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ANATUMIE ET PHYSIOLOGIE DU POU3ION

tlansla glande pulmonaire. Ces différences irouventleiiri. explication dans les fonctions memes des poumons ; cii|j effet, si la paroi des tubes sécréteurs et des acini de|,j cette glande sont formées uni({uement de fibres de tissu^ élastiques, c’est pour permettre l’ampliation de l’organefj pendant l’inspiration etson retrait pendant l’expirationj| (Voy. fig. 12 et 14). Comment le poumon pourrait-ilji remplir ses fonctions s’il n’était point élastique? S’ileù été nécessaire pour les besoins de la vie, que le pancréa ou le foie fussent soumis à des alternatives de dilatatiouj et de resseri'ement , certainement leur tissu eût été unj tissu élastique. Du reste , le tissu élastique des paroi des tubes sécréteurs et des acini, de même que la fonc-i tion de sécrétion du poumon, nous fait entrevoir pour quoi le réseau capillaire est placé, dans cette glande entre l’épithélium et la paroi propre. Loin de voir, dan cette différence de siège du réseau capillaire, un moti de distinction entre le poumon et les glandes en grappe nous la regardons, au contraire, comme une preuve deli ressemblance entre ces organes : en voici la preuve phy siologique. Les éléments élastiques se laissent difficile ment traverser par les liquides et par les gaz, lorsque ce éléments forment une paroi continue, de sorte que, si le capillaires sanguins étaient situés à la surface extérieur de cette paroi, l’exhalation pulmonaire se ferait diffi cilement. Mais voici une raison plus péremptoire; le produits de la sécrétion pulmonaire sont gazeux; il n’cs pas douteux que ces produils gazeux ne soient exhalé

LR POUMON EST UNE GLANDE EN GRAPPE

Fig. 13. Montrant la paroi étalée des lobules du poumon.

ün y voit les vaisseaux, entre la paroi propre et répilhélium, tandis que , dans la membrane des glandes, c’est la paroi qui est placée au milieu.

i avec plus de facilité à travers une simple couche épithéiliale^ qu’ils ne pourraient l’être à travers une paroi t double formée d’une couche de tissu élastique et d’une ( couche de cellules d’épithélium (Voy. fig. 15). En ré- >sumé, les mouvements du poumon et la nature des proiduits de l’excrétion pulmonaire expliquent suffisamiinent la structure élastique du poumon et le siège >sous-épithélial du réseau capillaire.

III. — Différences entre les portions sécrétante et excrétante

du poumon.

On trouve encore des rapports intimes entre le poui mon et une glande en grappe, lorsqu’on vient à comparer lia portion sécrétante de la glande et la portion excré- 1 tante. Dans une glande en grappe, l’épithélium des I canaux sécréteurs et des acini diffère toujours de celui iqui recouvre les canaux excréteurs. Dans le poumon l’épithélium des canaux sécréteurs et des acini est pa- ^ vimenteux, celui des canaux excréteurs est cylindrique et pourvu de cils vibratiles. Dans une glande en grappe,

ANATOMIIC ET l'Il YSIOLÜCIE l)L l'UL'.MON.

les lubes sécréteurs et les acini ont une paroi propre, mince, formant un seul feuillet, tandis que les canaux excréteurs sont formés de plusieurs couches. Dans le |i poumon, les tubes sécréteurs et les acini ont une paroi propre, mince, formant une seule couche, tandis que les canaux excréteurs sont formés de pl.usieursfeuillets. Dans le poumon, les vaisseaux qui se rendent aux tubes ,

Fig. 16. — Montrant une grappe de raisin destinée à faire voir l’analogie qui existe entre une grappe de raisin, une glande en grappe et le poumon.

LE POUMON EST UNE GLANDE EN GRAPPE

sécréteurs et aux acini sont différents de ceux qui se distribuent aux canaux excréteurs, c’est ce qui explique la différence qui existe entre les maladies des canaux excréteurs et celles du tissu pulmonaire proprement dit.

§ IV. — Autres analogies entre le poumon et une glande

en grappe.

Pour compléter cette comparaison entre le poumon et une glande en grappe, nous dirons : 1° que les acini du poumon, comme ceux des glandes en grappe, sont 1 séparés les uns des autres par une trame celluleuse plus I ou moins serrée {Voy. fig. 12) ; 2° que les acini , en se [ groupant, forment de petites masses, comme cela se

Fig. 17. Schéma du pancréas (glande en grappe).

On y voit les acini, les tubes sécréteurs, et les canaux excréteurs qui forment, par leur réunion, le canal principal ou de Wirsung. On y voit aussi la réunion de ce canal avec le canal cholédoque à leur terminaison. — Analogie de cette glande en grappe avec une grappe de raisin et un poumon.

3G ANATOmiK F/r l'IlYSIOLOGNÎ DU POUMON.

voit clans les glandes en grappe ; 3» cjue les acini et les conduits sécréteurs des poumons et des autres glandes en grappe sont disposés aux extrémités des conduits excréteurs, de la même manière que les grains de raisin et leur pédoncule sont disposés aux extrémités des ramifications de faxe d’une grappe (Voy. fig. 16 et 17) ; ¥ que la disposition générale de l’appareil de la respiration, de même que celle d’une glande en grappe, offre la plus grande analogie avec la disposition d’un raisin , dont l’axe principal et les ramifications représenteraient les canaux excréteurs des poumons ou des autres glandes en grappe, tandis que les grains de raisin et

Fig. 18. Montrant la trachée , les bronches et les ramifications bronchiques du poumon gauche.

Üii voit les lobules pulmonaires aux extrémités des dernières divisions. L ensemble représente les acini des glandes en grappe et leurs conduits.

QUELQUES MOTS SUR 1 A STRUCTURE DU POUMON. 37

leurpelit pédoncule seraient rei)uésentés par lesacini et les conduits sécréteurs des glandes en grappe; 5” enfin, ({Lie le poumon , de même que les glandes en grappe , est entouré, limité par une couche celluleuse, couche qui est doublée, dans cet organe particulier, d’une membrane séreuse, indispensable aux mouvements étendus de glissement du poumon sur les parois de la cavité thoracique.

Kn dernier lieu, nous pourrions comparer la structure des conduits excréteurs du poumon et celle des autres glandes en grappe. Dans tous il existe un épithélium intérieur, des libres de tissu conjonctif et des fibres de tissu élastique dans l’épaisseur des parois, et, dans presque tous les cas , des fibres musculaires. Enfin, dans les canaux excréteurs des poumons, on trouve, comme dans quelques autres, des glandes sousmuqueuses sécrétant un liipiide en rapport avec la fonction de la glande.

ANATOMIE ET l'IJYSIÜLÜUlE DU l'UUMÜN.

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