‹ Anatomie générale :Chapitre 12 sur 40 · ÎXXXIV CONS IDE HAT (O NS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

ÎXXXIV CONS IDE HAT (O NS GÉNÉRALES

primitif que de l’estimer par les parties où il a lieu à l'instant où l’on examine le sujet.

Dans les maladies aiguës, souvent la continuité suffit pour déterminer des symptômes divers dans les tissus qui ne sont pas affectés : la tunique péritonéale étant seule enflammée , on vomit ; on tousse, on expectore même quelquefois beaucoup , quand la plèvre seule est malade; on a le transport quand l’arachnoïde est enflammée, quoique les fonctions intellectuelles lui soient étrangères ; souvent les maladies du péricarde suffisent pour déranger le mouvement du cœur ; etc. On ne sau rait disconvenir , d'après cela , que très-souvent l’altération d’un seul des tissus d’un organe suffit pour troubler les fonctions de tous les autres; mais il n’en est pas moins le seul où se trouve la source primitive du mal.

Je passe à d’autres considérations relatives à l’influence de l’anatomie des systèmes dans les maladies.

Puisque chaque tissu organisé a une disposition partout uniforme; puisque, quelle que soit sa situation, il a la même structure, les mêmes propriétés, etc. , il est évident que ses maladies doivent être partout les mêmes. Que le tissu séreux appartienne au cerveau par l’arachnoïde , au poumon par la plèvre , au cœur par le péricarde , aux viscères gastriques par le péritoine, etc., cela est indifférent: partout il s’enflamme de la même manière; partout les hydropisies arrivent uniformément, etc. , partout il est sujet à une espèce d’éruption de petits tubercules blanchâtres, comme miliaires, dont on n’a pas , je crois , parlé , et qui cependant mérite

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une grande considération. J’ai déjà observé un assez grand nombre de fois cette éruption propre au tissu séreux, qui affecte en général une marche chronique, comme la plupart des éruptions cutanées : j’en parlerai plus bas. Quel que soit aussi l’organe que revête le tissu muqueux, ses affections portent en général le même caractère , et n’offrent point d’autres variétés que celles qui proviennent ries variétés de structure. 3’en dirai autant des tissus fibreux, cartilagineux, etc. L’auteur de la Nosographie philosophique me paraît avoir beaucoup fait pour l’art, en commençant le premier à présenter les inflammations par ordre de systèmes , et en embrassant d’un coup d’œil généra! toutes celles du même système, quels cpte soient les organes où celui-ci se trouve.

Il y a toujours deux ordres de symptômes dans les inflammations: i° ceux qui tiennent à la nature du tissu affecté; a0 ceux qui dépendent des fonctions troublées dans l’organe où il se trouve. Par exemple, le mode de douleur, la nature de la fièvre concomitante , la durée , la terminaison , etc. , sont presque les mêmes , quelle que soit la surface séreuse affectée; mais il y a de plus difficulté de respirer , toux sèche , etc., si c’est la plèvre; dévoiement, constipation, vomissement, etc., si c’est le péritoine; lésion des fonctions intellectuelles, si c’est l’arachnoïde ; pouls irrégulier , si c’est le péricarde; etc. Les premiers symptômes appartiennent à toute la classe ; les seconds sont exclusivement réservés à te! ou tel «ênre : or , ces seconds sont pour ainsi dire accessoires ; ils dépendent du voisinage du

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tissu affecté avec tel ou tel tissu. Ce sontlespremiers

qui sont surtout importa ns.

La médecine a encore de grands pas à faire dans la recherche des inflammations des divers tissus. Nous connaissons assez bien celles du cellulaire, du cutané, du séreux , du muqueux; les autres sont plus obscures. Il faut rechercher lequel est attaqué, du fibreux ou du musculaire , dans le rhumatisme: je penche à croire que c’est le premier. Tout est à connaître presque dans le cartilagineux , le synovial, l’artériel , le veineux, etc., sous le rapport des phénomènes inflammatoires.

En faisant ces recherches, il faudra établir une distinction importante que voici : c’est, i°que certains tissus, comme l’osseux, le musculaire de la vie animale, etc., sont exactement les mêmes dans tous les organes où ils se trouvent; que leurs maladies ne doivent nullement différer par conséquent; 20 que d’autres , comme le cutané , le séreux , le muqueux, etc., éprouvent, suivant les organes auxquels ils appartiennent, quelques variétés de structure et de propriétés vitales , qui y modifient nécessairement les phénomènes généraux de la classe des maladies appartenant à ces tissus ; 3° qu’enfin d’autres , comme le glanduleux , le musculaire de la vie organique, etc., sont-très-différens dans chaque organe; que leurs symptômes généraux et leur classe de maladies doivent par conséquent beaucoup diffé- i rer. Le cours de cet ouvrage prouvera ces assertions.

