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PMR EEE ete 4.7
PARC PANE ERR ET EST ES 6 Rapport | 4.80 2.60
De SE HE des deus moyennes | 1.80 Moyenne 1.8 Moyenne 4.8
Par la méthode des moyennes, on arrive au chiffre de 2,39, qui exprime la valeur moyenne du rapport entre la durée de la période latente avec un foyer à 10 centimètres et avec le même foyer à 100 centimètres.
L'expérience montre que la période latente diminue quand l'excitation augmente: dans le cas qui nous occupe sa durée est environ deus fois et demi plus petite quand la lampeest à 10 centimètres (1 = 100)que lorsque ce même foyer est à 100 centimètres(l = 1).
Si à ce temps perdu on ajoute celui qui résulte de l'inertie inséparable des appareils mécaniques employés et aussi le temps pendant lequel se fait la contraction utile du système avertisseur de la Pholade, le chiffre 2.9 atteindra facilement 3.
Or, il est curieus d'observer qu'il existe entre la valeur du temps correspondant à la période latente et à la contraction active du système avertisseur, certaines relations avec celle de la sensalion elle-même fixée par la loi de Fechner.
D’après celte loi la sensation croît suivant une proportion arithmétique, quand l'excitation augmente suivant une progression géométrique. |
Dans notre expérience on pourrait écrire :
I = 10 100 1000, etc.
— 1 2 3 etc.
Quand l'intensité lumineuse devient 100 fois plus grande, la sensation devient 3 fois plus grande seulement. Mais nous remar-
quons aussi que le lemps pendant lequel se fait l'inpression-sensation (1) est trois fois moindre.
On serait conduit à admettre que /a sensation augmente en raison directe de la vitesse avec laquelle elle se produit.
Celle vitesse peut done servir de mesure de la sensation chez la Pholade, où elle peut ètre facilement calculée.
En outre, nous verrons plus loin que j'ai pu mettre en évidence dans la peau de la Pholade le développement de modifications électriques de mème ordre que celles qui ont été observées par Holmgren, Dewar et Chatin dans l'œil des vertébrés et de quelques invertébrés lorsqu'il est impressionné par la lumière.
Or, on peut encore dans ce cas établir des relations numériques
entre la durée du temps pendant lequel se fait l'impressionsensation et le développement de la force électro-motrice. Dewar a, en effet, reconnu que la force électro-motrice développée dans l'œil frappé par une radiation lumineuse devenait trois fois plus grande quand l'intensité de celte radialion devenait cent fois plus forte. Partant de cet autre énoncé de la loi de Fechner que la différence entre deus sensations est proportionnelle au logarithme du quotient des différentes intensités lumineuses, le physicien anglais admet que la force électro-molrice peut servir de mesure à la sensalion puisque 3 — 4 — 2 et que 2 est précisément le logarithme de = ou de 400, . On peut admettre d’après ce qui précède que /a vitesse de la sensation dans la rétine dermatoptique est en raison directe de la force électro-motrice qui s'y développe sous l'influence de la lumière.
De l’ensemble des faits exposés dans ce paragraphe on peut encore conclure que la peau de la Pholade sent avec une précision qui ne le cède en rien à celle de notre œil les plus légères différences d'intensité lumineuse.
. (D J'expliquerai à la fin de ce travail e2 que je désigne sous les noms d’impression et de sensation: ce sont deus phénomènes distinets que l’on confont en général sous la rubrique sensation.
Minimum d'intensité lumineuse percepnble.
On trouve en éloignant la lampe jusqu'à ce que la. lumière ne donne plus qu'une contraction imperceptible que la lueur la plus faible pour provoquer une sensation chez une Pholade bien excitable est égale à 1/400 de bougie.
La Pholade peut donc par la peau distinquer comme nous, avec notre rétine, de faibles clartés, ainsi que nos expériences préliminavres devaient d'ailleurs le faire supposer.
S°720 Influence de la durée de l'éclairage
Malgré son état d'infériorité morphologique, la Pholade peutelle, comme nous, saisir le passage d'un éclair ? en d’autres termes un éclairage instantané peut-il agir sur la réline dermatoplique d'une manière sensible.
D'un grand nombre d'expériences faites avec l’ingénieus obturateur de M. Chavanon (v. p. 8) le seul qui convienne dans ce cas, on peut conclure que, dans de bonnes conditions, avec une lampe de dis bougies placée à 0",30, la durée minima de clarté sensible n'excède pas 2/100 de seconde. Mais à cette limite inférieure, il est très probable que la sensation provoquée par la rétine dermatoptique n’est pas transportée jusqu'aus centres nerveus ganglionnaires, ou est trop faible pour être percue par eus; car on observe seulement alors la contraction de l'avertisseur, même sur les Pholades entières les plus sensibles.
Parfois cependant, avec un éclairage de deus à trois cenlièmes de seconde, la contraction du système avertisseur peut être suivie d'une contraction secondaire réflexe, mais elle n'apparaît alors qu'au bout d’un temps fort long; celle-ci est en outre remarquable par son instantanéilé, sa brusquerie, qui rappelle celle de la
Fig. 57