CHAPITRE DEUXIÈME
I LE POUMON PRÉSENTE UNE SÉCRETION ANALOGUE ' A CELLE DES AUTRES GLANDES.
§ 1er. — Sécrétion et excrétion ; le poumon excrète.
Qu’est-ce en effet qu’une sécrétion? La sécrétion (Cst un phénomène en vertu duquel des organes appelés ,:glandes prennent dans le sang certains matériaux, soit ! ipour les rejeter au dehors, soit pour leur faire subir cer- - tailles métamorphoses et les rendre propres à l’accom- : plissement d’actes importants. Ces organes sécréteurs sont appelés glandes. Il est utile de bien définir la sécrétion et delà distinguer de l’excrétion. Parmi les produits sécrétés, les uns sont déposés sur des surfaces séreuses ou muqueuses et repris en totalité ou en partie par l’absorption, après avoir joué un rôle dans certains actes physiologiques (salive), on sans avoir rempli aucun usage (sperme). Ces liquides sont des produits de sécrétion proprement dits, on les désigne encore sous le nom de liquides de sécrétion recrémentitielle. Les autres produits de sécrétion sont rejetés par des ouvertures extérieures, méat urinaire, orifices des glandes sébacées et des glandes sudoripares ; ils ne sont point repris par l’absorption et ne servent à aucun acte phy-
ANATOMlli ET l'IlVSlOLOUIE DU POUMON.
Biologique après (fu’ils ont été sécrétés. Ce sont des pro-* duits de sécrétion excrétoire. La fonction du poumon J’ indépendante de la respiration, est une sécrétion excré-|f mentitielle , c’est une excrétion. }]
Le mécanisme de la sécrétion consiste dans l’apporta du sang à la paroi glandulaire , dans l’action spéciale dejl cette paroi sur le sang, et dans la filtration, sur la surfacei] épithéliale, des produits sécrétés. Quelques auteurs,! au point de vue de la sécrétion et de l’excrétion, ont I divisé les glandes en deux espèces, et ils ont admis desj parenchymes glandulaires ou vraies glandes et des pa-|l renchymes non glandulaires ou fausses glandes. Pour:! eux, les parenchymes glandulaires ne serviraient point 1 seulement à la filtration dés produits de sécrétion, mais U ces organes auraient une action propre , une propriété! spéciale, celle de produire de toutes pièces une substance qu’on ne trouve pas dans le sang : c’est ainsi que la glande salivaire forme la ptyaline, les glandes de l’estomac, la pepsine, etc. ; or, on sait que la ptyaline et la pepsine ne se rencontrent pas dans le sang. Les parenchymes non glandulaires, au contraire, ne produisent aucune substance , ils se laissent traverser à la manière de filtres par le produit de sécrétion et tous les éléments de leur sécrétion se retrouvent dans le sang. Cette division sera parfaite, lorsqu’on aura démontré quelles sont les substances que les glandes prennent au sang et celles qu’elles fabriquent. Autrefois, on croyait que l’urée ne venait pas du sang et que le rein lui don-