IV. — La structure des éléments glandulaires est partout
la même.
Nous avons déjà dit que toutes les glandes doivent être ramenées par la pensée à une membrane type {Yoxj. fig. 8); et en effet, ces organes ne sont autre chose qu’une surface sécrétante plus ou moins vaste repliée sur elle-même, et, pour ainsi dire, condensée en un point de l’organisme, surface de laquelle suinte le produit de la sécrétion. Cette membrane est conformée de telle façon qu’elle représente tantôt des grains plus ou
ANATOMII-: KT PII YSmLOfWK 1)L' POUMON.
moins parfaits, iantùl des I iibes plus ou moins flexuenx, Lantol, enfin de pel.il.es cavités closes,
La figure 8 montre étalée la membrane type, ipii peut donner une idée de toute glande. La face supérieure, formée d’épithélium , représente la couche épithéliale de l’élément glandulaire, la couche sous-jacente représente la paroi propre de cet élément, enfin les ramifications vasculaires qui sont placées au-dessous montrent les divisions et le réseau vasculaire sur la surface extérieure de la paroi.
Fi“. 8. Montrant l’élément glandulaire étalé sous forme de membrane.
On y voit la paroi propre revêtue, fin côté de la surface sécrétante, par une couche d’épithélium , et recevant dos vaisseaux par sa surface adhérente.
Si nous comparons cetle membrane aux éléments glandulaires des trois espèces de glandes, nous voyons :
1“ Queia glande folliculeuse a unestructure identique; c’est-à-dire, à l’intérieur, une couche épithéliale ; à l’extérieur, des vaisseaux, et, entre la couche épithéliale et la couche vasculaire, une paroi propre. L’élément follicule clos diffère donc de la membrane type, en ce que cette membrane repliée sur elle-même forme une cavité close. Nous verrons que la sécrétion se fait ici comme dans les autres glandes, c’est-à-dire sur la surface épithéliale (Voy. fig. 9).
lülÎKS (ÎKNÉHAI.IiS Sim LliS (ÎLANDES.
2*^' Que la structure de la glande en tube n’en difiei*e en aucune façon. En effet, le tube possède une paroi propre, comme la membrane type et le follicule clos ; -cette paroi est revêtue à l’intérieur par une couche d’épithélium, à la manière de la membrane type et du follicule clos ; enlin, de même que ces derniers, le tube présente un réseau vasculaire 'à la surface extérieure (.le la paroi proj)re(Foy. lig. i l).
Fig. 9.
Fig. 9. Montrant la membrane glandulaire qui revêt la forme d’une sphère (follicule clos).
On y distingue : 1° les vaisseaux, eu dehors de la paroi ; 2° l’épithélium, à l’intérieur ; 3<> la paroi propre. Le liquide sécrété rem[)lit le follicule, et sortira par exhalation , ou rupture de la paroi.
Fig. 10.
Fig. 10. Montrant la membrane glandulaire qui revêt la forme d’une cavité pourvue de culsde-sac (acinus).
Cet acinus , élément des glandes en grappe , est constitué par la paroi propre , l’épithélium à l’intérieur et les vaisseaux en dehors.
3° Que la glande en grappe présente une structure identique à celle de toutes les autres. La paroi propre de la glande en grappe revêt la forme d’un tube renflé à son extrémité terminale et présentant, à l’intérieur déco renflenient, des dépressions ou culs-de-sac
glandulaires, analogues aux alvéoles d’un gâteau de ruche d’abeilles. Cette paroi propre, revêtue intérieurement d’épithélium , et à l’extérieur d’un réseau de vaisseaux, ne diffère nullement des éléments glandulaires ayant forme de tubes onde follicules (7o?/. fig. 10).
Fig. \ \ . Montrant la membrane glandulaire qui revêt la formed’un tube.
On voit l’épithélium à l’intérieur -et les vaisseaux en dehors. '
Les organes glandulaires présentent donc une ideu- ! tité de structure dans leur portion sécrétante. L’épithé- ;
lium qui recouvre la surface intérieure des éléments ■
glandulaires, la paroi propre de ces éléments, le sang j (|ui est porté sur leur surface extérieure, sont-ils diffé- ! rents dans les diverses glandes? Ont-ils uneinfluence sur i la variété des produits sécrétés? C’est ce qu’il est impossible de dire dans l’état actuel de la science , et ce que nous apprendront peut-être les progrès de la chimie et de la physiologie.
IDÉKS OÉNlilULKS SUH LKS GLANDES.
^ III. — Analogie de tissus ; analogie de fonctions.
Des organes, identiques dans leur structure, présentent, d’ordinaire, des fonctions également identiques. Il est donc probable que le phénomène de la sécrétion est le même dans toutes ces glandes. Dans toutes, le sangest apporté par les capillaires. Au contact de la paroi propre de ces éléments, le sang abandonne certains matériaux particuliers à chaque glande, matériaux liquides qui traversent par exhalation cette paroi, de même (|ue la couche épithéliale.
Le produit de sécrétion vient donc du sang, il traverse la paroi glandulaire , il s’accumule dans les culs-de-sac, d’où il passe dans les conduits excréteurs. Les glandes vasculaires sanguines ne font pas exception à cette loi. En effet, le sang circule à la surface externe du follicule, et le liquide sécrété s’accumule dans la cavité d’où il sort ensuite par exsudation, à travers la paroi, entre les mailles du réseau capillaire, et peut-être par rupture de cette paroi. Chaque glande possède une propriété dont l’explication nous est inconnue, c’est celle de choisir dans le sang les matériaux qui lui conviennent. Cette propriété ne s’exerce point seulement sur les matériaux de désassimilation contenus dans le sang, mais encore sur les substances médicamenteuses ou toxiques, introduites accidentellement dans le torrent circulatoire.
ANATüMlli ET PHYSIOLOGIE DU POUMON.