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proportionnée à celle de la poitrine et du bassin. Le bassin, dans les femelles, doit être assez large pour qu’elles puissent mettre bas avec facilité. (H. Cline.)
Des hommes d’un mérite distingué, à la tête desquels il faut placer Mathieu de Dombasle, ont fortement recommandé l’amélioration des races par elles-mêmes, sans recourir aux
, Croïsements.
Souvent les bêtes possèdent de bonnes qualités dont ia musère, le défaut de nourriture et de soins, ont seuls arrêté le développement. Ces bêtes ont le grand avantages d’être habituées au régime, au fourrage, au climat, celui surtout d’être robusies et peu exigeantes ; et avec des soins bien entendus, avec une nourriture abondante et substantielle, on peut arriver à des résultats remarquables.
Dans les animaux d’une même race, il y a toujours des individus qui se distinguent par certaines qualités.
Si on sait les choisir judicieusement on arrivera à des résultats certains, bien plus tôt que par les croisements.
Ces principes sont d’une vérité :incontestable. Les croisements ont déjà amené bien des mécomptes, et ont Le fait bien du mal. Beaucoup de cultivateurs auraient de meilleurs chevaux, si, au lieu d'acheter un étalon d’une race étrangère, ils avaient mieux soigné et mieux nourri la race qu'ils possédaient, et s'ils avaient su choisir dans cette race les individus mâles et femelles destinés à la reproduction. Cependant les idées de Dombasle à cet égard n'étaient pas toujours justes. En voyant que le gouvernement faisait tout pour les chevaux anglais et rien pour les races communes, en voyant surtout que, méconnaissant les vrais besoins de l’agricuiture, on voulait introduire le pur sang partout, Dombasle, dans son indignation, aurait voulu supprimer et les chevaux anglais, et les courses et les haras.
Il prétendaitque les races communes pouvaient être suffisamment amé.
liorées par elles-mêmes, et il regrettait de n'avoir pas mis ses idées à exécution. ou
Certes, bien des fermiers lorrains auraient beaucoup mieux fait de travailler à améliorer leur race, que d’acheter à grands frais des étalons percherons ou soi-disant tels ; certes, les Ardennais auraient dû conserver pure leur excellentr race, au lieu de la gâter en voulant lui donner de la taille par l'emploi d’étalons belges ; mais Mathieu de Dombasle était dans l'erreur, quand il croyait pouvoir tout obtenir par le régime et la nourriture.
Ii ne feudra que peu de générations pans donner de la taille et de l’étoffe
une petite race, mais il faudrait peut-être un siècle pour modifier la charpente osseuse. De même qu’une race noire restera noire, de même celle qui a la croupe avalée, ou les hanches trop saillantes, ou la tête busquée, etc., conservera ces défauts.
Et'quand on pense combien il faudrait detemps pour les faire disparaitre, on conçoit que le plus grand nombre des éleveurs rationnels reculent devant cette tâche, et préfèrent acheter de suite des juments et des étalons d’une race qu’ils connaissent et qui satisfait à leurs besoins.
Il y a des défauts qui ne peuvent qu'augmenter par la multiplication en dedans : plus une race est ancienne et constante, plus on a la certitude que ces défauts se reproduiront, car la constance augmente à chaque génération. Enfin, on ne doit jamais employer à la réproduction, des ani-
maux ayant des défauts qu'on vou-
drait-faire disparaître d’une race.
Mathieu de Dombasle a fait avec M. de Vaugiraud, directeur du haras de Rosières, la remarque que c'est
parmi les plus petits chevaux de la race lorraine qu'on trouve les mieux
faits. La même remarque peut s'ap-
pliquer à d’autres races (1. Je crois qu'on pourait arriver à d'excellents résultats, en mettant à exécution les idées de Dombasle, et en travaillant à donner de la taille à de tels chevaux, en conservant leurs précieuses qualités. Il faudrait pour cela du temps, et la plupart des cultivateurs sont trop pressés de jouir pour entreprendre une semblable tâche.
Ce qu'on peut demander aux éleveurs, etce qui n’est au-dessus des forces d'aucun d’eux, c’est qu'ils s’instruisent dans l’art d'élever, c’est qu'ils n'élèvent pas au hasard, c’est qu’ils sachent quel est le but auquel ils tendent et qu'une fois ce but déterminé,
ils travaillent avec persévérance à y
arriver.
