‹ Anatomie générale :Chapitre 13 sur 40 · Altérât, clans le «lé vélo oneme.it · texte numérisé non relu

Altérât, clans le «lé vélo oneme.it

| vices de conformation, ^développement accidentel .

( Béclard. }

Xciv CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.

offriront nécessairement une suite de phénomènes incohérens. Ouvrez quelques cadavres, vous verrez aussitôt disparaître l’obscurité, que jamais la seule observation n’aurait pu dissiper.

§ VIII. Remarques sur la Classification des 1 fonctions.

Le plan que j’ai suivi dans cet ouvrage n’est pas le plus favorable à l’étude des fonctions. Plusieurs d’entre elles, telles que la digestion, la respiration, etc., ne sauraient y trouver place, parce qu’elles n’appartiennent point spécialement à des systèmes simples, mais à des appareils, assemblages de plusieurs systèmes, et même de plusieurs organes. Aussi ce que j’ai dit sur les fonctions ne se trouve qu’accessoireraent placé dans cet ouvrage, dont le but spécial est l’analyse des divers systèmes simples qui forment les organes composés. Cependant, comme on pourrait désirer de rallier les différents faits de physiologie qu’il renferme, à une classification physiologique, je vais exposer celle que je suis dans mes cours.

On sait combien ont varié ces sortes de classifications. L’ancienne division en fonctions animales, vitales et. naturelles, repose sur des bases si peu solides qu’on ne saurait visiblement élever sur elle un édifice méthodique. Vicq-d’Azyr lui en avait substitué une qui ne présente guère plus d’avantages, en ce qu’elle isole des phénomènes qui se rapprochent, qu’elle transforme en fonctions des propriétés, comme la sensibilité, l’irritabilité, etc.

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Depuis cet auteur , quelques autres ont produit des divisions qui ne sont pas plus méthodiques et e qui s’éloignent autant de renseignement naturel des phénomènes de la vie.

J’ai cherché le plus possible, en classant les fonctions, à suivre la marche tracée par la nature elle-même. J’ai posé, dans mon ouvrage sur la vie et la mort, les fondemens de cette classification ,

; que je suivais avant d’avoir publié celui-ci. Aristote,

,, Buffon, etc., avaient vu dans l’homme deux ordres . de fonctions, l’un qui le met en rapport avec les j corps extérieurs, l’autre qui sert à le nourrir.

5 Grimaud reproduisit cette idée, qui est aussi grande . que vraie, dans ses cours de physiologie et dans ; son mémoire sur la nutrition ; mais en la consie dérant d’une manière trop générale, il ne l’analysa point avec exactitude; il ne plaça dans les fon^- , tions extérieures que les sensations et les rriouvemens; il n’envisagea point le cerveau comme le centre de ces fonctions ; il n’y fit point entrer la voix, qui est cependant un de nos grands moyens de communication avec ce qui nous entoure. Les fonctions intérieures ne furent point non plus rigoureusement analysées par lui. Il n’indiqua point leur enchaînement dans l’élaboration de la matière nutritive, que chacune travaille à son tour, si je e puis m’exprimer ainsi ; il ne montra point les carac- - tères distinctifs qui séparent la génération de toutes les autres fonctions relatives à l’individu seulement. Ausssi la distinction des fonctions intérieures et extérieures ne fut-elle présentée que comme ml aperçu général dans son Mémoire sur la nutrition* et

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comme un moyen de classification. Il 11e s’en servit point non plus pour diviser les fonctions dans ses cours, dont plusieurs manuscrits rédigés par luiraéme, circulent encore, et où il examinait l° l’ostéogénie, qui était traitée avec beaucoup de détail ; a° l’action des muscles; 3° l’action des vaisseaux, ou la circulation , etc. ; 4° la génération ; 3° l’action des organes des sens; G0 Faction du cerveau et des nerfs; 7? la digestion ; 8° la sécrétion ; 90 la respiration, etc. D’où ion voit que, comme les auteurs précédens, Grimaud entremêlait toutes les fonctions, sans les rapporter à certains chefs généraux. ,

.En réfléchissant à la division indiquée plus haut, je vis bientôt que ce n’était point seulement une de ces vues générales, un de ces grands aperçus, tels qu’il s’en présente souvent à l’homme de génie qui cultive la physiologie; mais qu’elle pouvait devenir la base invariable d’une classification mé- j thodique. Pour parvenir à cette classification, je remarquai qu’il fallait préliminairement rapporter toutes les fonctions à deux grandes classes, les unes relatives à l’individu, les autres à l’espèce.: que ces deux classes n’avaient de commun entre elles que le lien général qui unit tous les phénomènes dès corps vivans, mais qu’une foule d’attributs distinctifs les caractérisaient tellement qu’il était imposible de les séparer.

