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II. Aponévroses à enveloppe partielle

Ces aponévroses se rencontrent sur des parties isolées , au-devant de l’abdomen , sur la tête , au

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dos , etc. ; elles sont ordinairement destinées à retenir en place un certain nombre de muscles quelles n’entourent point de tous côtés , comme les précédentes, mais auxquels elles répondent seulement dans un sens. Leur épaisseur est beaucoup moindre que celle des précédentes ; elle est analogue aux efforts qu’elles doivent supporter.

Toutes ont un muscle tenseur, qui proportionne leur degré de relâchement ou de tension à l’effort des muscles voisins. Le droit antérieur , au moyen de ses intersections , et le pyramidal , remplissent cet usage à l’égard de l’aponévrose abdominale ; les petits dentelés postérieurs à l’égard de celle qui recouvre les muscles des gouttières vertébrales ; les auriculaires , les frontaux et les occipitaux à l’égard de l’épicrânienne, etc.

Les aponévroses d’enveloppe dont l’usage est uniquement borné à un muscle , comme celle , par exemple , du temporal , manquent de muscle tenseur, et sont par conséquent toujours au même degré de tension : c’est sans doute pour cela quelles ont un tissu très-serré, très-épais, comme celle que je viehs de citer en offre un exemple.

En général, l’usage de toutes les aponévroses d’enveloppe , soit générale , soit particulière , relatif à la compression des muscles , est nécessité par les déplacemens dont ils seraient susceptibles en se contractant, déplacemens manifestes, i° lorsqu’on place la main sur un muscle en action , et qui est dépourvu d’aponévrose , comme le masseter ; 20 lorsque , une plaie ayant intéressé une partie un peu considérable dune aponévrose d’enveloppe, les muscles subja-

cens deviennent accidentellement contigus aux tégumens ; 3° lorsque, dans un animal , on met à découvert les muscles d’un membre , qu’on ne laisse pour les assujettir que le tissu cellulaire, etque dans cet état on excite leur contraction. If. Dans certaines plaies des muscles arrivées à l’instant de leur contraction , il est difficile de sonder ces plaies , parce que , dans leur relâchement , les muscles prenant une position différente, les rapports changent entre les parties qui formaient les deux bords de la plaie , etc.

§ IL Des Aponévroses d insertion*

Nous avons distribué en trois espèces les aponévroses d’insertion: i° les aponévroses d’insertion à surface large, o° celles d’insertion en arcade, 3°cçlles d’insertion à fibres isolées.

i°. Aponévroses d insertion à surface large.

Elles sont très-nombreuses. Tantôt elles résultent de l’épanouissement d’un tendon, comme on le voit dans celles du droit antérieur de la cuisse ; tantôt , comme au masseter, elles tirent immédiatement leur origine des os. Quelquefois c’est d’un seul côté que se fait l’insertion ; d’autres fois c’est des deux en meme temps , et alors elles représentent des espèces de cloisons placées entre des faisceaux charnus, qu’elles servent en même temps à séparer et à unir, comme on l’observe dans le paquet de muscles qui naît de chacun des condyles de l’humérus.

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Toujours ces aponévroses reçoivent dans une direction très-oblique l’insertion des fibres charnues. Leur adhérence mutuelle est intime : j’en parlerai en traitant des tendons.

Elles ont le grand avantage de multiplier prodigieusement les points d’insertion sans nécessiter de grandes surfaces osseuses. La largeur de toute la fosse temporale ne suffirait pas pour le masseter, s’il s’implantait par des fibres isolées : au moyen des cloisons aponévrotiques qui reçoivent ses fibres et vont ensuite se fixer à l’os , son insertion est concentrée sur un des bords de l’arcade zygomatique. Aussi , en général, tous les muscles très-forts, dont les fibres sont très-multipliées par conséquent, sontils entrecoupés par de semblables aponévroses , comme le deltoïde, les ptérygoïdiens, etc. , en sont la preuve.

Presque toutes ces aponévroses sont exactement identiques aux tendons ; plusieurs se continuent avec eux, et alors leurs fibres restent dans la meme direction. En général , c’est un* caractère de ces aponévroses , de n’avoir point leurs fibres entrelacées en divers sens comme celles des aponévroses d’enveloppe. La raison en est simple : les fibres charnues auxquelles elles donnent attache étant toutes à peu près dans un sens , ou du moins ne s’entrecroisant pas , il faut qu’elles se comportent comme elles , puisqu’elles leur sont continues.

J’ai fait une expérience qui montre bien manifestement l’identité des tendons avec ces aponévroses. Elle consiste à faire macérer pendant quelques jours un tendon : il devient souple alors ; ses fibres s’écar-

tent ; en le distendant suivant son épaisseur, on en fait une espèce de membrane qu’il serait impossible de distinguer d’une vraie aponévrose.

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