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braneux et vasculaire désigné communément sous le nom de membrane de Jackson. On a voulu en faire une formation pathologique; il revient à Leveuf d'avoir largement contribué à faire comprendre son origine embryonnaire.
La membrane de Jackson n'est pathologique que par les conséquences qu'elle peut entraîner et non par son origine qui est congénitale. On peut aisément comprendre que le côlon droit, non accolé, et anormalement pendu à ce ligament pariéto-colique, puisse se couder sur lui-même et donner lieu à des crises douloureuses par distension, véritable occlusion passagère que nous avons appelée : dilatation douloureuse du côlon droit.
La lame fixatrice de l'angle droit, que Buy avait considérée comme une formation secondaire acquise, produite par les frottements répétés des séreuses voisines est, elle aussi, un reliquat du diverticule droit du sac épiploïque. Dans ce cas, n'a persisté du diverticule que la portion allant du côlon transverse au côlon ascendant.
L'existence de cette lame fixatrice de l'angle droit n'est pas fréquente. Elle est tantôt lâche, tantôt courte. Sa hauteur, mesurée de son bord libre au fond de l'angle hépatique, varie de 3 à 10 centimètres, dit Buy.
Il arrive que cette lame soit assez courte et serrée pour que les deux branches de l'angle s'accolent l'une à l'autre en canons de fusil. Dans ces cas, elle peut devenir pathologique par la gêne qu'elle oppose au transit des matières dans les côlons.
Ces formations, considérées pendant longtemps sans intérêt médico-chirurgical, commencent à prendre une réelle importance depuis que l'on connaît mieux la physiologie motrice et la pathologie des côlons.
Vaisseaux du grand épiploon. — Le tablier épiploïque, malgré l'extrême minceur sous laquelle il apparaît ordinairement, présente cependant une richesse vasculaire que n'expliquerait pas la seule nécessité de nutrition de l'organe. L'important réseau qu'il contient est certainement en rapport avec le rôle de défense de la séreuse qui paraît lui être dévolu.
Sur un épiploon de grande dimension, on voit naître du cercle
antérieur de la grande courbure de l'estomac une série de longs vaisseaux qui parcourent l'épiploon et s'y résolvent en réseau.
L'artère gastro-épiploïque droite aborde le grand épiploon près de son attache à l'estomac. Elle court donc dans la lame antérieure de cet organe.
De sa convexité naissent dix à douze artères longues et fines qui descendent verticalement vers le bord libre de l'épiploon.
L'artère gastro-épiploïque gauche aborde le grand épiploon audessous du hile de la rate. Cette artère, d'un calibre généralement inférieur à la gastro-épiploïque droite, contourne l'extrémité gauche de la poche épiploïque, se dirige! vers la partie inférieure de la portion descendante de l'estomac et se termine là de deux façons différentes.
Tantôt, l'artère arrive jusqu'à la grande courbure de l'estomac et pénètre dans la paroi gastrique sans s'anastomoser en aucune façon avec la gastro-épiploïque droite, ou parfois en lui envoyant une anastomose si fine qu'elle passe inaperçue.
Tantôt, l'artère gastro-épiploïque gauche suit la grande courbure, comme il est classique de le dire, et s'anastomose à plein calibre avec la gastro-épiploïque droite, réalisant ainsi le grand cercle artériel de l'estomac.
Dans l'un et l'autre cas, la gastro-épiploïque gauche, donne, par sa convexité, trois ou quatre artérioles longues et grêles qui descendent dans la partie gauche du grand épiploon.
Ainsi donc, de l'arcade des gastro-épiploïques descendent dans le grand épiploon douze à quinze artérioles. Très souvent la première et la dernière de cette série sont plus longues que les autres et s'anastomosent entre elles ; elles forment ainsi une longue arcade le long du bord libre du grand épiploon.
Cette description, classique depuis Haller, a été confirmée par les recherches de la plupart des anatomistes. Barkow, Rossi et Cora, Leriche et Villemin, Rio-Branco donnent la même description. Dans un travail plus récent, Descomps décrit les artères du grand épiploon d'une manière quelque peu différente.
