‹ Anatomie et physiologie comparées de la Pholade dactyle; structure, locomotion, tact, olfaction, gustation, vision, dermatoptique, photogénie, avec une théorie générale des sensationsChapitre 43 sur 57 · CONCLUSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

L'étude anatomique et histologique du siphon de la Pholade dactyle montre combien il est indispensable, en physiologie comparée surtout, de ne jamais séparer la connaissance approfondie de la structure morphologique de l'analyse physiologique des fonclions, malgré l'indifférence que celles-ci peuvent affecter souvent vis-à-vis des organes, en vertu des lois de l'adaptation.

Elle montre, en outre, que les éléments anatomiques ne sont pas morphologiquement aussi indépendants les uns des autres qu'on le suppose (rès généralement.

L'analyse physiologique, basée sur l'observation, sur l’expérimentalion et sur le raisonnement, nous apprent que le siphon de la Pholade, malgré la simplicité de son organisation, peut répondre aus besoins les plus divers. Nous l'avons vu concourir à l'accomplissement des nombreuses fonctions d'alimentation, de respiration, de reproduction, de défense, de locomotion, de sécrétion et d’excrétion ; il est le siège principal de la fonction photogénique et sert à l'exercice du tact, de l'olfaction, de la gustation et de la vision.

Grâce à l'application de la méthode graphique à l'étude des sensations, leur mécanisme intime se réduit à des réactions physiologiques d'une extrême simplicité, malgré la diversité des exeitations qui les provoquent, si nombreuses et si différentes pourtant par leur nature et par leur intensité. Ce mécanisme, considéré chez la Pholade, ne paraît pas d’ailleurs sous beaucoup de rapports, fondamentalement différent de ce qu'il est chez l’homme.

Dans les organes des sens, d'après les faits qui nous ont élé révélés par l'observation et l'expérimentation, ce n'est pas la neu-

rilité ou excitabilité nerveuse qui est primitivement mise en jeu, mais bien l'irritabilité et la contractilité des segments contracliles faisant partie d'un système {système avertisseur) comparable aus éléments neuro-myo-épithéliaus, dont on a constaté depuis longtemps l’existence chez les animaus inférieurs.

Sous l'influence d'une excilation extérieure, les segments contractiles périphériques entrent en mouvement, comme cela a lieu d'ailleurs pour les végétaus sensibles (mimosa, pudica, elec.) chez lesquels la sensibilité et la motricité sont confondues ; c'est ce que j'appelle l'impression.

Ces mouvements périphériques déterminent dans les terminaisons nerveuses un ébranlement spécial et différent suivant la vitesse et l'intensité de l'impression : C’est la sensation qui à son siège dans l'organe des sens.

Les nerfs ou les plexus qui font suite à ces terminaisons neurales transportent aus centres nerveus les impressions du système avertisseur qui sont devenues des sensations. Dans ces centres, la sensalion éveille la perception.

La perception est différente selon le centre qui répont à limpression périphérique : elle peut être manifestée par un réflexe simple et inconscient (perception inconsciente) où donner lieu à un réflexe plus compliqué se traduisant, par exemple, par un mouvement volontaire (perception consciente).

Chez la Pholade, les sensations dépendent toutes de mouvements périphériques lrès-analogues, sous le rapport de leur nature, et il n'y a, en réalité, qu'un seul sens, le act ; quant à la différentiation des perceptions elle s'opère dans les centres nerveus ausquels sont distribués suivant leurs rythmes particuliers, les ébranlements sensoriels partis du système avertisseur.

L'immense variété des sensations ne dépent que de deux variables, qui sont l'amplitude et la vitesse de la contraction des sezments contractiles périphériques.

Cette vérité étant établie expérimentalement, on admettra facilement que les perceptions ne diffèrent entre elles que par Le rytlone et par la grandeur des impressions qui leur donnent naissance ainsi que par la spécialité du centre récepteur,

DE LA PHOLADE DACTYLÉ 157

Quant à l'analyse du mécanisme de la fonction photogène, elle nous conduit à reconnaitre que les phénomènes physiologiques obéissent aus lois spéciales de la mécanique biologique et qu'ils ne sont pas réduclibles, même dans les cas les plus simples, à des phénomènes chimiques ou physiques proprement dits.

De plus,elle nous montre que ces phénomènes, alors même qu'ils se traduiraient par des manifestations physiques ou chimiques, ont cependant toujours leur siège dans la substance protoplasmique. Celle-ci peut affecter la forme de particules extrêmement petites, qui ne diffèrent d’ailleurs, dans leurs manifestations, des microorganismes, que par leur impuissance à se reproduire. On peut donc dire que la lumière animale et végétale est un phénomène physiologique, comme la chaleur et l'électricité produites par les êtres vivarls.

Au point de vue du mécanisme organique, ce qui frappe le plus, c’est la grande analogie de structure et de fonctionnement des parties qui servent à la fonction dermatoptique et de celles qui assurent l'exercice de la fonction photogénique, Mais, tandis que le phénomène dermatoptique est provoqué par des vibrations lumineuses venues du dehors, le phénomène photogénique a pour résultat final l'émission de radiations lumineuses dans lemilieu ambiant.

Par les rapprochements que la physiologie générale et la physiologie comparée établiront entre beaucoup de faits actuellement accumulés sans méthode, on peut espérer que les lois naturelles se simplifieront dans notre esprit en se généralisant de plus en plus.

Ces jeunes sciences, en faisant œuvre de synthèse dans l’ordre des phénomènes de la dynamique biologique, réagiront utilement contre l'influence stérilisante de l'abus de l’empirisme et de la spécialisalion en physiologie.

QU AHRE REP admet É PUrBIR} # PTE CR sp DO VE CASE wi rs eee DEEE DEIT se NOTA té n | ul RU Ed Enire UES eur STAR: “hè 1 Pl JEg Pres nue |

HS 20) morale ÉLIS déosdtia) et &.

ATP HT 4 enspiéelg

ap ; LR AA FM NS

. sil sure MM Tv? Pro

ReteE MEL ARTOURE

ati SU PAT Tant ant ÉLIRE ÉTFBAl EEE À Het GRR RUE TT Pts ae

SOU AT NULS "a

à SRE NRA NEVER rpiutraitEne | ù 17 Le ÿ "

è 4 | | f k HAUTE Ha

3 À 4 se re « ty d Dh = : ER: DO D + "4 MAT FER QUEr (HD SU LETER ETS RSI BUD IEEE SEPT CH re FAN 4 LE “

ie À SM É * y AUSATE EPP È SAUT NTIP TIR Fa 04 Fe LR D ab ait 1rf

Es Mug eo D nd RON MOT AIN SRE AS 00 HIGRO ris Pa Le rot

. D 'E ETS = NEED. F 7 à

; TR COUT HU AN SEATIOMEETT: Host St HET ty wi e 4

Ut

s = F4 7 DUT Frs AE Fiuriipas AfqAn be t Ras a usb GEO B'OLQN FTP PE HE moudil 4 ot AE IT ÉTUROT Ve

Di - P. L": RER UE AT 2E 7 AU © sn A LS ABUS Wuttur aPanrh pointer sels pe fo tal RATE Plate, = CARE re

’ DTA ù TUE El hi steouio #90 eva las atout 15 ie EU tee JU? D : 4 Le * * 1

+ visélain re É

Page 1