GÉNÉRALES
les appareils digestifs et respiratoires , et sa portion qui appartient aux organes urinaires et génitaux.
Nous avons vu, au contraire, les systèmes primitifs être partout continus, ne point avoir entre eux d’interruption. Le cellulaire, l’artériel, le veineux, l’absorbant, le nerveux, sont tellement disposés, que , s’il était possible d’enlever tous les organes qu’ils pénètrent, en les laissant seuls, on aurait un véritable tout diversement figuré suivant ces systèmes. Les exhalans peuvent être aussi véritablement considérés comme se tenant partout, ainsi que nous l’avons vu. Supposez au contraire que les organes intermédiaires aux os , aux cartilages , aux fibrocar filages, etc., soient enlevés, toutes les pièces de ces systèmes tombent aussitôt, et vous n’avez point un tout continu.
L’ordre à suivre dans l’examen de ces systèmes est assez indifférent: nous les placerons les uns après les autres dans la série suivante , qui comprendra les systèmes i° osseux, n° médullaire, 3° cartilagineux, 4° fibreux, 5° fibro-cartiîagineux , 6° musculaire animal, 70 musculaire organique , 8° muqueux, 90 séreux, io° glanduleux, 1 1° cutané, ia° épidermoïde, i3° enfin le système des poils.
Remarquez que la nature ne s’astreint à aucun ordre méthodique, en distribuant ces systèmes dans les divers appareils, quelle n’a point égard aux grandes différences quelle a établies entre les fonctions. Chacun peut appartenir en même temps à des appareils de fonctions qui n’ont aucune analogie. Ainsi le fibre-cartilagineux , qui se trouve surtout dans les organes locomoteurs, clans la vie animale par
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conséquent, entre-t-il aussi dans l’appareil respiratoire, parla trachée-artère; ainsi le système muqueux, presque partout destiné aux organes de la vie interne, appartient-il à la vie externe dans la conjonctive, dans les fosses nasales, etc. , à la génération dans les vésicules séminales, dans la prostate, etc.; ainsi le système glanduleux verse-t-il tour à tour des fluides sur les organes des deux vies , comme sur ceux de la génération; ainsi les surfaces séreuses se déploient-elles sur des parties que leurs fonctions ne rapprochent nullement, sur le cerveau et l’estomac, par exemple, sur les cartilages articulaires et sur les poumons, etc Concevons donc
les systèmes simples par abstraction , si je puis parler ainsi ; représentons-nous-les d’une manière isolée, comme des espèces de matériaux distincts les uns des autres , quoiqu’assemblés deux à deux, trois à trois, quatre à quatre, etc., pour former les édifices partiels de nos appareils , édifices dont résulte l’édifice général de notre économie. Chacun de ces appareils est destiné à exercer une fonction déterminée, et doit se classer par conséquent comme les fonctions : c’est aussi de cette manière que nous les distribuerons dans X Anatomie descriptive . Mais les systèmes simples ne tendant à un but commun qu’autant qu’ils sont réunis en appareils , on ne peut, en les considérant isolément, s’astreindre à aucune classification empruntée de leur destination.
Ce système, remarquable entre tous les autres par la dureté et la résistance qui le caractérisent, reçoit de ce double attribut l’aptitude à servir à tous de base commune, sur laquelle ils reposent, et autour de laquelle ils se trouvent suspendus et fixés. L’ensemble des pièces qui le forment tiennent les unes aux autres, pour cet usage, au moyen de liens souples et résistans , qui composent de ces pièces un tout qu’on nomme le squelette. Ce tout osseux placé au milieu de la foule des organes qu’il soutient, partout continu dans ses diverses parties, n’a point cependant , comme les systèmes primitifs, continuité de vie propre d’une de ses extrémités à l’autre. Les liens qui assemblent ses pièces diverses, très-différens d’elles par leur nature et par leurs propriétés, y produisent un isolement de vitalité, que les différentes parties des systèmes ci-dessus ne présentent point, parce que dans leur continuité leur nature est partout la même.
ARTICLE PREMIER