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La mesure des maxima ne nous à pas donné de séries aussi régulières que celle des périodes latentes. Néanmoins on peut voir que si l'élévation de la température, dans les limites que j'ai indiquées, augmente l'irritabilité du système avertisseur, elle diminue assez rapidement sa puissance contractile. :
Nous voyons également que le séjour dans l’eau chauffée entre + 35° et+ 30° amène un épuisement considérable du siphon, lequel se traduit par une chute remarquable de l'amplitude. Celleci augmente ensuile peu à peu pendant le refroidissement, mais sans retrouver sa valeur primitive pour des degrés correspondants dans la série ascendante et dans la série descendante. La comparaison des distances existant dans les différentes courbes d’une même série, entre le début de la contraction et le point où elle atleint son maximum (relevé sur la ligne de zéro) permet de se rendre compte de la vitesse relative avec laquelle se fait, aus diverses températures, l'explosion du potentiel accumulé dans les muscles.
On peut conclure de l'examen des courbes :
1° Que l'élévation progressive de la température’ jusqu'à + 35° accélère la vitesse de contraction.
2° Que l'action prolongée d’une température élevée comprise entre + 20 et + 35° amène rapidement un épuisement qui agit d'une manière inverse en ralentissant la vitesse des contractions et en diminuant simultanément leur amplitude.
3° Le maximum de rapidité de la contraction a lieu entre + 18 et + 90° centigrades. |
Quant à la durée de la contraction elle est d'autant plus courte et l'allongement consécutif du siphon se produit d'autant plus vite que
Université de Lyon. — Il. B. 7
la température est plus élevée. En d’autres termes, la durée du travail est toujours abrégée par l'élévation de la température à partir du degré où le siphon peut commencer à se contracter (1).
Ces expériences montrent bien nettement que, pour obtenir des courbes comparables avec un même animal, ou avec des animaus différents, il faut avoir soin d'opérer à une lempérature constante.
On obtient facilement ce résultat avec le dispositif qui nous a permis d'étudier l'influence des températures croissantes et décroissantes. Nous n'avons eu que rarement recours cependant à ce procédé arliliciel parce que nous possédons, à la Faculté des Sciences de Lyon, des sous-sols dont la température est suffisamment constante et qui offrent en outre l'avantage d’être à l'abri des ébranlements.
D'autre part, il ressort également de ces expériences que la température la plus favorable à la vitalité de l'animal, à la conservation de son énergie et de son excitabilité est comprise entre + 15° et + 18°. On fera bien de descendre même jusqu'à + 10° si l’on veut obtenir de longues séries de tracés.
Se Influence de la charge sur les contractions
Dans l'emploi des myographes deslinés à recueillir des courbes dermatoptiques, il faut tenir compte de la charge que le siphon peut avoir à supporter ou de l'effort qu'il peut avoir à effectuer.
Pour étudier les modifications imprimées à la contraction du siphon par le travail, on fixe la Pholade comme à l'ordinaire: Le bout du siphon est relié à un fil,par une épingle de laiton. Le fil se réfléchit sur une poulie et est rendu rigide, dans la portion qui ne s’enroule pas, située entre la poulie et le siphon, par une tige de verre filé. Cette tige porte un stylet horizontal qui frotte sur le cylindre inscripteur posé verticalement.
(1) Nora. — Dans ces expériences, je n’ai observé aucune contraction spontanée du siphon parce que les changements de température se sont faits progressivement. Il n'en est pas de même quand la température change brusquement, par exemple quand on fait arriver dans la cuve un courant d’eau chaude ou simplement en chauffant le vase récepleur par la partie inférieure.
La Pholade étant placée dans l'appareil et fixée comme d’habi-
Fig. 43
tude, on lui fait soulever des poids différents: 205, 105, 55, %5 avec dis secondes d'éclairage à chaque excitation, la lampe étant distante de 12 centimètres.
Ces expériences ont donné lieu aus remarques suivantes :
4° La rapidité de la contraction du siphon diminue quand la charge augmente.
2° L'amplitude diminue quand la charge augmente.
3° La durée de la contraction augmente quand la charge diminue.
4" L'allongement du siphon consécutif à son raccourcissement se produit plus rapidement avec des fortes charges.
5* La période latente diminue en même temps que la charge.
6° Lorsque le siphoh a eu à soulever une forte charge (20, 10, 5 grammes), après la première contraction réflexe, il y a toujours une où plusieurs autres contractions, mais volontaires, comme si l'animal voulait se débarrasser du poids qu’il supporte (fig. 43).
Ces résultats sont intéressants nonseulement au point de vue du déterminisme expérimental, mais encore parce qu'ils montrent que l’on peut se servir de notre méthode pour étudier le travail produit sous l'influence d’un excitant nouveau, dont on peut facilement
mesurer l'intensité,
Influence de l'intensité de l'éclairage sur les contractions
dermatoptiques k
Si l’on fait tomber à intervalles égaus et pendant des temps égaus sur le siphon d'une Pholade fraîchement séparé, la lumière d'une lampe munie d'un régulateur et placée à des distances croissantes, en ayant soin de laisser reposer le siphon pendant un temps convenable entre chaque excitation, on constate que les courbes obtenues ne sont pas identiques.
