DES MEMBRANES FIBREUSES EN GENERAL
Après avoir considéré le système fibreux d'une manière générale , sous les rapports de son organisation, de sa vie, de ses propriétés et de sa nutrition, je vais l’examiner plus en particulier dans les grandes divisions qu’il nous offre, et que nous avons indiquées plus haut. Je commence par les membranes fibreuses.
§ Ier. Formes des Membranes fibreuses.
Ces sortes de membranes, qui comprennent ainsi qu’il a été dit, le périoste, la dure-mère, la sclérotique, l’albuginée, les membranes propres du rein, de la rate, celle du corps caverneux, etc., sont presque toutes destinées à former des enveloppes extérieures, des espèces de sacs où se trouvent contenus les organes quelles revêtent.
Ces organes ne sont point, comme ceux autour desquels se déploient les surfaces séreuses, comme l’estomac, les intestins, la vessie et les poumons, sujets à des dilatations et à des contractions alternatives : cela ne s’accommoderait point avec leur mode d’extensibilité. Elles se moulent exactement sur la forme de ces organes, et ne présentent point ces replis nombreux qu’on voit dans les membranes séreuses, si l’on en excepte cependant la dure-mère.
Leurs deux surfaces sont adhérentes , caractère qui les distingue spécialement des membranes précédentes , ainsi que des muqueuses.
L’une de ces surfaces , intimement unie à l’organe , semble y envoyer différens prolongemens, qui identifient au premier coup d’œil son existence à celle de la membrane. Une foule de fibres détachées de l’albuginée , de l’enveloppe des corps caverneux , de la tunique propre de la rate , etc. , ou plutôt adhérentes à ces tuniques, pénètrent dans les organes respectifs de ces membranes, et, s’y entrecroisant en divers sens , forment pour ainsi dire le canevas , la charpente autour de laquelle s’arrangent et se soutiennent les autres parties constituantes de ces organes , qui semblent , d’après cela, avoir pour moule leurs membranes extérieures. Aussi les voit-on, lorsque ces moules viennent à être enlevés, pousser çà et là d’irrégulières végétations : le cal , dans les dépîacemens trop considérables pour permettre au périoste de se prolonger sur les surfaces divisées, est inégal, raboteux , etc. ; la figure du testicule s’altère dès que l’albuginée a été intéressée dans un point quelconque, etc. Cette adhérence de la membrane fibreuse qui enveloppe divers organes avec les prolongemens intérieurs de ces organes, avec les fibres qui composent leur canevas, a fait croire aux anatomistes que la nature de l’une était la même que celle des autres , que ceux-ci n’étaient que des prolongemens de la membrane : je le croyais aussi en publiant mon Traité des Membranes ; mais de nouvelles expériences m’ont convaincu du contraire.
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Je puis assurer d’abord que la membrane des corps caverneux appartient seule, dans ces corps, au système fibreux. Le tissu spongieux intérieur renfermé dans la cavité de cette membrane n’en a nullement la nature, n’en est point , comme le disent tous les anatomistes, un prolongement. Ce ne sont pas des lames qui, suivant l’expression commune, se détachent de la membrane, et produisent par leur entrecroisement le tissu spongieux : celuici est un corps à part , distinct par sa vie et par ses propriétés.
En exposant un corps caverneux à l’ébullition , j’ai manifestement observé cette différence : la membrane externe se comporte comme tou$ les organes fibreux , devient épaisse, jaunâtre, demitransparente , puis se fond plus ou moins en gélatine ; le tissu spongieux reste au contraire blanc , mollasse, n’augmente point de volume, ne se crispe presque point sous l’action du feu, présente un aspect , en un mot, que je ne puis comparer à celui d’aucun tissu traité également par l’ébullition.