Après avoir montré la plupart des maladies locales comme affectant presque toujours non un organe particulier, mais un tissu quelconque dans un

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i organe, il faudrait montrer les différences quelles présentent suivant les tissus qu’elles affectent.

; Comme, dans chaque système, cet article sera traité plus ou moins longuement , je me contenterai de 1 1 l’indiquer ici.

t Nous verrons donc la douleur se modifier diffét remment dans chaque tissu suivant le mode de sensibilité qu’il a en partage. Aucun ne fait naître le i même sentiment que les autres, lorsqu’il est enflammé. Comparez la cuisson de l’érysipèle au sent timent de douleur pulsative du phlegmon , la douleur du rhumatisme à celle des glandes lymphatiques 3 1 enflammées, etc. Nous verrons aussi que le senti- . i ment de chaleur développé dans chaque tissu en- ; flammé porte un caractère particulier : ici il est âcre J et mordicant , là analogue au sentiment ordinaire 3| que fait naître le calorique, etc., etc. Il y a deux J causes générales qui font varier les symptômes dans .1 les maladies : i° la nature du tissu affecté : ainsi , .) comme je viens de le dire , l’inflammation de chacun ■. fait souffrir différemment; i° la nature de la maladie : on sait que le cancer, quel que soit le tissu s qu’il affecte, a une douleur qui lui est particulière : que les douleurs vénériennes , scorbuefi tiques, etc., portent aussi un caractère propre, qui cependant peut se modifier un peu dans chaque tissu.

Non-seulement la diversité des tissus modifie la nature des symptômes , mais elle en différencie encore la durée. Rien n’est plus vague en médecine , sous ce point de vue, que les expressions aigues et chroniques par rapport aux inflammations des di-

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cutané, etc.; examiner le mode d’inflammation, de suppuration, de gangrène, etc., propre à chacun; parler des tumeurs diverses dont ils sont susceptibles, des changemens dénaturé qu’ils éprouvent, etc. Les uns, comme le muqueux , le cutané, le séreux, le glanduleux, etc., offrent sous ce rapport , un champ vaste à l’anatomie pathologique. Les autres, comme le fibreux, le nerveux, le musculaire , etc., sont plus rarement altérés dans leur tissu. Nous verrons dans la suite que la nutrition seule se fait dans ceux-ci; que les autres , au contraire, sont de plus le siège des exhalations , des absorptions, des sécrétions, etc., fonctions qui supposent beaucoup d’énergie dans la contractilité insensible et la sensibilité organique, lesquelles président à toutes les altérations de tissu.

Après avoir ainsi indiqué les altérations propres à chaque système , quel que soit l’organe où il se trouve , il faut reprendre l’examen des maladies propres à chaque région ; examiner celles de la tête, de la poitrine , de l’abdomen et des membres, suivant la marche ordinaire. Ici se classent, i° les maladies qui peuvent affecter spécialement un organe en totalité , et non un seul de ses tissus, ce qui est assez rare ; i° les caractères particuliers à chaque portion de tel ou tel tissu : à la tête , par exemple , les caractères particuliers que prennent les maladies des surfaces séreuses dans l’arachnoïde, ceux qu’empruntent les affections des surfaces muqueuses dans la pituitaire, etc.

Cette marche est incontestablement la plus naturelle, quoique, comme dans toutes les divisions

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par lesquelles les hommes veulent asservir la naj, ture à leur conception, il y ait beaucoup de cas 5. auxquels elle ne se plie qu’avec difficulté. (1). j, Il me semble que nous sommes à une époque £ où l’anatomie pathologique doit prendre un essor ). nouveau. Cette science 11’est pas seulement celle des , dérangemens organiques qui arrivent lentement.