Dans les expériences qui nous ont fourni les tracés suivants avec le même siphon excité d'heure en heure, l'éclairage a duré deus secondes à chaque essai et la lampe munie d’un régulateur avait une valeur de dis bougies. Elle a été successivement éloignée du siphon à des distances de 0,60 centim., 0,70, 0®80, 090 et 1 mètre.
Un simple coup d'œil jeté sur les courbes suivantes (fig. 44, 45, 46, 47 et 48) permet de constater d'abord qu'au furet à mesure que
Fig. 45
Fig. 46
l'on éloigne la lampe du siphon, c’est-à-dire que /’on diminue l'intensité de la lumière incidente, la période latente s'allonge ; on
Fig. 48
voit, d'autre part, que pendant que l'amplitude diminue la distance au marinuum n'augmente pas sensiblement et que /a durée du travail n'est pas notablement modifiée.
Le système qui consiste à opérer par séries croissantes ou décroissantes en éloignant la lampe de 10 en 10 centimètres, ou en la rapprochant, nous a paru défectueus pour la recherche des relalions numériques, en raison des faibles différences qui existent entre les diverses courbes et surtout parce qu'on ne se met pas ainsi suffisamment à l’abri de l'influence de la fatigue ou plutôt de l'épuisement.
Il nous à semblé préférable d'opérer d’abord en metlant la lampe à 0®,20 puis à 0,40 (fig. 49 et 50) et en répétant plusieurs fois la même opération et à égal intervalle de temps. De celte facon, les effets de la fatigue et de l'épuisement pouvaient se répartir d’une manière plus uniforme sur toutes les courbes. Mais ces différences de distances sont encore trop faibles pour que l'on puisse aisément trouver les relations numériques.
Le procédé qui nous a donné les meilleurs résultats consiste à exciter soit le siphon isolé, soit le siphon attaché à la Pholade, avec une lampe placée alternativement à dis centimètres du siphon et à un metre,
Fig. 49 et 50
Les tracés suivants (fig. 51 et 59) ont été obtenus avec une Pholade entière,;de petite taille. La contraction primaire est à peine
Fig. 51 et 52
visible, la contraction secondaire éclatant très-brusquement à dis centimètres de distance. La seconde courbe semble composée uniquement de la contraction primaire, ce qui n'a pas lieu de surprendre, puisque nous savons que dans les excitations très faibles quelles qu’elles soient, la contraction secondaire fait d'ordinaire défaut.
Les mesures prises sur un grand nombre de {racés semblables montrent que, d'une manière très générale, l'amplitude de la courbe est dis fois plus grande quand l'intensité de l'éclairage est cent fois plus forte.
En opérant avec des siphons délachés, la distance au maximum s'est montrée sensiblement constante, quelle que soit l'intensité lumineuse. Celle-ci n’a donc pas d'influence sur la rapidité de la contraction du système avertisseur, ce qui est un point important à constater, comme nous le verrons bientôt à propos de la vision chromatique.
Quant à la durée du travail, dans celle seconde série d'expériences, elle ne s’est pas montrée notablement modifiée par l'intensité lumineuse; mais nous n'avons pu avoir de mesures absolument exactes, le diamètre du cylindre enregistreur de Marey étant trop faible, même avec la vitesse minima, pour obtenir des courbes complètes.
Dans les figures 51 et 52 la distance qui séparele début de l'excitation du commencement de la courbe -et qui exprime la valeur du temps perdu ou période latente, a été trouvée de 15 millimètres avec la lampe à 10 centimètres, tandis qu'elle a atteint 40 millimètres la lampe élant portée à un mètre du siphon.
Si l’on fait le quotient de ces deus nombres : on trouve - = 2.66.
Les tableaus suivants, construits d'après des expériences faites sur des individus différents, montrent que les résultats obtenus sont très sensiblement concordants, que l'on évalue la période d’excitation lalente en millimètres ou en secondes.
Si l’on examine les rapports des chiffres exprimant la durée de la période latente dans un même essai fait avec la lampe à 10 puis à
LU
100 centimètres, on trouve que le quotient est toujours compris entre 2 et 5.
Pholade entière. Durée de l'éclairage : 15.5. Excitation toutes les 15 minutes. Période latente évaluée en millimètres.
Lampe à 10 centimét. Lampe à 100 centimet.
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DR. ou0 à Rapport 136 6 __ 9 90 ON ANNE CCR PR A0 des deus moyennes | 15.5 — ‘7 DOME er ….. æœ...,...(Le stylet n’a pas marqué).
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Moyenne 15.5 Moyenne 36.6 2me expérience avec 2 sec, d'éclairage lon nr 0000 ‘ | Rapport ) 40.6
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Moyenne 17 Moyenne 40.6
3me expérience. Eclairage 2 sec. — Evaluation de la période latente en demi-secondes
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