‹ Anatomie et pysiologie du cheval [microforme]Chapitre 12 sur 15 · FIRE · texte numérisé non relu

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ts {r0p ' fig. 22. : fig. 24 et 25.

pieds en dedans, il se balance en défectueuse.—Panard, maître de dan-

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se, des pieds en dehors, fig. 20 et ?1 | Serré du devant fix, 22, ou du der

derrière.

Cheval percheron.—C'est la race dite rcheronne, des départements de ir-et-Cher et Eure-et-Loir, qui fournit les chevaux de traits les plus estimés. Non-seulement ces chevaux possèdent d'excellentes qualités, mais depuis peu d'années la node, si puissante en France, leur a fait une réputation peut-être exagérée et a augmenté dns les mêmes proportions leur valeur mercantile, Il n’existe pas au monde de chevaux comparables à ceux que possède la France pour le roulage, les postes et l’agriculture.

Les meilleurs sont ordinairement de robe grise, aussi les marchands ne manquent pas de donner pour percherons tous les bretons qui ont cette robe. La race percheronne n’est pas constante. Là aussi on vise trop à la taille et au volume, parce que les gros chevaux sont plus chers. Le vrai percheron n'est pas cheval de gros trait, il est cheval de trait léger. Sa tête est légèrement busquée ; ila l’encolure haute, sans être trop forte ; sa croupe, quoique un peu courte et abaissée n’est pas sans distinction, et son ensemble rappelle le cheval espagnol. Je ne doute pas qu'il n’y ait dans ces chevaux du sang oriental.

On en trouve les indices, d’abord dans leur robe grise, souvent truitée, qui devient blanche avec l’âge, dans leur per comparativement fine, leur poil n, leur belle crinière soyeuse, l’expeenon de leur phisionomie et tout ‘ensemble de leurs formes.

A ces qualités extérieures le percheron en joint d’autres plus précieuses, et qu'on trouvera rement réunies.

Il est doux de caractère, docile, franc du collier ; il a une grande force musculaire, beaucoup de fond, et ses allures sont aussi vites qu’on puisse les exiger d’un cheval de trait. On peut reprocher aux percherons des

= mouvements trop relevés ; qui les fa-

tiguent en embrassant peu d'espace ;

; . mais si l'épaule était plus oblique, l’a-

vant-bras plus long, les mouvements

plus allongés, le percheron meilleur trotteur serait-il encore cet excellent cheval de trait qu'il est avec ses défauts? On en louve beaucoup qui ont le dos creux, la croupe trop haute, les membres un peu grêles pour le corps, les jarrets droits. Si l'on formait un harras dans lequel on réunirait les individus les plus parfaits de cette race, et qu’on travaillât avec per. sévérance à la perfectionner par ellemême, on rendrait certainement un immense service à tous les pays, qui reconnaissent la supériorité des chevaux de travail français et viennent acheter à de hauts prix des types améliorateurs.

Une particularité de l'élève des chevaux ge a c'est que, dans la règle, les chevaux de quatre ou cinq ans qui arrivent à la foire de Ghartres, pour ÿ être vendus, y sont présentés par leur troisième propriétaire.

Les cultivateurs qui font naître n’ont que des juments et vendent les poulains à l’âge de six mois * ces poulains sont alors achetées pa: d’autres qui les gardent un an, et à dix-huit mois ils passent entre les mains de cultiva teurs qui dès cet âge commencent à les utiliser, et pour lesquels ils payent leur nourriture par leur travail, de sorte qu’ils peuvent considérer comme un bénéfice net la différence du prix de vente au prix d'achat.

Ce mode d'élevage représente la division du travail qui donne de si heureux résultats dans les manufactures, et ses avantages ne peuvent être bien appréciés que par ceux qui, ayant élevé des chevaux, savent quel embarras donne une réunion de juments et de

oulains de tous les âges et de tous es sexes. Malheureusement il serait bien difficile d'introduire ailleurs cet excellent usage qui existe dans le Per-

che, probablement depuis des siècles -

etsans qu'on puisse savoir comment

il a été amené. Prat La province de France qui, depuis

une époque déjà très-reculée, jouit

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pour ses chevaux de la plus grande ré-| les manières dont on y élève les che. putation, c’est la Normandie. Il a été | vaux ont été tant de fois signalés et paun temps où la Normandie élevait les | raissent être si bien connus, qu'il semmeilleurs chevaux de l’Europe ; Pur ble inutile des'y arrêter. Les éleveurs elle s’est laissé devancer. Les vices dans | ont fini par comprendre leurs vérita-

Cheval Percheron.

(NY ul

bles intérêts, et il est à espérer qu'avec | fournir tous:ces beaux chevaux d’at-

les immenses ressources que lui a telage et de selle que lé luxe va en.

prodiguées la nature, la Normandie | core demander à l'Angleterre.

reprendra: le rang qu'elle naurait ja-| : La Normandie fournit une: grande mais dû perdre, et pourra bientôt| variété de chevaux. (C’est le départe-

leur reprochait lenr caractère sauvge et difficile ; mieux élevés, ils pér:ront ces défauts,

ment du Calvados qui fournit les car.

rossiers ; Ceux du département de l'Orne sont plus légers, et les chevaux de selle du Mellerault ont une va Cheval Normand. —La Normandie ne réputation justement méritée. On | fournit en outre de bons chevaux de

Cheual Normand.

travail et d'excellents bidets d’allure. | moyens de transport par les voitures

Autrefois très recherchés, les bidets pubHqUes et particuhères deviennent . le sont aujourd'hui beaucoup moius,|plus fa te

-et.il est à craindre que cette race ne voyage moins à cheval, et les bidets finisse par disparaître. À mesure que| sont moins demandés. far les routes S'améliorént, que lesl Cheval de gros trait—C'est en An

| \ Er ni 77 Se ;

ciles et moins coûteux, on.

gleterre que sont les chevaux de gros de l’art d’améliorer les races.

trait les plus remarquables par leur — taille et par leur masso. Je crois que ces colosses sont plus propres à satisfaire l’'amour-propre des riches brasseurs de Londres qu'ils ne sont réellement utiles, et je crois que la France, avec ses boulonnais, possède ce qu'il y a de mieux et ne doit, dans ce genre, rien envier à l'Anglrierre.

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