D'après ses recherches, la gastro-épiploïque droite donne une série de branches grêles, descendant dans la lame antérieure du grand épiploon. Leurs ramuscules forment un fin réseau vers le
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bord libre. La gastro-épiploïque gauche donne les artères de la lame postérieure et en particulier un long rameau à trajet concave en haut qui s'étend de l'extrémité gauche jusque vers l'extrémité droite de l'épiploon. C'est peut-être bien là le grand rameau épiploïque gauche décrit par la plupart des auteurs. La grande arcade épiploïque serait donc, d'après Descomps, contenue dans la lame postérieure du grand épiploon.
Cette richesse artérielle toute spéciale ne peut s'expliquer que par le rôle que joue le grand épiploon dans la cavité abdominale. De fait, aucun feuillet du péritoine ne présente une circulation artérielle qui puisse, même de loin, lui être comparable.
On est mal fixé sur cette fonction. On sait cependant que, dans les cas d'inflammation des organes de l'abdomen, le grand épiploon paraît se porter au-devant du foyer infecté et se disposer de façon à protéger le reste de la cavité. Ainsi le voit-on, suivant les cas, se pelotonner dans l'hypocondre droit ou gauche jusque sous le foie aussi bien que dans les flancs ou le petit bassin. Il serait bien difficile d'exposer d'une façon sûre le mécanisme de cette migration.
Les veines se disposent parallèlement aux artères et leur réunion va former les deux veines gastro-épiploïques droite et gauche. Nous ne reviendrons pas sur la terminaison de ces vaisseaux qui a déjà été exposée.
Les lymphatiques du grand épiploon n'ont pas encore été étudiés. Etant donné le rôle que nous avons dit, il est bien possible qu'ils sont abondants et se rendent aux ganglions qui accompagnent, le long de la grande courbure de l'estomac, l'arcade vasculaire gastro-épiploïque. Descomps a du reste constaté leur inflammation et leur hypertrophie dans certains cas d'épiploïtes aiguës.
Planche I. — Face antérieure de l'abdomen chez l'homme jeune 9
Planche IL — Face antérieure de l'abdomen chez la jeune femme 9
Planche III. — La forme de l'abdomen dans l'enfance 12
Planche IV. — Le cadre osseux sur lequel s'attache la paroi musculo-
aponévrotique de l'abdomen 16
Planche V.— Le muscle droit antérieur de l'abdomen (d'après Poirier). 19
Planche VI. — Le muscle grand oblique de l'abdomen 22
Planche VII .— Le muscle petit oblique de l'abdomen (d'après Poirier). 24
Planche VIII. — Les attaches internes des fibres du petit oblique nées
de l'arcade crurale. La paroi abdominale vue par derrière 25
Planche IX. — Le muscle transverse de l'abdomen (d'après Poirier,
modifié) 30
Planche X. — Les attaches du muscle transverse de l'abdomen au
niveau du rebord thoracique 30
Planche XL — La ligne blanche vue par sa face postérieure 38
Planche XII. — Coupe d'embryon passant par l'orifice ombilical au
stade de formation 48
Planche XIII. — Le fascia ombilicalis (d'après Sachs) ; le fascia ombilicalis (d'après Richetj ; l'orifice ombilical à la période de cicatrice 50
Planche XIV. — La ligne d'incision du trajet inguinal 54
Planche XV. — La paroi antérieure du canal inguinal, plan superficiel 56
Planche XVI. — La paroi postérieure du canal inguinal 56
Planche XVII. — La paroi postérieure du canal inguinal. Plan profond 58
Planche XVIII. — Coupe horizontale schématique du canal inguinal 62
Planche XIX. — Le sillon latéral de l'abdomen 66
Planche XX. — Le plan superficiel des veines. Le plan profond des
veines de la paroi abdominale 73
Planche XXI. — La paroi profonde de l'abdomen 77
Planche XXII. — Le muscle psoas iliaque et le plexus lombaire 80
Planche XXIII. — Disposition et situation des anses grêles 88