La macération sert très-bien aussi à distinguer ces deux tissus : le premier ne cède que lentement ; ses fibres restent long-temps distinctes ; elles ont encore leur disposition naturelle , que déjà le second est réduit en une pulpe homogène, rougeâtre, où rien de fibreux , rien d’organique ne se distingue plus. En général , il paraît que le tissu spongieux des corps caverneux est leur partie essentielle , celle où se passent les grands phénomènes de l’érection , celle qu’anime le mode particulier de motilité qui le distingue des autres organes : l’é-
corce fibreuse n’est qu’accessoire à ses fonctions ; elle n’est qu’une enveloppe; elle ne fait qu’obéir , dans l’érection, à l’impulsion qui lui est communiquée.
Lorsqu’on expose le corps caverneux à l’action de l’acide nitrique , le tissu spongieux , lavé du sang qu’il contient , devient d’un jaune bien plus marqué que la membrane fibreuse : cela les fait distinguer l’un de l’autre d’une manière sensible.
En exposant le testicule à l’action de l’eau bouillante , on remarque également que son tissu intérieur prend un aspect tout différent de celui de sa membrane extérieure ; il devient d’un brun foncé , tandis quelle reste blanchâtre : elle ne prend pas l’apparence gélatineuse d’une manière aussi marquée et aussi prompte que celle du corps caverneux.
Soumis à la macération , le testicule est aussi tout différent dans son enveloppe et dans son tissu intérieur.
La surface des membranes fibreuses opposée à celle qui correspond à leur organe est jointe aux parties voisines, tantôt d’une manière lâche, comme l’enveloppe caverneuse; tantôt par des liens trèsserrés , comme la dure-mère. En général , les membranes, et même tous les organes fibreux , ont une tendance singulière à s’unir intimement aux surfaces séreuses et muqueuses : on en trouve des exemples, pour les membranes séreuses , dans l’union de la dure-mère avec l’arachnoïde , de l’albuginée avec la tunique vaginale , des capsules fibreuses avec les sy-
noviales. Telle est l'intimité de cette adhérence, que la dissection la plus exacte ne peut la détruire dans l’âge adulte. Dans l’enfance , elle est beaucoup moindre, comme on le voit surtout très-bien dans le rapport qui existe entre la base du péricarde bt îe centre phrénique, rapport qui est tel que, dans le premier 4ge, on peut avec facilité isoler lès deux surfaces, qui sont plutôt contiguës que Continues , tandis que dans les âges suivans on ne saurait y parvenir.
Quant à l’union des surfaces muqueuses avec les fibreuses , lorsqu’elles se trouvent contiguës , elles se confondent entièrement : cela s’observe dans
la pituitaire , dans la membrane des sinus , dans celle de l’oreille , etc. Le pérvchondre du laVynx, de la trachée , ne fait qu’un avec leur membrane interne. Dans toutes ces parties, le périoste ^entrelace tellement avec la surface muqueuse , quil est impossible de les sépàrer , et qu’on les enlève én même temps de dessus l’os, qui alors reste à mi. Le conduit déférent, les trompes de Fallope, fés uretères, etc., sont aussi très-manifestemènt fibrômuqueux.
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§ IL Organisation des Membranes fibreuses .
Les membranes fibreuses ont, en général, une texture très-serrée , une épaisseur remarquable ; elles ne sont formées que d’un seul feuillet. La dure-mère semble faire exception à cette règle , par les replis qui forment la faux et la tente du cervelet ^ mais , excepté à l’endroit des sinus, il est
très-tdifficile, impossible même, d’y trouver deux
lames distinctes*
Ces membranes ont plus de vaisseaux que toutes les autres divisions du système fibreux ; elles sont percée^ d un très-grand nombre de trous pour le passage de ces vaisseaux , dont la plupart ne font que les .traverser, et se rendent ensuite dans les organes quelles recouvrent. Ces trous, dont chacun est plus large que le rameau qu’il transmet, forment encore un caractère des membranes fibreuses qui les distingue des séreuses , qui se replient toujours et ne s’ouvrent jamais pour laisser pénétrer le système vasculaire dans leurs organes respectifs.
