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Aponévroses d insertion en arcade

Elles sont beaucoup plus rares que les précédentes. Lorsqu’un gros vaisseau passe sous un muscle , la natur^ emploie ce moyen pour ne pas interrompre l’insertion des fibres charnues : le diaphragme pour l’aorte , le soléaire pour la tibiale , en offrent des exemples. L’insertion se fait sur la convexité, et le passage du vaisseau sous la concavité de l’arcade , dont les deux extrémités sont fixées à l’os. On a cru long-temps que les artères pouvaient être comprimées sous ces arcades; et de là l’explication des anévrysmes poplités , de l’apoplexie par le reflux vers la tête du sang gêné dans l’aorte , etc. Mais il est bien évident qu’en se contractant, les fibres charnues doivent élargir le passage , loin de le rétrécir , puisque l’effet nécessaire de ces contractions est d’agrandir en tous sens la courbure aponévrotique , effet qui serait tout opposé si leur insertion se faisait à la concavité. Ces sortes d’aponévroses sont fortement entrelacées , et résistent beaucoup.

3°. Aponévroses d insertion à fibres isolées .

Elles sont l’assemblage d’une infinité de petits corps fibreux tous distincts les uns des autres , qui semblent se détacher du périoste comme les fils du velours sortent de leur trame commune. Chacune

se continue avec une fibre charnue ; en sorte que , lorsque , par la macération , on a enlevé toutes les fibres, ces petits corps deviennent flottans et se voient parfaitement bien , surtout quand le périoste qu’on a détaché est plongé dans l’eau.

On conçoit que ce mode d’insertion de la part des muscles exige toujours de larges surfaces osseuses, puisque chaque fibre a sa place propre : on en voit un exemple dans la partie supérieure de l’iliaque, du jambier antérieur , du temporal, etc. Si tous les muscles s’inséraient de cette manière , dix fois plus de surface dans le squelette ne suffirait pas pour les recevoir.

ARTICLE IX

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