Celui qui, par tout ce qui vientd’être dit, comprendra l'art de l’éleveur, sentira aussi combien peu de cultivateurs le connaissent, et combien se font, par leur ignorance, un tort incalculable.
L'amélioration de l'espèce chevaline par les croisements exigè beaucoup de jugement et de persévérance, à moins que l’éleveur, travaillant sur des races bien connues, profitant de l'expérience de ses devanciers, ne puisse avec quelque certitude savoir d’a-
- vance quels résultats il obtiendra.
C’est ainsi que les Anglais possèdent depuis longtemps deux races bien établies, constantes, savent, a-t-on dit, avec une ut ya presque mathéma tique, quels résultats ils obtiendront en alliant une jument du Yorkshire avec un étalon qui à plus ou moins de sang. L’éleveur qui veut obtenir des produits de deux races dont le
(1) Pour ne pas êtreinjuste envers les grands chevaux, je crois devoir fairé remarauer que leurs défauts sont bien plus apparentsen raison de leur taille, Un défaut qui est à peine remarqué sous de petites proportions, frappe de suite la vue d'une manière désugréable s’il se présente sous de grandes proportions.
Un dessin qui plait comme miniature peut S-
donner un très-mauvais tableau, s’il est fidèle, ment reproduit en grand.
croisement n’a pas encore en sa faveur l'expérience, s’éxpose à bien des mécomptes.
Les éleveurs doivent toujours avoir
un but certain. Le choix des animaux.
auxquels un éleveur donnera la pré férence, ne dépend pas de son goût pour telle ou telle race ; les animaux sont soumis à une foule d’influences résultant du climat, du sol, de la nourriture, qui doivent être prises en considération dans le choix des individus destinés à la reproduction, et dans la manière dont on gouverne les animaux. à
Dans les zones tempérées, les animaux atteignent une taille plus élevée.
Dans les climats chauds, la peau, quoique moins épaisse, est d’un tissu beaucoup plus serré.
Dans les climats humides, les os sont gros, poreux, légers; ils ont beaucoup moins de consistance.
Dans les pays chauds, le tempérament est beaucoup plus fortement prononcé, l'intelligence des animaux est plus développée ; ils ont plus de disposition à apprendre.
La qualité des fourrages que le cultivateur a à sa disposition est aussi une considération importante dans le choix d’une race.
Le régime et les aliments doivent être analogues à la destination des animaux.
Les animaux destinés au travail doivent, dès leur naissance, exercer leurs membres, et être soumis jeunes à un travail proportionné à leurs forces.
Les chevaux de course reçoivent une nourriture substantielle sous un très-petit volume, tandis que des chevaux auxquels on ne demande que des allures lentes, qui peuvent sans inconvénient être chargés de chair, peuvent consommer des aliments plus abondants et moins nutritifs.
Par le régime auquel ils sont soumis, les animaux prennent des carac-
tères qui passent à leurs productions, et qui finissent par devenir caractères constitutifs de là race.
Par un bon régime, une nourriture abondante et substantielle, on peut amener une race à une taille et à une précocité dont on ne l'aurait pas cru susceptible,
De‘longs membres, une grosse tête, un Corps court, sont toujours, dans un jeune animal, les indices et les suites d’un mauvais régime et d’une nourriture insuffisante.
Ceci s'explique facilement : tous les animaux naissent avec de IoRSS membres ; si le corps ne prend pas le développement convenable, la disproportion subsiste ; si, au contraire, le développement du corps est favorisé d’une manière extraordinaire, alors il s'établit une disproportion opposée. Les races de bêtes à cornes destinées à l’engraissement se distinguent par une petite tête, un cou mince, des jambes fines et courtes. On voit donc que les jeunes animaux peuvent Contracter des défectuosités par suite d'une nourriture trop ou trop peu abondante.
Le sol, la nourriture, le régime, les travaux, auxquels sont soumis les jeunos animaux, exercent sur leur Conformation une influence inconstestatable.
L'exercice des sens ou de certaines facultés leur fait acquérir une plus grande perfection. Le caractère des animaux se modifie aussi par l’éducation, les bons ou les mauvais traitements. Je ne pense pas qu’on puisse révoquer en doute cette transmission des qualités morales, dont l'espèce humaine offre journellement des preuves évidentes. Tous nos animaux domestiques, dont les services demandent une certaine intelligence, ne sont pas pris au hasard, mais sont autant que possible élévés de' père et de mère qui possèdent au plus
haut degré les qualités demandées.