Au reste, la description particulière des membranes qui nous occupe sera jointe à celles des organes qu’elles entourent. J’en excepterai cependant le périoste, dont la description appartient à ces généralités, soit parce que , revêtant tout le système osseux , on ne peut point le considérer isolément ; soit parce que , comme je l’ai dit, il est le centre d’où naissent et où se rendent tous les organes du système fibreux, en sorte que ses fonctions sont relatives plus encore à ce système qu’à celui des os.
§ III. Du Périoste . 1 °. De sa forme.
Cette membrane entoure tous les os. Dure, résistante, grisâtre, elle leur forme une enveloppe qui se prolonge partout , excepté là où les cartilages les revêtent. Son épaisseur est remarquable
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dans l’enfance ; plus mince à proportion clans l’adulte , elle devient plus dense et plus serrée.
Les anciens se la figuraient comme se prolongeant d’un os à l’autre sur l’articulation , et formant ainsi un sac continu pour tout le squelette. Cette idée est inexacte. À la jonction des os le périoste s’entrelace avec les ligamens , qui lui servent de moyen de communication , et ce n’est qu’ainsi qu’on peut concevoir sa continuité. La couronne des dents en est dépourvue , ainsi que toutes les productions osseuses qui s’élèvent sur la tète de certains animaux.
Le périoste est faiblement uni à l’os dans l’enfance ; on l’en sépare alors avec une extrême facilité , surtout sur la partie moyenne des os longs. Dans l’adulte , comme la substance calcaire encroûte peu à peu, ses fibres les plus internes , l’adliérence devient très-sensible : elle est extrême dans le vieillard , où cette membrane se trouve réduite souvent à une lame très-mince, par les progrès de l'ossification. La pression habituelle exercée par les muscles, dans leurs contractions, peut bien aussi influer un peu sur cette adhérence. Divers prolongemens passent du périoste à l’os : ils sont beaucoup plus nombreux aux extrémités des os longs et sur les os courts, que sur le milieu des os longs et sur les os larges; ce qui se conçoit facilement, d’après le nombre beaucoup plus considérable de trous dans l’une que dans l’autre partie. Ces prolongemens accompagnent les vaisseaux, tapissent les conduits qui percent Tos de part en part, se perdent dans ceux qui se terminent dans sa sub-
stance, ne pénètrent point dans la cavité médullaire, et, bornés uniquement au tissu osseux, établissent des rapports immédiats entre lui et la membrane dont ils émanent.
Ce sont ces rapports qui, étant anéantis lorsque le périoste est malade ou détruit dans une partie un peu considérable de son étendue , font que l’os meurt et se sépare au-dessous. 11 y a cependant cette différence entre ce phénomène et la mort de l’os par la lésion de la membrane médullaire , que , si celle-ci est désorganisée, tout l’os sé nécrose, tandis qup, lorsqu’on irrite et qu’on déchire le périoste à la partie moyenne d’un os long, dans une étendue à peu près correspondante à celle de cette membrane médullaire , les lames externes seules du tissu compacte se détachent par Fexfoliation, et c’est le meme os qui reste. J’ai fait cette expérience sur deux chiens. Quant à celle qui consiste à enlever le périoste , non-seulement de dessus la partie moyenne, mais de dessus toute la surface de l’os, je ne sais si quelqu’un a pu la tenter, elle m’a paru impossible; elle serait praticable, que bientôt l’animai mourrait à cause de l’étendue du délabrement , et qu’ainsi on n’aurait aucun résultat.
Les rapports du périoste avec les organes voisins varient singulièrement. Dans le plus grand nombre des os, ce sont des muscles qui glissent sur lui; le tissu cellulaire l’unit à eux plus ou moins lâchement, suivant que les mouvemens sont plus ou moins considérables. A la suite des inflammations , il perd cette laxité, et souvent tout mouvement cesse.
