latéraux, et à

quel point les muscles ont perdu de leur longueur.

Le muscle soléaire à une disposition absolument normale, naissant par un petit tendon à la face postérieure de la tête du péroné, on le voit en soulevant la partie externe de la masse des jumeaux. Le plantaire qréle et le poplilé ne nous semblent pas exister, nous n'avons jamais pu isoler de faisceaux musculaires que l’on puisse homologuer à ces muscles. Le Yéchsseur péronier sevoit bien lorsqu'on regarde la jambe par sa face postérieure, il occupe presque toute la largeur de cette face. Très développé comme sur les sujets bien constitués il nait de la face postérieure du péroné au-dessous du soléaire, il descend à la face postérieure de la jambe, son tendon aplati et très épais

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s'applique contre la face interne du calcanéum, mais soit par suite de la courbure du pied, soit par suite du très petit développement du sustentaculum tali, le tendon n’est pas plaqué contre l'os : si on regarde le pied de haut par sa face dorsale on voit le bord interne du tendon dans la concavité du bord interne du pied, ceci va bien avec la courbure exagérée du tarse, et permet de rappeler ce que Farageur dit du pied bot varus-équin «are osseux trop long, corde de parties molles trop courtes ». Le mode de division du tendon est normal. Les /ombricaux ne présentent rien de particulier à signaler. Le #ibial postérieur est impossible à isoler. Le /ong péronier latéral (Fig. 44) n'est pas très développé, il naît directement par des fibres charnues de la partie supérieure de la face externe du péroné, excavée en gouttière longitudinale, au contact des or1gines de l’extenseur commun et du court péronier latéral. Le muscle, fusiforme, est très court ; il est en grande partie mas-. qué par le gros ventre charnu de l’extenseur commun, sous lequel il s'insinue. Le tendon terminal apparaît très haut, il se dégage de l’extenseur commun et apparait au bord externe des jumeaux. Le tendon se porte en bas en dehors, il croise le bord postérieur du péroné et s'engage là dans la gouttière osseuse moyenne, laissant au-dessous et en avant de lui la gouttière de l’extenseur commun, au-dessus et en arrière la gouttière du court péronier latéral. Dégagé de la gouttière osseuse où 1l est maintenu par des tractus fibreux transversaux, le tendon glisse en arrière de la face cutanée de la malléole externe et s'applique sur la face externe du calcanéum, gagnant la face externe puis la face inférieure du cuboïde, à partir de ce moment le muscle présente des rapports normaux. En arrière de la malléole externe le tendon est souvent malaisé à disséquer, caché par la forte saillie que fait souvent le bord postérieur de cette malléole et maintenu contre la capsule articulaire par de fortes brides fibreuses. Le court péronier latéral (Fig. 44) est très développé, il est étalé en éventail, il prend origine directement par des fibres charnues, sur la face externe excavée en gouttière du péroné, depuis les origines du long péronier latéral jusqu'un peu au-dessus de l'épaississement du bord postérieur. Les fibres convergent en bas et en avant, remplissant la concavité du péroné. Le tendon terminal appa-

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rait, étalé en éventail à la face superficielle du muscle, se rétrécissant et s’aplatissant, il se porte en bas et en arrière, et Sengage dans la gouttière osseuse la plus supérieure du bord postérieur du péroné, maintenu là par des brides fibreu-

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Fig. 44. — Type A. Les muscles de la jambe. — 1. Tibial antérieur. — 2. Extenseur commun. — 3. Jumeaux. — 4. Long péronier latéral. —

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