Comme les formesiextérieures, comme
les qualités morales, de mâre aussi se transmettent les goûts, les inclinittions, l’aptitude à Certains arts, unt bonne vue, une belle voix, un odo rat plus ou moins parfait, etc.
Sous l'influence de causes physiques sans cesse agissantes, les formes se modifient, puis elles sé transmettent, et finissent par devenir des qualités constitutives d’une race.
Dans le cheval de selle, lée-poids du
cavalier abaisse les reins, donne à la croupe une direction horizontale, et tout le corps s’allonge dans des mouvements prompts et faciles. Dans le cheval de trait, au contraire, la croupe s'’abaisse par l’action des binages les extrémités se rapprochent, et l’animal se raccourcit dans des efforts lents et pénibles.
. Le choix des animaux destinés à faire une souche est, pour le cultivateur, de la plus grande importance, et l’on ne saurait y donner trop d’attention. Mais après que le cultivateur qui commence à choisir les bêtes qu'il croit le mieux à sa position, et dont la multiplication doit être pour lui une source de bénéfices, il faut qu’il les aime, qu’il les étudie, qu’il sente leurs besoins et y pourvoie largement :
qu’il soit bien convaincu que r''mour des bêtes est la première condition de succès, la première base de toute amélioration dans l’élève du bétail.
Je suis d'avis qu’un peu de sang est très bon aans le cheval d’agriculture. Voici le procédé à suivre, si l'on veut introduire dans une race un peu de sang étranger. Je supposé qu’on veuille tenter d'améliorer la race percheronne par le mélange du sang arabe, mais qu'on ne veuille pas pousser le mélange assez loin. pour risquer de perdre les: qualités que possède le percheron comme cheval de travail. Pour cela on fait saillir une jument percheronne par un étalon arabe ; si une res naît de cet accouplement, on la fait saillir à-sou tcur par un étalon percheron;, ‘et'un+
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poulain entier provenu de ce second us sera le type quiservira à produire des chevaux percherons possédant un peu de sang arabe. On peut, par c” precédé, verser dans une race plus ou moins de sang d’une autre race. Je n’ai pas besoin de dire que ces mélanges ne se font pas avec précision et certitude du résultat, comme ceux du chimiste dans son laboratcire.… Il faut pour réussir la con.
naissance des races sur lesquelles on travaille, et un choix judicieux des animaux qu'on emploie ; il faut aussi beaucoup de temps, de patience et de persévérance. On fera ‘bien de faire saillir à la fois plusieurs juments, afin d'avoir à choisir entre les produits.
Une erreur que nous avons trouvée généralement répandue consiste à croire qu’une race importée est sujette à une dégénérescence à laquelle on doit remédier, comméon dit, en rafraîchissant le sang, au moyen de mâles pris dans la souche. primitive.
Les animaux peuvent prendre un caractère dépendant du sol, du climat, des aliments, d’un régime bien ou mal entendu ; ces influences sont incontestables, et alors si on ne peut les détruire, il est convenable de rafraichir le sang. Mais hormis ces cas, faciles à apprécier, il n'existe pas de cause préexistante de dégénérescence.
L’éleveur doit connaitre toutes les in fluences locales qui, peuvent agir sur les élèves ; ce serait, une folie de vou loir. s'y soustraire. Mais après y avoir choisi espèce d'animaux qui lui convient.le mieux, sous les. rapports du sol, dela nourriture et de ‘usage auquel il les destine, il. doit être.convainçcu qu'ayec des soins judicieux et des alliances bien enten:
ues.on peut Conserver, et même! perectionner une. race importée, sans avoir besoin de recourir à des mâles de la souche primitive. (
Clotures de pierre,
Pour les éültivateurs qui habitent des terres sur lesquelles abondent les pierres, il est nécessaire de songer à en débarrasser leurs champs, en construisant des clôtures avec ces pierres.
ou comment on pourrait s'y pren-
re :
On commence d’abord par marquer la ligne de la clôture, par un rang de pierres, en plaçant à des intervalles de sept pieds les uns des autres, des piquets, comme pour les clotures urdinaires, mais plus petits Puis on commence à élever la muraille, en donnant à la base, une largeur de 24 pieds, et en y prenant un grand soin car tout le succès dépend de là.
On doit placer les pierres avec soin tout en allant vite, car autrement ce serait une besogne trop coûteuse ; la pratique d’ailleurs y donne une telle expérience qu'il est rarement nécessaire de remuer une pierre deux fois.