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2°. Organisation du Périoste .
La direction des fibres du périoste est à peu près analogue à celle des os, sur les os longs spécialement, ainsi que sur les os courts ; mais il n’a point la structure rayonnée des os plats qu’il recouvre; Ces fibres, superposées les unes aux autres , ont des longueurs différentes : les superficielles sont plus étendues; celles qui correspondent immédiatement à l’os ne parcourent quun petit espace.* Toutes en général deviennent très-apparentes dans certaines maladies des os. Je me rappelle , entre autres exemples de ce développement accidentel des fibres, l’observation d’un homme affecté d’éléphantiasis, et en meme temps d’un gonflement dans le tissu compacte du tibia, qui avait pris une épaisseur remarquable : le périoste de cet os était très-épais , si peu adhérent à l’os que le plus léger effort suffit pour l’enlever dans toute son étendue, et à fibres tellement prononcées qu’on l’aurait pris pour une portion de l’aponévrose plantaire ou palmaire, lorsqu’il en fut séparé.
Le périoste emprunte ses vaisseaux de ceux des environs. Leurs branches innombrables s’y ramifient à l’infini, y forment un réseau que les injections rendent extrêmement sensible , surtout chez les enfans , s’y perdent ensuite, ou pénètrent dans le tissu compacte de l’os , ou bien reviennent dans lés parties voisines former diverses anastomoses.
Cette membrane reçoit, comme nous l’avons dit, l’insertion de presque tout le système fibreux , des
tendons, des ligamens et des aponévroses spécialement. Cette insertion paraît étrangère à l’os dans l’enfant ; en détachant à cet âge le périoste , tout s’enlève en meme temps : mais T ossification envahissant bientôt les lames les plus internes , tous les organes fibreux paraissent identifiés à l’os dans l’adulte. J’observe que cette disposition coïncide avec la force prodigieuse de traction que les muscles , devenus plus prononcés, exercent souvent à cet âge, et qui , uniquement répartie sur le périoste, comme elle l’aurait été sans son ossification , n’aurait pu y trouver une résistance suffisante, au lieu que , s’opérant aussi sur l’os, elle le meut sans danger pour son enveloppe. L’organisation générale , les propriétés , la vie du périoste , sont les mêmes que celles du système fibreux : je ne m’en occuperai pas.
3°. Développement du Périoste .
Dans le fœtus, cette membrane est molle, spongieuse j pénétrée de beaucoup de fluide gélatineux; elle se fond dans beau avec facilité; ses fibres sont peu distinctes ; elles le deviennent à mesure qu’op avance en âge, et en même temps la mollesse diminue, et la résistance augmente. Le périoste, dans le vieillard , est d’une extrême ténacité ; il résiste presque autant que les ligamens à l’ébullition : ceux qui préparent des squelettes le savent trèsbien. 11 se fend en divers endroits , parce que ses fibres en se raccourcissant se détachent de l’os; mais ce qui reste adhérent ne devient qu’avec beaucoup de difficulté gélatineux .
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4°. Fonctions cia Périoste .
Le périoste garantit les os qu’il revêt de l’impression des parties mobiles qui l’entourent, de celle des muscles, des artères, dont le battement aurait pu les user, comme il arrive dans certaines tumeurs anévrysmales voisines du sternum, des vertèbres, etc.
Il est une espèce de parenchyme dénutrition de réserve, si je puis m’exprimer ainsi , toujours prêt à recevoir le phosphate calcaire , lorsqu’il ne peut se porter sur l’os devenu malade : de là les nécroses naturelles et artificielles, qui n’ont jamais lieu dans les dents, faute de cette membrane. Ces petits os ont des caries, des altérations diverses, et non de véritables nécroses.