(1) Les progrès récens de l’anatomié pathologique ont donné lieu à de nouvelles classifications , qui , sans être tout-à— fait exemptes de l’inconvénient des rapprochemens forcés , renfer— 3 ment néanmoins des divisions utiles et fondées sur des rapports ni naturels, établis entre les diverses altérations organiques. Bayle, jj Laennec, MM. Cruveilhier et J. -F. Meckel se sont particuliè- ,, renient occupés de ce sujet.

i°. Ayant reconnu que les altérations de texture ont à peu près les mêmes caractères , quel que soit le tissu qu’elles affectent , on ! a trouvé les plus grands avantages à les réunir dans une seule et même classe. De cette manière , on évite les répétitions sans î! nombre qu’entraîne une méthode opposée ; on présente én même temps et sous un même point de vue des objets analogues , et rien n’est plus propre , comme on le sait , à bâter les progrès d’une science quelconque.

2°. La même méthode a été appliquée, quoique avec moins de succès, aux dérangemens qui 11e portent que sur les formes extérieures. Ce n’est guère que dans les vices de conformation originels qu’on peut suivre un ordre méthodique , et que cet ordre a une utilité réelle. Les dérangemens de forme accidentels se ressemblent trop peu , pour qu’il soit bien avantageux de les rapprocher les uns des autres : aussi a-t-on proposé de conserver ici l’ordre anatomique adopté par Bonet , par Morgagni et en partie par Bichat, jusqu’à ce que la science soit assez

I avancée pour qu’on puisse lui en substituer un autre.

Ou a suivi les mêmes principes , autant que possible , dans les subdivisions. La plus naturelle et la plus nombreuse est celle

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comme principes ou comme suites, clans les maladies chroniques; elle se compose de l’examen de toutes les altérations que nos parties peuvent éprouver, à quelque époque qu’on examine leurs maladies. Olez certains genres de fièvres et d’affections nerveuses, tout est presque alors , en pathologie, du ressort de celte science. Combien sont petits les

des transformations ou productions organiques que renferme la classe des altérations de texture ; elles sont caractérisées par le développement accidentel d’un nouveauvtissu dans la partie qui en est le siège. On les divise, suivant que ce tissu a quelque analogie dans l’économie ou qu’il lui est absolument étranger , en transformations organiques proprement dites , et en degenératioms ou tissus accidentels , qui n’existent que dans l’état de maladie.

J. -F. Meckel est le seul jusqu’à ce jour qui ait fait l’application de ces données à un système complet d’anatomie pathologique. Voici l’ordre qu’il a suivi dans le traité fort étendu qu’il a publié en Allemagne sur cette matière.

Il admet les deux grandes divisions dont nous avons paidé , savoir les altérations de forme et celles de texture. Parmi les premières se trouvent rangés ; i° les vices de conformation originels, subdivisés eux-mêmes , suivant qu’ils portent sur le nombre ou sur la nature des parties , en vices de quantité et vices de qualité ; 2b les d’érangemens acquis , de volume , de situation , de configuration, etc. , etc. ; ce qui comprend les luxations , les hernies , les solutions de continuité, les rétrécissemens, les dilatations , les atrophies , etc.

Les alterations de texture se rattachent à deux chefs principaux ; les uns ne changent que les propriétés physiques du tissu affecte, telles que la couleur, la densité; les autres masquent complètement son organisation. Celles-ci étant souvent le produit de F inflammation , cette affection se place naturellement ici. Le mode de réparation des organes lésés est décrit à la

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raisonnemens d’une foule de médecins grands dans l’opinion, quand on les examine, non dans leurs livres, mais sur le cadavre! La médecine fut longtemps repoussée du sein des sciences exactes : elle aura droit de leur être associée, au moins pour le diagnostic des maladies, quand on aura partout uni à la riffoureu.se observation l’examen des allé-

rations qu’éprouvent nos organes. Cette direction commence à être celle de tous les esprits raisonnables; elle sera sans doute bieiftot générale. Qu’est l’observation , si on ignore là où siège le mal? Vous auriez, pendant vingt ans, pris, du matin au soir, dès notes au lit des malades, sur les affections du coeur, du poumon, des viscères gastriques, etc., que tout ne sera pour vous que confusion dans les symptômes, qui, ne se ralliant à rien, vous

même occasion. Enfin viennent les transformations et déâ'é—

nérations proprement dites. L’auteur range encore dans les productions accidentelles les vers et les concrétions.

Nous adopterons l’ordre suivant, dans l’exposé des altérations palhologicjues de chaque système' :

i°. Altérât. d'ans les tonnes extérieures :

20 Altérât, dans l'organisation , par

Ja situation, le vo

uation. r, . .

• hypertrophie, iume : ^atrophie.

la densité, ia configuration.

inflam mations.

uUammalions. c , .

J plaies. ■

eYions mécaniq: icorps etranger».

Ir.tnsiormatrons.

dégéuêratious.

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