Une pierre doit être placée de manière à avoir la face la plus large en dehors afin que la muraille ait plutôt une tendance à s’écrouler par en dedans que par en dehors ; de cette sorte, que si les pierres qui forment ies deux côtés sont assez grosses, elless'étayeront les unes les autres, autrement elles tendraient à s’écrouler sur les petites pierres que l’on place au milieu pour remplir, et la résistance ne serait pas assez forte. On observe cette règle jusqu'à une hauteur de 3 pieds, à laquelle la muraille a 12 à 16 pouces de large, et est couronnée par une rangée, en voûte, de pierres de moyenne grosseur, Enfin,une fois les pierres posées on cloue à la ‘hauteur des piquets,
ur retenir plus sûrement le haut de PM muraille, une perche d’un piquet à l'autre, sur tout le parcours de la clôture: } #6
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et aux trules avant et après la parturition.
On ne doit jamais oublier qu'après la parturition, les vacheset les truies doivent recevoir pour nourriture, en sus de celle qu’on leur donne ordinai.
rement, mais en plus petite quantité, un seau de lavures chaudes, dans lequel on délaye une pinte ou un peu [ous de son, et cela deux fois par jours.
ne nourriture trop abondante, dans ces circonstances causerait la fièvre.
L'on devra continuer cette nourriture, au son, pendant quelques semaines car il est reconnu que le son tend beaucoup à la production du lait, puis graduellement l’on pourra leur distribuer une nourriture plus forte, telle que la boëtte d'orge moulue.
Avant la parturition, la nourriture ne devra subir aucun changement spourvu qu'elle soit de bonne qualité et abondante et par cela, la propreté, l'eau pure et la bonne eau sont les principales conditions requises.
Comment juger du dégré de graisse des bêtes à cornes grasses.
Henry Stephens dans son livre Book of the Farm donne certaines règles pour juger à l'œil de l’état de graisse des bœufs gras.
10. On examine d’abord l'animal de côté ou de profil, on se le représente renfermé dans un cadre de bois de la forme d’un parallélogramme rectangulaire dont la longueur est horizontale, comme dans la Figure 1 et si le bœuf est parfaitement gras, il remplira les interstices du cadre aussi
Nourriture à donner aux vaches parfaitement que dans la gravure
suivante :
Mais dans la plupart des cas, il y aura des vides dans différentes parties dela bête, non,que chacun de ces vides se rencontrera chez le même animal.
Ainsi, le flanc a peut être rétréci, et laisser un large espace vide entre la ligne du cadre ; le fanon b peut descendre plus bas ; la croupe c peut être plus élevée que la ligne supérieure du cadre ; le milieu du dos d peut être plus creux que cette ligne ; le haut de l’6 paule e peut se trouver plus élevé:
au bas des fesses / il peut arriver se grand espace ne so1t pas rem-
* 20. Pour faire un semblable examen par derrière l'animal on se représente
avure
Si on examine l'animal, de pardessus, On remarque la et située ntre les l-ttres a b c:les reins dans l'espace coinpris entre les lettres à b d: et les côtes dans l’espace entre les lettres de, en descendant de chaque côté.
On peut donc, par ce moyen, se fox mer une idée du contour que je Corps
le cadre et le corps de l'animal est plus ou moins rempli.
À ae On peut aussi se servir des mêmes Figure 2. … Figure 3. règles pour juger de l’état de graisse L'espace entre la pointe des hanches d’un cochon : plus l'animal hr gg. et le bas des fesses A est bien rem. plus le contour de son corps touchera pli, ainsi que le vide entre les jambes. aux branches du cadre ,
do. On passe ensuite en avant de l'animal, et on se le représente dans le même cadre. La largeur des épaules ü doit être la même que celle de:
hanches 99 dans la figure 2.
40. Le point principal à rechercher chez un bœuf gras, c'est un dos large et droit dans toute sa longueur à partir de la croupe jusqu’à l'épaule, parceque toute la viande comprise dans cet espace est celle qui a la plus agrnde valeur.
Fig. 5.
le seul point de différence qui existe.
est que chez le porc, la croupe ne s'étend pas aussi loin rès de la Queue, que chez la bôte à cornes, et:
que le jambon tombe plus brusque ment sur le jarret,
Moyen de connaitre l’age des indi-, Des penrs.—Tous les animaux de vidus de la race bovine. cette espèce naissent avec leurs dents
incisives; ces dents sont nommées
On reconnait l’Age des animaux de | dents de lait ; elles tombent et se rela race bovine par l'inspection des|nouvellent aux divers âges indiqués dents. ci-après.
