II : PRÉFACE
n + les mécanismes propres à les satisfaire, dans des milieus aussi différents que possible de celui qui nous entoure, c’est-à-dire chez les êtres marins.
C'est, ce que j'ai entrepris, malgré les difficultés qui résultent de notre organisation universitaire provinciale.
D'autre part ‘on a multiplié à l'excès les laboratoires maritimes d'anatomie, subventionnés par l'Etat, tandis qu'il n'existe à l'heure actuelle qu’un seul laboratoire maritime de physiologie, celui de Tamaris-sur-mer, pour lequel aucun crédit spécial n’a été jusqu’à présent accordé.
C'est dans cet établissement que j'ai fait les expériences les plus simples relatées dans ce mémoire, mais, pour celles qui nécessitaient un matériel très difficilement transportable, j ai dû faire venir au laboratoire de physiologie générale et comparée de la Faculté des Sciences de Lyon, et à grands frais, l’eau demer et les animaus qui m'élaient nécessaires.
Grâce à l'extraordinaire vitalité de ces derniers, les résultats obtenus n'en ont pas été moins satisfaisants, mais il est facile de concevoir qu'en procédant de cette manière le champ de l'expérimentation en physiologie comparée devient extrêmement limité. Aussi, au lieu de publier une monographie complète de la Pholade, je n'ai pu étudier jusqu'à présent que l'anatomie et la physiologie du siphon de ce mollusque, objet du présent travail.
En revanche, j'ai eu la satisfaction de donner à cette publication tout le développement que je pouvais désirer, grâce à la fondation récente des Annales de l'Université de Lyon, dont l’heureuse initialive appartient à l'Association des amis de l'Université lyonnaise, puissamment secondée d’ailleurs, dans cette œuvre de décentralisation, par M. Liard, directeur de l'Enseignement supérieur, par le Conseil général de nos facultés et par M. Masson de Paris.
Les belles photogravures de nos préparations microscopiques qui accompagnent le texte et qui ont été multipliées à dessein, sont aussi d'origine lyonnaise: elles sont l'œuvre deM M. Lumière fils. L'examen de ces planches nous dispense de faire l'éloge de leurs auteurs, dont le mérite et le dévouement à la science sont d'ailleurs connus de tous.
De
PRÉFACE lili
J'ajouterai que le mode de publication choisi par le comité des Annales nous à paru préférable à tous ceus qui sont employés actuellement en France, d'une part parce qu'il permet de se procurer chaque travail isolément etque, d'autre part, il fait connaitre nettement son origine et par conséquent les tendances du centre universitaire d’où il est sorti.
J'ai adopté pour cet ouvrage la nouvelle orthographe de la Revue de philologie française, parce qu'elle supprime d'étranges anomalies, n’ayant pas même le mérite de pouvoir être considérées comme des vestiges ancestraus d'une phase ancienne de l’évolution de notre langage national, qu'il n’est pas nécessaire de compliquer
à plaisir, surtout en matière scientifique.
Université de Lyon. — IT, B.
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