I OO SYSTÈME
que ces vaisseaux; 4° par la résolution des emphysèmes naturels et accidentels , dans lesquels l’air, ou du moins les principes qui le constituent, n’ont point d’autres voies pour s’échapper. Cela est manifeste quand l’emphysème dépend de la rupture d’une cellule bronchique, et quand, en faisant une très-petite ouverture à un animal, on la rebouche exactement après quelle a servi à pousser l’air dans le tissu sous-cutané, comme je m’en suis souvent assuré. 5°. Le dessèchement des ulcères extérieurs dépend des absorbans cellulaires. Souvent, dans la phthisie, les foyers se vident tout à coup, et on ne renèontre sur le sujet, qui ne tarde pas alors à mourir, que la place qu’occupait le pus ou la sanie : deux malades me sont déjà péris ainsi par une résorption presque subite, et exactement analogue à celle des ulcères extérieurs. 6°. Là où il y a le plus de tissu cellulaire, on rencontre le plus d’ absorbans et le plus de ces espèces de corps à apparence glanduleuse où se ramifient ces vaisseaux. Là où le tissu cellulaire est presque nul, comme au cerveau, on ne voit que difficilement le système absorbant, etc.
On peut donc considérer le système cellulaire comme l’origine principale des absorbans , de ceux surtout qui servent à charier la lymphe. Ces vaisseaux et les exhalans paraissent spécialement concourir à sa texture; plusieurs ont cru même qu’il en était exclusivement formée : mais on n’a sur ce point rien de fondé sur l’observation et la dissection. Nous voyons un tissu transparent, filamenteux, et rien de plus, Chaque cellule est un
CELLULAIRE
IOI
réservoir intermédiaire aux exhalans qui %’y terminent, et aux absorbans qui en naissent. Elles sont en petit ce que les poches séreuses sont en grand. On ne voit l’orifice ni des uns ni des autres vaisseaux.
Nerfs.
On voit beaucoup de nerfs parcourant le tissu cellulaire. Mais leurs filets s’y arrêtent-ils? La dissection ne montre rien là-dessus : cela vient peutêtre de ce que ces filets, blanchâtres comme ce tissu,
! ne peuvent se distinguer aussi bien à leur terminaison que les filets artériels , que leur couleur rend très-apparens lorsqu’ils sont parcourus par le sang rouge.