LE POUMON A DEUX FONCTIONS
I lait naissance ! On trouvera peut-être encore dans le v-;ang certains principes qu’on n’y a pas encore constaté et qu’on croit être fabriqués par les glandes.
Dans le précédent article, nous avons établi l’analogie . de structure de l’appareil respiratoire et d’un appareil . de sécrétion ; nous allons maintenant prouver que le j poumon fonctionne à la manière d’une glande.
§ IL — Pourquoi on n’a jamais étudié la fonction d’excrétion
du poumon.
Ce qui distrait l’esprit de l’observateur, en considérant cet appareil, c’est l’importance de la haute fonction que remplit le poumon. Depuis longtemps on est habitué à confondre tous les actes pulmonaires sous le nom de respiration; cette confusion de langage jette un nuage sur la physiologie et la pathologie de cet appareil.
§ III. — Le poumon a deux fonctions.
D’après nos observations, nous sommes convaincu que le poumon est chargé de deux fonctions qu’il remplit alternativement et qui sont intimement liées l’une à l’autre. L’état anatomique du poumon est disposé de telle sorte qu’il ne peut exécuter en même temps ces deux fonctions , qui sont la respiration et la sécrétion.
De même que le larynx sert au passage de l’air de la respiration et en même temps à la phonation, de même
que le pharynx sert tour à tour à la déglutition et à 1
respiration , de même aussi le poumon sert à la respira- H"! tion et à l’excrétion. vv
Si nous étudions la sécrétion de la glande pulmonaire, HB nous remarquons qu’elle ne diffère pas des autres.
La sécrétion du poumon est une vraie excrétion, et à ■ ce titre, la glande pulmonaire se rapproche du rein et w des glandes sudoripares dont les conduits excréteurs i s’ouvrent à l’extérieur, comme les narines. I
L’excrétion du poumon est essentiellement intermittente et intimement liée à la respiration, si intimement, que l’une est la conséquence forcée de l’autre. Cette fonction a donc lieu de 16 à 18 fois par minute, 1020 fois par heure , 24480 fois par jour. Le moment où le poumon excrète est celui qui correspond à l’expiration, tandis que celui de l’inspiration représente à lui seul le phénomène de la respiration.
L’excrétion du poumon est toute spéciale , elle est gazeuse, et il est évident que cet organe est la glande destinée à éliminer du sang les gaz qui y sont contenus. Nous verrons, en effet, que ses produits sont des vapeurs, des gaz ou des substances volatiles.
§ IV. — Moment de l’excrétion pulmonaire.
§ V. — Nature de l’excrétion pulmonaire.
MÉCANISME DE l’eXGDÉTION.
! Objection à cette théorie. — La première objection qui r viendra naturellement à l’esprit de chacun, et qui s’est .déjà présentée au nôtre, est celle-ci : Mais nous savons tous que le poumon rejette des gaz comme l’acide car- I bonique, et des vapeurs comme la vapeur d’eau, ce phéinomène est étudié avec la respiration, î Certainement, dans l’étude de la respiration, on parle (de l’exhalation de l’acide carbonique et de la vapeur (d’eau, mais cela prouve-t-il que cette exhalation ne soit I pas une excrétion ? L’élimination de quelques substances volatiles, principe volatil de l’ail, éther, chloroforme, alcool, ne prouve-t-elle pas qu’il y a là autre chose que ' l’acte respiratoire?
§ VI. — Mécanisme de l’excrétion.
I La structure du poumon et des glandes étant la ' même, le mécanisme de la sécrétion doit être le même. En effet , le sang veineux prend dans les capillaires les produits de l’absorption intestinale et une partie de ceux de la désassimilation des tissus qui composent notre corps. Ces produits de désassimilation rendent le sang impur et doivent pour la plupart être rejetés par les glandes sous forme d’excrétion. Parmi eux, il s’en trouve de gazeux, comme l’acide carbonique qui sature le sang veineux. Il existe aussi dans le sang une matière organique, volatile, résultat de la désassimilation de nos tissus, et en même temjis, toutes les substances vola-