‹ Anatomie et morphogénie d'une anomalie héréditaire des membres postérieurs (absence congénitale du tibia)Chapitre 21 sur 30 · Court péronier latéral. — 6. Tendon d'Achille · texte numérisé non relu

Court péronier latéral. — 6. Tendon d'Achille

ses, il descend derrière la malléole externe en arrière du long péronier latéral, pour croiser sa face profonde en se portant en avant sur la face externe du calcanéum ; sa terminaison est normale. Le muscle tibial antérieur (Fig. 44) est assez développé, son origine est naturellement très anormale, quelques

rares fois, nous avons vu ses fibres profondes, se détacher du rudiment de tibia, la presque totalité des fibres charnues, naissent de la face inférieure concave de la tête du péroné, tout près de la pointe. Le tendon apparait à la moitié de la hauteur de la jambe, et passe sur la face cutanée de la malléole externe, tout près du bord antérieur de cette malléole, puis s'applique sur la face dorsale du tarse, gagnant le bloc des cunéiformes et la base du premier métatarsien. Sur certains sujets le tendon du tibial antérieur ne gagnait pas le squelette mais allait se perdre sur le tendon du fléchisseur péronier, après avoir contourné le bord interne du pied. L’extenseur commun des orteils (Fig. 44) est un gros muscle fusiforme très développé, il nait directement par des fibres charnues de la concavité de la tête du péroné, en arrière du tibial antérieur et à son contact en avant du long péronier latéral qu’il recouvre ; par sa face superficielle le muscle reçoit un fort trousseau charnu venu d'un tendon qui se fixe sur la face cutanée du condyle externe. Le muscle descend dans la concavité du péroné, le tendon apparait au moment où le musele atteint le péroné, il s'engage dans la gouttière osseuse la plus inférieure. Dégagé de la gouttière le tendon s'applique sur la malléole externe et entouré d’une synoviale il passe sur la face antérieure de l’articulation du cou de pied, avant de venir se diviser en branches terminales sur la face dorsale du pied. :

Les muscles de la plante du pied ne présentent aucune anomalie constante.

Des coupes listologiques de différents muscles, et particulièrement du biceps fémoral, muscle très profondément atteint quant à ses insertions, nous amènent à modifier dans une certaine mesure sans les infirmer les conclusions de Sazmon : « Un premier point à signaler est la parfaite intégrité du tissu museulaire des ectroméliens. Ce tissu en l'absence de processus pathologiques surajoutés, est histologiquement sain ; il ne présente ni dégénérescence, ni atrophie véritable. Ceci est un fait qui résulte des observations d’un grand nombre d'auteurs et des nôtres ».

Ce qui nous à frappé à un examen même rapide, c’est laugmentalion assez considérable du nombre des noyaux dans le muscle anormal; nous ne cherchons pas à expliquer le fait

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