Ces deux premières classes étant rigoureusement déterminées, et leurs limites se trouvant fixées par la nature, je cherchai à trouver dans chacune des ordres également naturels: cela me fut facile dans les fonctions relatives à l’individu. En effet, l’aperçu

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^général d’Àrioste, de Buffon, etc., trouvait ici évidemment sa place: mais il fallait ne point l’offrir ■d’une manière générale; il fallait assigner avec

■ précision la nature et f enchaînement des fonctions ^propres à chaque ordre.

11!ij J’appelai vie animale l’ordre des fonctions qui s nous met en rapport ayec tes corps extérieurs; en s indiquant parla que cet ordre appartient seul aux •animaux, qu’il est de plus chez eux que dans les végétaux, et que c’est ce surplus de fonctions qui • les en distingue spécialement. Je nommai vie or-

■ panique l'ordre qui sert à la composition et à la t, décomposition habituelles de nos parties, parce iô que cette vie est commune à tous les êtres orga- S lisés, aux végétaux et aux animaux; que la seule is Condition pour en jouir, c’est l’organisation; en

■ iorte quelle forme la limite entfe les corps orga-

■ îiques et les inorganiques, comme la vie animale - ert de séparation aux deux classes que forment :r es premiers.

> , La vie animale se compose des actions des sens,

: [ui reçoivent les impressions; du cerveau, qui qes perçoit, les réfléchit et prend la volition; des > muscles volontaires et du larynx, qui exécutent t-ielle-ci; et des nerfs, qui sont les agens de la il ransmission. Le cerveau est vraiment l’organe cenral de cette vie. La digestion , la circulation , la Respiration, l’exhalation, l’absorption, les sécréions, la nutrition, la calorification, composent i vie organique, qui a le cœur pour organe prinipal et central.

IJe place ici la calorification, parce que, d’après

Akat, gss. ï. i. g

XCViij CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES.

ce que j’en dirai à l’article des systèmes capillaires, die est évidemment une fonction analogue aux sécrétions, à l’exhalation et à la nutrition. C’est véritablement une séparation du calorique combiné, de la masse du sang. C’est, si l’on veut, une sécrétion ou une exhalation de ce fluide dans toutes nos parties. Jusqu’ici je n’avais point donné cette place à la chaleur dans ma classification physiologique; mais, en réfléchissant à ce mode de production, on verra qu’elle doit l’occuper.

Les deux ordres de la première classe étant fixes, il me fut aisé d’assigner ceux de la seconde, qui sont au nombre de trois : i° fonctions relatives au sexe masculin, a0 fonctions relatives au sexe féminin, 3° fonctions relatives à l’union des deux sexes et au produit de cette union : voilà ces trois ordres.

Telle est la classification que je me formai en commençant l’enseignement physiologique : elle n’a évidemment rien de commun avec toutes celles en usage jusqu’ici dans les livres de physiologie. Or, pour peu qu’on réfléchisse à celles-ci, on verra, je crois, qu’elle leur est infiniment préférable. Observez, en effet, que chaque classe, chaque ordre ont, dans cette division, des attributs génériques et caractéristiques qui les distinguent spécialement, et qui, applicables à toutes les fonctions de l’ordre, les différencient de toutes les autres fonctions d’un autre ordre. J’ai assigné ailleurs les attributs distinctifs de la vie animale et de la viej organique; j’ai montré que les organes de l’une sont symétriques, et les autres irréguliers; qu’il y

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j| a harmonie dans les fonctions de la première, diss cordance dans celles de la seconde; que celle-ci ;• commence plus tôt et finit plus tard , etc. , etc.

, J’ai démontré que les nerfs cérébraux apparia tiennent spécialement à l’animale, que tes nerfs a des ganglions dépendent de l’organique; ce qui îe me paraît être une remarquable différence, et ce > qui m’a engagé à faire deux systèmes des nerfs, ■ que les anatomistes avaient jusqu’ici réunis en un seul. L’un, appartenant à la vie animale, est cora- 5, posé des nerfs cérébraux; l’autre, dépendant delà h vie organique, est formé des nerfs des ganglions, u ou de ce qu’on nomme communément le grand

• sympathique.

a Mais ce sont surtout les forces vitales qui carao isjtérisent spécialement l’une et l’autre vies. J’aimontré qu’un mode de sensibilité et de contractilité i appartient à la vie animale, qu’un autre mode est If le caractère de l’organique. Or, comme les proc: priétés vitales sont le principe des fonctions, il e est évident que la division de ces propriétés dé- 3 montre que celle des deux vies n’est point une e, abstraction, mais que la nature elle -même en a i* posé les limites, puisqu’elle a créé des propriétés

• particulières à chacune.

i II est impossible de se former une idée précise if des propriétés vitales, tant qu’on n’admettra pas la division que j’indique. Quelles disputes ne se sont pas élevées sur la sensibilité ! Aucune ne serait née, si on avait distingué les attributs de la sensibilité animale d’avec ceux de la sensibilité organique. Certainement on ne pourra plus désormais

C CONSIDERATIONS GÉNÉRALES

confondre, comme on Fa fait jusqu’ici, dans ur. point de vue commun, Ja faculté qu’a le cœui d’être sensible à l’abord du sang sans en trans- -mettre l’impression, et la faculté qu’ont la peau, les autrés sens, les nerfs, etc., non-seulement de sentir l’impression des corps extérieurs, mais encore de la transmettre au cerveau de manière à ce que la sensation soit perçue.