Planche XXIV. — Disposition et situation schématique des anses
grêles 88
Planche XXV. — Disposition et situation des anses grêles. Le sujet
a été durci au formol 92
Planche XXVI. — Disposition et situation des anses grêles. Le sujet a été durci au formol. C'est le même paquet intestinal grêle que celui de la figure précédente, mais vu par derrière 92
Planche XXVII. — Disposition et situation des anses grêles. Même
sujet que sur les planches XVIII, XXIV, XXV 95
Planche XXVIII. — Anomalie dans la disposition et dans la situation
des anses grêles 95
Planche XXIX. — Aspect radiologique des anses grêles, après un repas
opaque 95
Planche XXX. — Disposition schématique de l'artère mésentérique
supérieure 101
Planche XXXI. — L'artère et la veine mésentérique supérieure dans
l'ensemble de leur distribution à l'intestin grêle 104
Planche XXXII. — Le hile de l'intestin grêle 107
Planche XXXIII. — Vaisseaux de l'angle duodéno-jéjunal 109
Planche XXXIV. — Vaisseaux du début du jéjunum 111
Planche XXXV. — Vaisseau de la partie moyenne de l'iléon 111
Planche XXXVI. — La dernière anse iléale 112
Planche XXXVII. — Les vaisseaux de la dernière anse iléale 112
Planche XXXVIII. — Les côlons en place sur un sujet durci au formol 123
Planche XXXIX. — Implantation latéro-cœcale de l'appendice. Implantation sous-csecale de l'appendice. Implantation rétro-iléale de l'appendice 137
Planche XL. — Coupe horizontale du tronc passant par le bord supérieur
de la quatrième lombaire 143
Planche XLI. — Coupe horizontale du tronc passant par le bord supérieur de la cinquième lombaire 143
Planche XLII. — Dispositions différentes du côlon transverse suivant
que le thorax est large ou étroit 145
Planche XLIII. — Dispositions différentes du côlon transverse suivant
que le thorax est large ou étroit 146
Planche XL IV. — Formes différentes de la portion transverse du côlon
gauche 147
Planche XLV. — Le méso-côlon transverse. Schéma pour montrer sa
constitution 149
Planche XLVI. — Le côlon ilio-pelvien mobile et court, à type pelvien. Le côlon ilio-pelvien mobile et long, à type abdominal. Le côlon ilio-pelvien fixé 153
Planche XLVIL — La surface d'accolement du côlon descendant et
son méso 153
Planche XLVIII. — Aspect radiologique du côlon après ingestion d'un
repas opaque 160
Planche XLIX. — Aspect radiologique du côlon après ingestion d'un
repas opaque 161
Planche L. — Aspect radiologique du côlon après ingestion d'un repas
opaque 161
Planche LI. — Le côlon droit mobile, vu à l'écran 164
Planche LU. — Les artères des côlons 167
Planche LUI. — Les artères du côlon droit 171
Planche LIV. — La terminaison de la veine de l'angle droit des côlons dans le tronc de la gastro-épiploïque droite, qui a reçu la veine pancréatico-duodénale droite inférieure avant de se terminer dans la grande veine mésentérique 173
Planche LV. — Les vaisseaux du côlon gauche 174
Planche LVI. — Les veines du côlon gauche 177
Planche LVII. — Ligature d'abaissement des artères sigmoïdiennes. . . . 177
Planche LVIII. — La grande poche épiploïque 185
Planche LIX. — Les artères du grand épiploon, d'après la conception
classique. Les artères de l'épiploon, d'après Descomps 190
Planche LX. — Les artère de l'épiploon, d'après Descomps 190
CHAPITRE PREMIER. — ANATOMIE DES FORMES EXTÉRIEURES DE LA RÉGION SOUS-THORA-
GIQUE 1
Les parois de la région sous-thoracique de l'abdomen. . . 1
Caractères généraux 1
Paroi antérieure 2
Paroi latérale 4
Forme extérieure de la paroi abdominale 5
Chez l'homme. — 1° Face antérieure G
— 2° Face latérale ou flanc 9
Chez la femme. — 1° Face antérieure 10
— 2° Face latérale ou flanc 12
Chez l'enfant 13
Variations de la face extérieure de l'abdomen 13