« Cheval Canadien’
Tous les veaux dépourvus de dents| Les vingt-quatre dents dites molaien naissant sont nés avant terme. res servent à la trituration et à la ru- Les animaux de l'espèce bovine ont | mination ; elles sont distribuées régutrente deux dents, dont vingt-quatre | lièrement en quatre groupes formés grosses nommées molaires Où maäche-| chacun de six dents solidement cram- ! 5 lières,et huit autres nommées incisives. | ponnées. }
Cu CROP ST 0e © f
Deux de ces groupes sont distribués] que dont l’aspeci est celui d'un fort de chaque côté, dans le haut du fond |bourrelet. Les deux autres groupes de la bouche et forment toute la mâ-| sont situés dans le bas, de chaque choire supérieure, qui ne porte pas|côté du fond de la bouche, et sont sé. de dents devant; cette partie se com-| parés par un espace d'environ # lipose seulement d'un cartilage élasti-| gnes des dents incisives du devant.
Les dents incisives sont au nombre | de devant au centre sont plus élevées de huit ; elles sont placées à la mâchoi-| que ne le sont celles des extrémités. re inférieure sur le devant de la bou-| On nomme pelles ou pinces les deux che et font lecomplément du ratelier |incisives du centre, puis mMmiloyennes de animal. L'ensemble de ces derniè- | premières les deux incisives qui vienres décrit un demi-cercle ; les dents {nent immédiatement après, mitoyen-
mere
nes secondes les deux suivantes et coins ou ralilles les deux dernières.
Ces dents sont en général assez mobiles dans leur alvéole ; elles vacillent sous le doigt et ne portent que sur un seul pivot.
A partir de l’âge de deux ans et demi, les pinces de lait, c'est-à-dire les dents du centre tombent et sont remplacées par les dents adultes ; de deux ans et demi à trois ans, les mitoyennes premières tombent et font place à d'autres ; six mois plus tard, vers trois ans vu trois ans et demi, vient le tour des mitoyennes secondes ; puis ensuite vers quatre ans, les deux dernières, dites coins ou ratilles tombent à leur tour pour être remplacées par les adultes.
Lorsque le renouvellement se trouve ainsi opéré, l'animal prend cinq ans. Les dents des deux mâchelières subissent leur changement à peu près à la même époque ; elles tombent par quatre à la fois, dont une chaque côté, tant en haut qu'en bas.
Pendant ce travail de la seconde dentition, et surtout lorsqu'il s’agit des dents mâchelières, la dent poussant celle de lait, l'animal souffre et ne peut manger ; souvent on ne sait à quoi attribuer cela ; il serait bons alors qu’un praticien facilitât la chute de ces dents, afin de parer à la maigreur qui pourra résulter de la privation de nourriture.
A cinq ans, la dentition est ordinairement régulière ; les incisives forment alors un demi cercle trèscourt, qui se termine en s’amincissant dans les coins, de sorte que les arrières-dents sont plus courtes que celles du milieu. Le dessus de la dent for-
me un biseau extérieur dont le rebord est tranchant.
A partir de sept à huit ans, cette harmonie s'altère et les dents du centre, qui formaient à leur naissance un demi-cercle se liment, se racourcissert et atteignent le niveau des “qu courtes ; comme alors elles sont
peu près toutes de la même lonpo on dit vulgairement que la
êle a rasé ses dents,
A partir de neuf aus, cette saillie des coins étant rasée, déjà le demi.
cercle des incisives a perdu quelque chose de ses proportions, le biseau a disparu, les dents continuent à s’user sur leurs angles, et présentent des formes arrondies.
De dix à douze ans, les dents se clairsèment entre elles.
De quatorze à dix-sept ans, elles s'usent jusqu'aux pivots et forment des interstices qui les séparent et qui s'élargissent au fur et à mesure que les dents diminuent ; alors les alvéoles se rétrécissent et les Aants se déchaussent.
Cette échelle de sucau devient plus ou moins rapide, seon que les animaux vivent dans l’étable ou dans les champs.
Dans les terrains de bruyère ou sablonneux, la dentition s’use beaucoup plus vite; les bestiaux élevés dans ces sortes de pacages ne sont pas encore vieux, qu'ils oni u$jà les dents:
courtes.
Dans les pâturages abondants, les dents se conservent mieux, mais la sécheresse et le dépérissement de leur ivoire ont tourjours lieu vers les âges désignés plus haut.
—Journal d'Agriculture.