On ne peut douter que les lames internes du périoste ne s’ossifient successivement, et ne contribuent ainsi un peu à augmenter l’os en épaisseur , lorsqu’une fois son accroissement en longueur est fini. J’observe à ce sujet que non-seulement lui , mais encore tout le système fibreux , a une affinité singulière avec le phosphate calcaire. Après le système cartilagineux, c’est celui qui a le plus de tendance à s’en encroûter; sans doute parce que son mode de vitalité générale , de sensibilité organique en particulier , a beaucoup d’analogie avec celle des os. Là où les tendons en glissant sur les os y éprouvent un grand frottement, ils deviennent osseux. La dure-mère , l’albuginée, s’ossifient assez souvent; la sclérotique sert de parenchyme à beaucoup de substance terreuse, dans les oiseaux , qui par là l’ont extrêmement dure.
Le périoste est étranger à la formation des os (i ) ; il n’est qu’accessoire à celle du cal ; il est une espèce de limite qui circonscrit dans ses bornes naturelles les progrès de l’ossification , et l’empêche de se livrer à d’irrégulières aberrations. Prépare-t-il le sang qui sert à nourrir l’os ? On ne peut résoudre cette question par aucune expérience ; mais on peut assurer que les propriétés vitales dont il jouit ne le rendent nullement propre à accélérer la circulation du sang arrivant aux os, comme quelques auteurs l’ont cru.
Au reste , il me semble qu’on a trop envisagé le périoste exclusivement par rapport aux os : sans doute il est nécessaire à ces organes, mais peut-être joue-t-il, par rapport aux organes fibreux , un rôle encore plus important. Si la nature l’a partout placé sur le système osseux , c’çst peut-être en grande partie , comme je l’ai dit , parce qu’il trouve sur ce système un appui général , solide, résistant , et qui le met à même de ne point céder aux trac-
(i) Le périoste joue au contraire un rôle fort important dans la formation des os. Partie essentiellement vasculaire de ces organes , c’est lui qui , dans les premiers temps, sécrète la matière cartilagineuse qui , par son organisation de plus en plus patente , et de plus en plus élevée, finit par subir la transformation osseuse proprement dite ; c’est encore lui qui , lorsque cette importante révolution première a été accomplie , continue à fournir les matériaux de cette coucbe mince de cartilage par laquelle il est séparé de l’os chez l’enfant , et qui, continuellement envabie par les progrès de l’ossification , est aussi continuelle— nient reproduite , jusqu’à ce que l’accroissement en épaisseur de ces organes ait atteint les limites naturelles. ( F. Blandin. )
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tiens diverses que toutle système fibreux exerce sur lui, tractions qui sont elles-mêmes communiquées à ce dernier système. C’est là un nouveau point de vue sous lequel il faut envisager le périoste , et qui prêtera bien plus à des considérations générales , que celui sous lequel Duhamel , Fougeroux, etc., ont considéré cette membrane.
§ IV. Périchondre .
On trouve sur tous les cartilages non-articulaires une membrane exactement analogue au périoste, et qu’on nomme périchondre. Le larynx, les côtes, etc., l’offrent d’une manière très-sensible : il est mince , à fibres entrecroisées en tous sens , moins strictement uni aux organes qu’il recouvre que le périoste ne l’est aux os, parce que, les cartilages ayant à leur surface des trous moins nombreux, il n’y envoie pas une aussi grande quantité de prolongemens fibreux : de là un rapport moins intime entre la vie du périchondre et celle du cartilage , qu’entre celle de Fos et de son périoste.
J’ai dénudé deux fois sur un jeune chien le thyroïde de sa membrane externe , et refermé tout de suite la plaie, qui a été guérie sans altération apparente dans l’organisation du cartilage : au moins â-t-il continué à remplir ses fonctions. La même expérience serait facile sur les cartilages des côtes : je ne l’ai point tentée. Le périchondre m’a paru , dans plusieurs injections, contenir beaucoup moins de vaisseaux sanguins que le périoste : ses usages
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sont analogues à ceux de cette dernière membrane.
ARTICLE VI