Si vous comprenez sous le nom commun d’ irritabilité, et les mouvemens des muscles qui se contractent seulement par les stimulans, et ceux des muscles cpie l’influence cérébrale met surtout en jeu , il est impossible cpie vous vous entendiez.

On a disputé pendant un siècle pour savoir si la sensibilité est la même cpie la contractilité, ou si ces deux propriétés peuvent se séparer. Chacune des deux opinions a paru avoir des bases également solides. Eh bien ! toutes les disputes disparaissent en admettant la distinction que j’ai établie entre les popfietés vitales. En effet, i° dam Ja vie animale, il est évident que la contractilité n’est point une suite nécessaire* de la sensibilité ainsi souvent les objets extérieurs font long-temps impression sur nous, et cependant les muscles volontaires restent immobiles. 2°. Au contraire dans la vie organique, jamais ces deux propriétés ne se séparent. Dans les mouvemens involontaires du cœur, de l’estomac, des intestins, etc., il y a d’abord excitation de là sensibilité organique, puis exercice de la contractilité organique sensible. De même , clans les mouvemens nécessaires aux sécrétons, aux exhalations, etc., dès cpie la sensibilité

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

CJ*

( organique a été mise en jeu, tout de suite la coni; tractilité organique insensible entre en action. C’est • donc pour mieux les étudier , pour les apprécier i avec plus d’exactitude , que , dans la vie orgait nique , je sépare de la sensibilité les deux espèces a- de contractilité. Dans l’état naturel, elles sont ina séparables. Voilà pourquoi les sympathies passives de sensibilité animale sont très-distinctes de celles i de la contractilité de même espèce, et quelles font a deux classes à part, tandis que jamais les sympa- ■: thies passives de sensibilité organique ne peuvent :c s’isoler descelles des contractilités correspondantes. On souffre sympathiquement, et on éprouve des convulsions sympathiques d’une manière isolée : ces deux choses sont presque toujours séparées. Au contraire , le sentiment et le mouvement , dans les sympathies organiques, sont inséparables.

Je pourrais, par une foule d’autres exemples, prouver que toutes les disputes , toutes les diversités d’opinions émises sur les propriétés vitales , ne dépendent uniquement que de ce qu’on n’a pas isolé celles qui président aux fonctions d’une vie, de celles qui mettent en jeu les fonctions de l’autre.

Revenons à ma division physiologique : je vais en offrir un tableau qui , en la présentant sous le même point de vue, en donnera une idée plus précise. Ce tableau comprend , i° les prolégomènes do la science , *a° l’exposé des fonctions. Dans les prolégomènes, tout se rapporte à deux grandes considérations ; d’une part à la texture organique envisagée d’une manière générale , de l’autre à la vie considérée aussi dans ses grands attributs.

CÎj CONSIDÉRÂT] ONS GÉNÉRALES.

Voilà une esquisse du plan général que j’adopte dans mes cours. Ceux qui les ont suivis y trouveront cependant quelques changemens d’une part, et diverses additions d’autre part. On pourra facilement y ranger tous les faits qui sont exposés dans cet ouvrage, si on veut les rapporter à une classification physiologique, au lieu de les distribuer dans l’ordre anatomique suivant lequel je les présente ici.

Quoique une ligne de démarcation tranchée sépare chaque ordre de fonctions, il ne faut point cependant prendre dans un sens trop rigoureux les divisions indiquées plus haut. Chaque ordre s’enchaîne avec les autres d’une manière, plus ou moins rigoureuse': par exemple , dans la première classe, quand un ordre cesse, l’autre s’anéantit bientôt. C’est ainsi que j’ai démontré ailleurs que le cœur, qui est l’agent principal de la vie organique, venant à s’interrompre, le cerveau , qui est l’organe central de la vie animale , s’interrompt tout de suite aussi, faute d’être excité, et anéantit les fonctions auxquelles H préside. C’est encore ainsi que j’ai fait voir comment ce dernier , ayant sous sa dépendance immédiate la respiration , par le diaphragme et les intercostaux, qui rèçoivent des nerfs cérébraux, a directement sous son empire la circulation, et par là toute la vie organique , qui cesse quand son action est interrompue. C’est sous ce rapport que j’ai présenté la respiration comme étant le lien véritable qui unit la vie animale à l'organique, que j’ai prouvé comment les fœtus complètement acéphales, et où rien ne remplace le

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