‹ Anatomie et pysiologie du cheval [microforme]Chapitre 14 sur 15 · RP PSE EE OS EE · texte numérisé non relu

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pression snppose qu’on prend le type améliorateur dans une race dite noble, anglaise ou arabe pour les chevaux, durham pour les bêtes à cornes, mérinos pour les bêtes à laine, etc. ; ou on croise aussi en accouplant ensemble des animaux de deux racesdifférentes dans l'espérance d’obtenir dans les pro- Amélioration par individus de la mé-|\ duits la réunion des qualités particu-

à employer des mâles d’une = me race.—l.es Allemands nomment |lières à chacune de ces deux races.

race plus parfaite.

Les arabesdisent :

Le meilleur produit est celui qui vient d’un père et d’une mère tous deux de bonne race.

Amélioratian d’une race par elle-même.

Reinzucht,les Anglais, Thoroughbreed, | L'art des croisements présente de cette méthode de mutiplier une race | grandes difficultés ; il exige de l’exsans aucun mélange de sang étranger. | périence et la con’.aissance des races 4

Les Français disent, améliorer | sur lesquelles on travaille. une race par elle-même. Dans ce cas,| Plus deux races qu’on veut croiser la race est améliorée, mais elle reste | diffèrent l’une de l’autre, plus le répure. Ainsi, on doit pouvoir dire : | sultat du croisement est incertain, et Ce cheval est de pur sang percheron, | plus il est difficile d’obtenir la consou il est de la race normande dans |-tance dans les produits. L'emploi des toute sa pureté, tout comme on dit | métis, c’est-à-dire d'animaux qui n’apqu'un cheval est de pur sang arabe ou | partiennent pas à des races pures, n’aanglais. Cependant, quand le mot | mène que des résultats ‘nce: ‘ ‘ns et pur sans est employé sans aucune’ex- | impossibles à prévoir. plication, il est toutours convenu! Si l’on accouple ensemble deux inqu’on entend parler de la race an-| dividus de races différentes, ce sera glaisse issue d’Arabe, le caractère de celui dont la race est

Multiplication en dedans. — Si on ne | la plus ancienne qui dominera dans. choisit pas. seulement les animaux | leurs productions. Cest pour cela que de la même race, mais qu'on les |la constance, résultat de lancienneté, prenne dans la même famille, unis | est une des qualités les plus précieuensemble par. de proches degrés de | ses dans une bonne race. parenté, c'est ce que les AllemanüGs| La constance est cette manière d’être nomment /nzucht et les Anglais in and | d'une race ancienne de laquelle il réin ; on a admis en français l'expression | sulte que toutes les bêtes issues de multiplier en dedans. Cette. méthode | cette race pos dent ies mêmes carac-

a été celle de Bakewelle. tères, qui se transmettent avec certi- ”

Croisements. — Cette question si | tude.

simple des croisements a été fré-| Les Anglais pensent que c’est seucemment compliquée par l’introduc- | lement à la huitième génération que tion dé mots nouveaux, et il me sem-|les caractères d’une race peuvent ble utile de la ramener à sa plus sim-|être solidement établis. Maïs il ne ple expression. faudrait pas admettre cette opinion

On entend par croisement l'accouple-| comme une vérité abssolue. Pabst ment de deux animaux appartenant à | s'est expliqué à cesujet d’une manière deux races différentes, et les produits | fort sage. d’un croisement, quel qu’il soit, sont | ‘ Il n’est pas possible, dit-il! d’éta des métis. Te GOUT | blir avec une précision mathémati-

Le. croisement peut avoir lieu de|que, comme-ont: prétendu le faire deux manières, ou par l'emploi de mâ-| quelques éleveurs, ‘après combien de les d’une race plus parfaite, ce qui | générations les caractères. d’uner:rax ce constitue l’ennoblissement ; cette ex-]|sont solidement fixés. La mature ne

se laisse pas entraver dans des formules ou des calculs mathématiques, et si nous pouvons suivre une partie de sés opérations, il en est beaucoup d’autres pour lesquels elle travaille dans des voies secrètes où notré œil ne peut pénétrer. ”

ar les croisements, on obtient quelquefois pour certaines parties le changement désiré, tandis que d’autres parties, et surtout l'ensemble, offrent une longue et opiniâtre résistance.

Les parties qui se modifient le plus facilement sont celles qui ont la moindre importance et qui se rapprochent du règne végétal, tels sont les poils, les cornes, les ongles.

On ne doit pas allier ensemble des animaux qui présentent de trop grandes différences de conformation. Il ne résulte pas de cette alliance une fusion des caractères du père et de la mère, mais, le plus souvent, un mélange hétérogène des uns et des äutres. C’est par cette raison qu’on rencoutre si souvent, dans le voisinage des harras, des cheveux mañqués, qui ne sont propres ni au trait ni à la selle, et qui proviennent d’une jument commune avec un étalon de sang. De même que si on fait saillir une brebis à laine grossière par un bélier superfin, la bête: qui provient de cette alliance, au lieu d’avoir une bonne toison métisse, porte souvent ure laine qui offre un tel mélange de celles du père et de la mère, qu'un drapier m'est pasen -état d'en fabriquer une étofle passable.

Dans l’accouplement des animaux, il. faut éviter avec soin une erreur dans laquelle on est trop souvent tombé, c’est de:vouloir améliorer une pe:

tite race par de grands mâles. Cet 'accouplement est tout à fait irrationnel.

Il est bien évident que le germe d’un grand étalon percheron, par exemplé, déposé dansle sein d’une petite jument, n'y trouvera pas l’espace nécessdire à son développement, ét ne pour-

ra donner qu'un être mal conformé où disproportionné. Les Anglais ont amélioré leurs chevaux de race par le petit $talon arabe, leurs chevaux de trait par de grandes juments flamandes, leurs porcs par le petit verrat chinois. Avec une nourriture abondante et substantielle, les productions d'une femelle de forte taille et d’un mâle plus petit peuvent atteindre la taille de leur mère. Cette doctrine serait mal comprise, si on en concluait qu’il faut toujours accoupler ensemble une grande femelle et un petit mâle ; mais on doit éviter la disproportion contraire, et, autant que possible, ne pas faire couvrir une femelle d’une petite race par un mâle d’une grande race,

Dans le choix des animaux, on doit toujours, avant tout, s'assurer d’une constitution vigoureuse, Voici à cet égard la doctrine des Anglais :

Les formes extérieures ne sont qu'une indication de la structure intérieure. La faculté de convertir les aliments en, nourriture est proportiounelle au volume des poumons :

un animal pourvu dé gros poumons pourra Convertir un poids donné d’aliments en une plus grande quantité de nourriture. qu'un autre qui aura de petits roumons. Cuvier dit aussi qué la force musculaire est toujours en raison de la respiration (Anatom comparée), La forme et la grandeur du thorax indiquent le volume des poumons. La forme du thorax doit approcher de celle, d'un cône ayant son sommefPsitué entre les épaules et sa base vers les reins. La, capacité du thorax dépend plus de sa forme qué de son contour. Un cercle contient une surface plus grande qu’une ellipse de même circonférence, et lellipse en contient d'autant moins qu’elle s'éloigne plus de la figure du cercle. Un: thôrax élevé n'a donc une grande capacité qu'autant qu'il à une largeur proportionnée.

La largeur des reins est toujours

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